mercredi 28 juin 2017 16:44:43

Intérêt croissant des Américains à la lutte contre le trafic de drogue en Algérie : Vers une coopération rapprochée

La venue d’agents fédéraux US en Algérie «n’est pas à écarter», a fait savoir le chef de délégation américain lors de l’atelier de réflexion qu’organise depuis hier le ministère de la Justice.

PUBLIE LE : 27-09-2011 | 19:29
D.R

La venue d’agents fédéraux US en Algérie «n’est pas à écarter», a fait savoir le chef de délégation américain lors de l’atelier de réflexion qu’organise depuis hier le ministère de la Justice.

Si, pour le moment, l’idée n’est pas à l’ordre du jour, les responsables des services sécuritaires américains peuvent venir, plus tard, participer au travail d’investigation que mènent leurs homologues algériens sur la consommation et le trafic de drogue.
 «Pourquoi pas dans l’avenir ? » nous a déclaré James Silverwood, chef de la délégation US lors l’ouverture d’un atelier organisé à Zéralda par le ministère de la Justice sur la coopération algéro-américaine dans la lutte contre la drogue. En effet, la venue d’agents fédéraux US en Algérie « n’est pas à écarter ».
Si les Etats-Unis veulent renforcer leur coopération avec l’Algérie, c’est parce que notre pays est devenu un exemple continental dans la lutte contre le phénomène du narcotrafic. Les deux pays ont, précise le responsable américain, « beaucoup de choses et d’intérêts communs. Cependant, ce n’est pas une simple formalité que de venir à bout de cette terreur ». Aussi, explique M. Silverwood, les deux Etats doivent, en même temps, «respecter les droits de l’homme et être efficaces et répressifs ». Lui emboîtant le pas, Amara Mohammed, directeur général des affaires juridiques et judiciaires au niveau de la tutelle, a affirmé de prime abord que l’Algérie et les Etats-Unis ont une caractéristique commune : c’est de leurs frontières que le mal vient.
Les barons de la drogue sont parvenus aujourd’hui à « utiliser des moyens les plus modernes », précise M. Amara. Cependant, les services locaux (gendarmerie, douanes, police scientifique… ), qui lancent une lutte sans merci contre les consommateurs mais surtout les trafiquants, ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Aux yeux de notre interlocuteur, la lutte doit être au début préventive avant qu’elle ne devienne répressive, si nécessaire.
S’agissant de la coopération bilatérale, le directeur général des affaires juridiques et judiciaires, à l’instar de M. Silverwood, estime que « celle-ci ne doit pas se résumer en conférences académiques, mais en des échanges pratiques ». Rappelons que ce colloque, qui prendra fin demain, n’est pas le premier du genre. L’Algérie et les Etats-Unis ont déjà coopéré dans le cadre de la cybercriminalité, ainsi que la corruption et le crime organisé.
Fouad Irnatene


Les chiffres effarants de la drogue   

Selon un responsable du FBI qui a assisté à l’atelier organisé par le ministère de la Justice, 400 milliards de dollars représentent les revenus annuels générés par la drogue.
Pas moins de 50 millions de consommateurs ont été répertoriés à travers les quatre coins de la planète.
Au Mexique, et ce depuis 2006 à aujourd’hui, la drogue a engendré la mort de 36 000 personnes et de 10 000 en Colombie.
90% de la cocaïne mondiale provient de Colombie.
Uniquement en 2010, les Américains ont acheté 15 milliards de dollars de cocaïne.
F. I.

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