lundi 21 mai 2012 08:05:14

Histoire, Patrimoine : Les deux revers de la médaille

Entre Fès et Tlemcen rien ne dissocie les deux revers de la médaille. I.Les deux villes ont grandit dans le même moule Arabo Andalous pour se retrouver dans un Maghreb aux accents follement similaires les uns aux autres.

PUBLIE LE : 29-08-2011 | 0:00
D.R

Entre Fès et Tlemcen rien ne dissocie les deux revers de la médaille. I.Les deux villes ont grandit dans le même moule Arabo Andalous pour se retrouver dans un Maghreb aux accents follement similaires les uns aux autres. Dans son nouvel habillage de ville reine de la culture Islamique, Tlemcen se substitut à sa consoeur dans un clonage artisanale marqué par mille ct une similitudes La senteur du cuir tanné, le kaftan Tlemçani et Fassi remarquablement travaillé par les mains expertes font figure de trophées glanés a travers les différentes dynasties communes ayant marqué des deux villes. Aujourd'hui, grande par sa noblesse dans  l’art de générer les plus beaux fleurons de la culture, Tlemcen nous retrace son idyllique parcours. Sous les feux d'un événement consacré à son intronisation comme capital de la culture islamique, la ville de Abou Mediene El Ghouti nous révèle ses plus beaux atours. Sa beauté chantée par les plus grands chevaliers de la poésie Haouzi, nous entraîne dans les arcanes de la vieille ville pour nous faire humer les effluves d'une tradition qui ne tarit pas d’éloges. Tlemcen, comme son nom l'indique, tient sa réputation de capital de la culture Maghrébine de par son très riche patrimoine de ses vénères Maitre Souffi, remontant à Abdelkader El Jilani, fondateur de la grande confrérie El Kadiria, elle détient une pan importante dans la mémoire collective des Tlemcenis qui continue à perpétuer le célèbre pèlerinage vers le sanctuaire de la « sainte protectrice» des pauvres Lalla Setti. Zenatas, Senhadja se sont succédés dans une logique évolutive de gestion des arts dans cette capitale. C'est enfin les princes merenides qui, sous la domination successive de Abou Hamou, et Hamou, et Youcef El Mereni que Tlemcen a connu son magnitique lustre civilisationnel de capital du Maghreb. La ville détient encore l'exclusivité du mode Haouzi par l'entremise de ses cheikhs Sidi Said El Mendaci, Ben Sahla, et El Triki qui sont allés donner la réplique à leurs pairs Maghrébins de Fès. C'est dans un Maghreb en pleine ébullition culturelle avec l'apparition du mouvement mystique de abderrahmane El Medjdoub, et Cheikh Hadi Ben Aissa que Tlemcen excella dans le développement des arts et métiers. Sidi Said El Mendaci, fut l'un des pionnier de la poésie lyrique, son disciple Abdelkader El Masmoudi , devient maître du Melhoun au Maroc. El Mendaci fut chargé dés lors par Moulay lsmaiel de s'occuper du patrimoine culturel prés de la cour. Cette reconnaissance n'en fut pas moins payante, puisque Tlemcen fut encore une fois appelée à la rescousse pour aider sa sœur jumelle Fès à retrouver ses marques. Aujourd'hui, l'histoire nous rappelle à l'ordre sur une feuille de route culturelle dont le passage obligé est celui d'une ville qui mérite tous les égards. Son statut de capital de la culture Islamique n'est que mérite eu égard à sa grandeur et ses hommes de culture qui font la une.
Mohamed Bentaleb
 

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