mercredi 23 octobre 2019 11:31:08

Lancement à Ouargla d'une étude pilote sur l'envenimation scorpionique

Une étude pilote sur l'envenimation scorpionique est en cours dans la wilaya de Ouargla, a indiqué hier la direction de l'hôpital Mohamed -Boudiaf de Ouargla.

PUBLIE LE : 14-08-2010 | 10:40
D.R.

Impliquant des équipes médicales (réanimateurs et généralistes) de Ouargla  et d'Alger, ainsi que des paramédicaux, cette étude s'étale de début juin à  fin août, période constituant le pic des cas de piqûres de l'insecte, et porte  sur un examen clinique, biologique, toxicologique et immunologique, mené sur  des malades directement, sachant qu'une partie des analyses se fait au centre  de toxicologie de l'Institut Pasteur d'Alger, a-t-on précisé.          
L'étude doit déboucher, selon la même source, sur beaucoup de pratique  concernant la prise en charge de l'envenimation scorpionique, une meilleure  connaissance de l'évolution de la pathologie, et une adéquation de l'aspect  préventif et de la prise en charge médicale.          
Cette étude pilote, dont une de même nature est menée simultanément  à Biskra, devra être élargie, selon ses résultats, à d'autres régions cibles  du pays, a fait savoir la direction de l'hôpital Mohamed-Boudiaf.          
L'opération vient peaufiner et parfaire le consensus de prise en charge  de l'envenimation scorpionique, document de référence actuel, lui-même couronnement  de tout un processus de prise en charge de ce type d'envenimation lancé dans  les années 1980, depuis que la pathologie a été classée par les instances de  tutelle en tant que problème de santé public, a-t-on ajouté.          
Le processus avait aussi donné lieu à l'organisation de plusieurs séminaires  spécialisés à Ouargla, Biskra et El-Oued notamment.      
"Depuis, une grande amélioration a été constatée sur le plan de la mortalité,  grâce à une meilleure prise en charge médicale, mais peut être aussi par la  nature du sérum anti-venin de scorpions qui est fabriqué en Algérie", a-t-on  fait remarquer.          
A titre d'illustration, l'évolution de la létalité de l'envenimation  scorpionique, à l'échelle nationale, est tombée de 0,45% en 1991 à 0,20%, puis  à 0,15% en 2008, selon la même source.          
Ce taux est calculé, a-t-on expliqué, sur un échantillon de 4.000 piqués/an  pour une population de 100.000 habitants pour les wilayas du Sud-est à forte  prévalence de l'envenimation due au scorpion, et de 1.000 piqués/an pour une  population de 100.000 habitants dans d'autres wilayas moins exposées.          
Le scorpion a fait, du début de l'année à fin juillet dernier, 973 victimes,  dont deux décès, dans la wilaya de Ouargla, a-t-on déploré. L'année dernière,  1289 piqûres avaient été enregistrées, entrainant 3 décès.          
La direction de l'hôpital Mohamed -Boudiaf insiste, à cette occasion,  sur l'importance du volet préventif, dans la lutte contre ce fléau, à travers  notamment la préservation permanente de l'hygiène du milieu, la généralisation  de l'éclairage public, la poursuite de l'opération de collecte des scorpions  à des fins de fabrication du sérum anti-venin, tout en appelant à l'évacuation  le plus rapidement possible des victimes vers les structures de santé.

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