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Projet de loi de finances 2012 : Progrès social et développement économique vont de pair

Le projet de loi de finances pour 2012 vise, donc, à accélérer le rythme de croissance et à réduire les écarts sociaux.

PUBLIE LE : 13-09-2011 | 19:33
D.R

Le projet de loi de finances pour 2012 vise, donc, à accélérer le rythme de croissance et à réduire les écarts sociaux. C’est que le progrès économique implique le développement progressif de toute la société. En Algérie, in fine, progrès politique et social devront aller de pair.

Le projet de loi de finances 2012 adopté en Conseil des ministres intervient dans une conjoncture marquée par la poursuite de la consolidation de la position financière extérieure de l'Algérie. Dans l’ensemble, ce sont les principales données économiques qui ont connu une évolution positive lors des premiers mois de l’année en cours, ce qui fait que l’économie nationale demeure solide. Et à la lumière des indicateurs monétaires et financiers de l’Algérie pour le premier semestre 2011, présentés par le gouverneur de la Banque d’Algérie, M. Mohamed Laksaci, l’on peut considérer que la crise financière semble ne pas avoir d'impact direct sur le secteur financier de l’Algérie. La consolidation de la position financière extérieure de l'Algérie s'est poursuivie, au premier semestre 2011, a-t-il affirmé. M. Laksaci en veut pour preuve le niveau « appréciable » du solde global de la balance des paiements du premier semestre 2011 qui a atteint 9,11 milliards de dollars, soit plus de 4 milliards de dollars en rythme trimestriel et la hausse enregistrée dans les réserves de change de l'Algérie, estimées à 173,91 milliards de dollars à fin juin 2011, ainsi que « le maintien du taux de change  effectif réel du dinar quasiment à son niveau d'équilibre à moyen terme ». Les indicateurs présentés par le gouverneur de la Banque d’Algérie confortent la compétitivité de l’économie nationale, et du maintien du cap du cycle de croissance, de poursuite de l’amélioration des indicateurs (hausse de la croissance, baisse du chômage et de la pauvreté et maintien des équilibres fondamentaux). A cela vient s’ajouter le renforcement de la compétitivité industrielle et la réduction des écarts sociaux. Ces indicateurs présentent un bilan largement positif et ont apporté de la visibilité. C’est à la lumière de la situation actuelle que le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika a souligné l’importance croissante de la dépense publique pour répondre aux attentes des citoyens, en valorisant l’encouragement du social, le soutien à l’emploi et l’amélioration de la relation entre contribuable et administration, tout comme il a plaidé l’accroissement  de l’attractivité de l’investissement industriel et exportateur. Le projet de loi de finances pour 2012 vise, donc, à accélérer le rythme de croissance et à réduire les écarts sociaux. C’est que le progrès économique implique le développement progressif de toute la société. En Algérie, in fine, progrès politique et social devront aller de pair. Aussi, le budget de l’Etat pour le prochain exercice prévoit des dépenses totalisant 7.428 milliards de dinars destinés à la politique sociale du pays, à l’exécution du programme quinquennal de développement ainsi qu’au soutien public à l’investissement économique.
Un soutien public d’un montant de 135 milliards de dinars est destiné au développement économique. Le gros de cette enveloppe est destiné au secteur de l’agriculture, la mise à niveau des PME et la bonification des taux d’intérêt, est-il prévu.  
Farid B.


Projet de loi de finances 2012 : Le volet social en point de mire

Aucune proposition d’augmentation de taxes n’est prévue.
1300 milliards de dinars seront consacrés aux dépenses sociales et de solidarité nationale.

Le projet de loi de finances pour l’exercice indiqué  consacre, au titre des dispositions législatives, une proposition d’augmentation de 50 % de la part de la fiscalité pétrolière allouée chaque année au Fonds de réserves des retraites mis en place en 2007 sur décision du Président de la République dans cet objectif qui consiste à sauvegarder le système national des retraites et à pérenniser le principe de solidarité. Le projet qui n’introduit aucune proposition d’augmentation de taxes inclut une série de mesures destinées à améliorer l’environnement fiscal de l’entreprise et de l’investissement en général dans le cadre des recommandations issues de la réunion de la tripartite de mai dernier. Au chapitre des détails, le budget de l’Etat pour l’exercice 2012 prévoit des dépenses totalisant 7.428 milliards  de dinars orientées vers la politique sociale du pays, à la mise en chantier du programme quinquennal de développement ainsi qu’au soutien public à l’investissement économique. Près de 3.150 milliards de dinars sont ainsi destinés au fonctionnement du service public, dont 2.850 milliards de dinars destinés aux salaires des agents de l’Etat alors que 1.300 milliards de dinars seront consacrés aux dépenses sociales et de solidarité nationale, notamment le versement des allocations familiales des travailleurs sans exclusive, y compris ceux du secteur privé, le paiement des compléments de retraites, le soutien des prix de certains produits dits stratégiques dont le lait, les céréales, les huiles, le sucre, et l’eau, le raccordement des foyers à l’électricité et au gaz, ainsi que la solidarité nationale au profit des démunis et des handicapés. Ainsi, l’Etat aura maintenu sinon consolidé les dépenses réservées à la couverture des charges sociales. Une mesure dictée par la nécessité de répondre à la demande exprimée, en nette progression du fait de l’érosion du pouvoir d’achat et de la cherté du coût de la vie mais essentiellement, à préserver la stabilité du front social, condition nécessaire au parachèvement des réformes tant au plan économique que politique. Sur un autre registre, l’aide publique à la création d’emplois, à travers la micro entreprise, ainsi qu’à l’insertion professionnelle, bénéficie de près de 180 milliards de dinars. Concernant les dépenses d’équipement, le budget de l’Etat mobilise une enveloppe de 2849 milliards de dinars en autorisations de programmes destinés à la réalisation du programme quinquennal d’investissements publics, en majorité des infrastructures à caractère social. A ce titre, le soutien public au développement économique se voit allouer, quant à lui, 135 milliards de Dinars répartis entre l’agriculture, la mise à niveau des PME et la bonification des taux d’intérêt. Sous le même chapitre, le document indique que 746 milliards de dinars sont destinés à l’habitat et à l’urbanisme, 716 milliards de Dinars  aux secteurs des transports et des travaux publics, 232 milliards de dinars affectés au secteur des ressources en eau et 168 milliards de dinars pour l’enseignement,  la formation et  la santé alors que 70 milliards de dinars sont destinés aux  Programmes communaux de développement (PCD).
D. Akila


Aisance financière et poursuite de la politique sociale et économique dans le cadre de la loi de finances 2012
Marge de manœuvre budgétaire et impératif de rationalité

La publication des données concernant le projet de loi de finances, aussi partielles soient-elles, est toujours suivie avec une grande attention aussi bien par les citoyens que par les opérateurs économiques qui souhaitent être rassurés qu’ils ne verront pas les impôts auxquels ils sont soumis s’alourdir, tout en étant à l’affût d’éventuelles dispositions favorables dans le sillage de la poursuite de l’effort de l’Etat dans le domaine de l’emploi, du logement, du soutien aux produits de première nécessité, etc. En attendant de connaître plus en détail le contenu du projet de loi de finances pour 2012, qui sera débattu prochainement au niveau de l’Assemblée populaire nationale (APN), des indications importantes apparaissent à la lumière du communiqué sanctionnant la réunion du dernier Conseil des ministres. Ainsi il apparaît clairement, au vu des dispositions portant sur les dépenses et recettes de l’Etat, que des enveloppes financières conséquentes sont allouées dans le cadre du budget de l’Etat aux dépenses d’équipement pour la troisième tranche annuelle du programme quinquennal 2010-2014, ainsi qu’aux dépenses de fonctionnement (paiement des salaires des agents de l’Etat, nouveaux postes budgétaires). Dans son exposé sur les indicateurs monétaires et financiers pour le premier semestre 2011, lundi dernier le gouverneur de la Banque d’Algérie, M. Mohamed Laksaci, relevait que « pour les pays exportateurs de pétrole de la région, l’importante épargne budgétaire et l’accroissement substantiel des réserves de change, liés au niveau élevé des prix de pétrole, offrent une marge de manœuvre appréciable ». Les recettes budgétaires provenant de la fiscalité pétrolière se sont sensiblement accrues durant le premier semestre 2011 par rapport au premier semestre de l’année passée (36,3 %) s’établissant à 2.045,2 milliards de dinars. Elles ont atteint 70,3 % des recettes budgétaires totales, contre 66,3 % au titre de l’année 2010. S’agissant des recettes hors hydrocarbures elles ont augmenté moins vite et ne représentent que 28,3 % du total des recettes budgétaires (33,6 % en 2010). M. Laksaci conclura que « sous l’angle de la couverture des dépenses budgétaires en hausse, l’amélioration de la fiscalité pétrolière au premier semestre 2011, notamment au second trimestre, contribue à la nécessaire marge de manœuvre budgétaire ». La disponibilité de ressources financières appréciables dans les caisses de l’Etat autorise la poursuite de la politique sociale et économique se traduisant par l’importance des transferts sociaux en faveur des catégories modestes, les subventions aux produits de base, les aides pour la création d’emplois et l’accès au logement notamment. Les financements sont disponibles également pour la réalisation des projets inscrits dans le programme quinquennal 2010-2014 dont l’important programme de logement (2,5 millions d’unités à l’horizon 2014). Les dépenses de l’Etat vont également à l’amélioration du climat des affaires, notamment par l’allégement de la pression fiscale, la mise à niveau, des taux d’intérêts des crédits favorables. Il va sans dire que ces mesures tendant à favoriser l’investissement et l’émergence d’entreprises performantes créatives de richesses et d’emplois ne doivent pas faire oublier l’exigence de rigueur et de rationalité. D’où la nécessité pour les responsables de veiller à la bonne utilisation des deniers publics de ne tolérer aucune négligence ou gaspillage en se rappelant de la remarque du Chef de l’Etat qui a noté que la disponibilité de ressources financières orientées vers le développement ne signifient nullement que nos moyens sont illimités ou que nous sommes à l’abri des soubresauts de l’économie mondiale.
M. BRAHIM

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