mardi 17 octobre 2017 03:11:30

Clôture de la quatrième édition du festival international de la bande dessinée

Ambiance festive et trophées en prime

PUBLIE LE : 10-10-2011 | 0:00
D.R

C’est dans un cadre sympathique que la 4e édition du Festival international de la bande dessinée d’Alger (FIBDA), s’est clôturée samedi soir à la salle des conférences du salon, en présence de la ministre  de la Culture, Mme Khalida Toumi, de l’ambassadrice du Canada en Algérie, ainsi que de la commissaire du festival, Dalila Nadjem.

La cérémonie de clôture a été l’occasion de remettre les prix du concours international et national. Le prix de la mention spéciale du jury remis par Mahfoud Aider a été attribué ex aequo à Mé-lody Boulissiere et Aghiles Begriche. Tandis que le prix de la meilleure affiche est revenu à Youcef Ishak Idir Benali qui nous a confié : «  Je suis bien content et très heureux même d’avoir eu ce prix après un travail  qui était apprécié par les membres du jury. J’aime beaucoup la BD et je souhaite faire plus », a-t-il souligné. Quant au prix  jeune espoir scolaire (entre 12 et 15 ans), il a été attribué à Sid Ahmed Hichem, qui était fortement encouragé par le public. Pour la catégorie 16 à 18 ans, le prix a été décerné à Sabri Riad Abdoune qui, visiblement ému a déclaré : «  C’est une aventure très intéressante, fructueuse et passionnante. Je souhaite être en mesure de poursuivre dans ce domaine que j’aime beaucoup  ».  Pour ce qui est du prix des jeunes talents, remis par Harroun, le troisième prix est revenu à Oudjiane Sid Ali et Racim Bay Ben Yahia.  Le  prix  d’encouragement pour les jeunes talents a été remis à Amine Bouhizeb et Sofiane Elaskri, et le premier prix à Houria Kouza.   Ces prix ont été attribués à de jeunes lauréates, pour les encourager à persévéré dans cet art extrêmement attractif et captivant pour la frange juvénile. Cette quatrième  édition a  été marquée par un chapiteau monté spécialement pour l’exposition des œuvres des participants, dédiées aux événements du 17 octobre 1961. L’aménagement des espaces de ce lieu et la disposition intelligente des tableaux lui donnent le cachet d’un standard aux normes internationales. Agrémentée de couleurs vives, cette salle d’exposition a mis en valeur les dessins d’éminents bédéistes. Mieux, ces artistes ont organisé des ateliers sous ce chapiteau à côté de leurs œuvres. C’est donc sur place que ces créateurs de bande dessinée se sont impliqués, montrant aux visiteurs  leurs procédés et leurs techniques.
Certains travaillaient directement sur ordinateur, révélant l’adaptation de ce neuvième art aux nouvelles technologies. Il faut dire que ces ateliers se sont déplacés également à l’Ecole nationale des beaux-arts où ils ont débuté quelques jours avant le lancement de ce Festival.  
Quant à l’organisation de cet événement, il faut dire qu’un espace spécial a été réservé aux visiteurs, aux jeunes surtout, pour qu’ils puissent dessiner
Ce festival s’est clôturé dans une ambiance amicale et chaleureuse, et les participants se sont donné rendez-vous pour la prochaine édition.
Kafia AIT Allouache

Une bonne opportunité  pour les enfants
Organisé depuis 2008, le festival propose une centaine de stands de vente de bandes dessinées nouvelles et d’occasion, de dessins originaux, d'affiches, de figurines et de tout ce qui tourne autour de la BD. Au cours des quatre jours, les fans de BD ont eu l’occasion de rencontrer des auteurs nationaux et internationaux et ramener un album dédicacé. Ouvert tous les jours de 10h à 19h, le festival a proposé également un vaste programme d’animation dans l’esplanade de Riad el Fath : exposition de planches originales, clowns, con-cours de dessin…et autres jeux pour enfants.
Quel est l’intérêt porté par les enfants et leurs parents à une manifestation consacrée à la BD? Telle est la question que nous nous sommes posée, la veille de la clôture de ce festival. Pour ce fair,e nous sommes allés à la rencontre de quelques visiteurs du jour. Parmi eux Dounia, 13 ans,  accompagnée de sa mère,  et qui se dit fan de BD. Elle nous   fait part de sa grande passion pour la bande dessinée. « J’aime beaucoup les bandes dessinées. Je viens annuellement à ce festival que je trouve bien. Il nous permet d’acheter et  de découvrir de nouveaux albums, surtout les mangas que j’aime beaucoup. J’aime le dessin et je rêve de pouvoir réaliser un jour mon propre album », nous confie-t-elle. Pour sa part, sa maman nous confie qu’elle aime beaucoup la BD depuis son jeune âge et jusqu'à l’heure actuelle.
«J’aimais et j’aimerai toujours la bande dessinée. À chaque fois que j’ai l’occasion d’assister à un tel événement, j’éprouve un grand plaisir. Je trouve que c’est une excellente opportunité pour les parents mais aussi pour leurs enfants qui passent vraiment d’agréables moments. La bande dessinée nous aide à résoudre le problème de lecture chez nos enfants.  Elle apporte à nos enfants le plaisir de la lecture. Il y a une grande variété  et c’est encourageant », souligne-t-elle. Cette grande passion pour la BD est aussi évoquée  par Kheladi Amira, une adolescente,  qui aime à dire que la BD est son univers. «  Tout ce que je veux c’est dessiner pour moi-même, pour exprimer mes sensations et mes soucis quotidiens que je n’arrive pas à partager avec les autres. J’aime bien cette ambiance. Ici je trouve ce que je veux, surtout les mangas. C’est mon propre monde. Je rêve de participer à un concours de création et de réaliser mon propre album un jour », précise Amira. Sa maman éprouve aussi un grand plaisir à accompagner sa fille :  « Je trouve que, déjà, pour nous les parents, c’est un moyen de communication, surtout avec les adolescents. C’est aussi un moyen de formation et d’éducation pour nos enfants. Cela leur permet de s’améliorer sur divers aspects : la qualité des dessins, la lecture, l’écriture même…Cela les transporte dans un monde imaginaire et c’est un moyen d’expression pour leurs pensées et leurs sensations ».
La BD est un excellent outil pour impliquer le lecteur, modifier des comportements, parler de sujets complexes sans en-nuyer et sans dédramatiser des situations difficiles, voire conflictuelles. C’est aussi un moyen de distraction surtout pour les jeunes. Pour Merouane, un fonctionnaire, c’est surtout le coté convivial qui le sé-duit. « La BD pour moi est un souvenir agréable et très lointain : Lucky Luke, Zid ya Bouzid…Après les années 1980, il y a eu une grande rupture avec ce monde. Main-tenant, et depuis quelques années, on cons-tate une bonne reprise de la BD qui devient une tradition annuelle. Je trouve que la BD aborde aussi les problèmes sociopolitiques. Elle nous pousse  à réfléchir et à analyser. J’espère pouvoir transmettre cette passion à mes enfants pour leur donner aussi l’amour de la lecture. Parce que le livre est généralement repoussé par eux, alors la BD est un moyen ludique pour les amener à lire »,  relève-t-il.       K.A.A
 

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