vendredi 16 novembre 2018 07:22:36

Quelques heures seulement après l’avoir décidée : Les hospitalo-universitaires renoncent à la grève

Evoquant la pénurie de médicaments, le ministre de la Santé avertit que de sévères mesures seront prises à l'encontre de tous ceux « qui prennent en otage la santé du citoyen ».

PUBLIE LE : 08-10-2011 | 0:00
D.R

Après plus de trois heures d’une réunion houleuse, le Syndicat national des hospitalo-universitaires a décidé, jeudi, de geler la grève prévue pour aujourd’hui, quelques heures seulement après l’avoir annoncée. «Nous avons décidé d’accorder un nouvel ultimatum au ministre de la Santé », ont-ils déclaré.
Le ministre de la Santé M. Djamel Ould Abbès s’est déplacé en personne à l’hôpital Mustapha où s’est déroulée l’assemblée générale, pour y prendre part et tenter de calmer les esprits échauffés. Et il a réussi sa mission, puisque les médecins ont décidé de surseoir à leur protestation. « Nous allons donc geler notre mouvement pendant trois semaines», a en effet indiqué le Pr Nacer Djidjli, président de cette organisation syndicale. A l’issue de cette rencontre, il a été décidé d’organiser, dans 15 jours, une autre assemblée générale pour l'élargissement de la concertation avec  les assemblées locales sur la décision à prendre à ce sujet.
L’ensemble des intervenants a prôné «la sagesse» jusqu'à l'organisation du concours de résidanat et des examens prévus début novembre. Ce temps additionnel permettra aux deux parties, la tutelle et le syndicat, de réfléchir à une solution définitive à ce différend vieux de plus de deux ans. Quant aux revendications des professeurs, docents et maîtres-assistants hospitalo-universitaires, elles sont inhérentes à l'instauration des primes de contagion, de  rendement et de permanence, ainsi que le régime indemnitaire. Etant présent à cette réunion, Djamel Ould Abbès, ministre de la Santé, a rassuré les responsables du syndicat sur la prise en charge de leurs doléances inscrites dans le cadre des revendications de 43 corps, 16 statuts et 21 régimes indemnitaires relevant du secteur et soumis à la direction de la Fonction publique.
Mettant en avant les efforts consentis par son département, le ministre a affirmé être parvenu, «en l'espace d'une année, au règlement de tous les problèmes sociaux du secteur dont l'organisation  de concours ». Cet examen, précisons-le, est organisé en coordination avec le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS).
Dans la foulée, M. Ould Abbès a rappelé que 80% du corps médical a bénéficié de la prise en charge du régime indemnitaire. A cet effet, le premier responsable du département de la Santé a fixé le 31 octobre comme date butoir de la mise en œuvre du régime indemnitaire du secteur. Evoquant la pénurie enregistrée de certains médicaments, M. Ould Abbès a été catégorique avertissant que de sévères mesures seront prises à l'encontre de tous ceux « qui prennent en otage la santé du citoyen». Sur sa lancée, il a dénoncé le laisser-aller ayant engendré le dépassement de la date de péremption de certains médicaments sans qu'ils soient utilisés, le départ de certains professeurs du secteur public vers le secteur privé et les importateurs de médicaments défaillants. Ce sont les trois points auxquels le ministre compte s’atteler pour trouver des solutions opportunes.
Lors de ses récentes déclarations, il n’avait pas caché la difficulté de la tâche, mais qu’il demeure tout de même optimiste. S’exprimant dans ce sens, le Pr  Djidjli a maintes fois souligné que « quand on parle d'amélioration des conditions de travail, on exige essentiellement une solution pour la pénurie de médicaments et de consommables ». Selon lui, le problème est que ces pénuries sont cycliques et concernent des produits vitaux.
Fouad Irnatene

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions