mercredi 13 novembre 2019 17:17:34

Répondant au vœu du PRésident Bouteflika : La fiscalité pétrolière au secours des retraités

Le secrétaire fédéral de la Fédération nationale des travailleurs retraités (Fntr), Smaïl Boukris a déploré hier, au siège national de la fédération (Place du 1er mai), que cette hausse tant attendue ne profite pas à l’ensemble des retraités.

PUBLIE LE : 25-08-2011 | 0:00
D.R

Tout en saluant les récentes décisions du président de la république M. Abdelaziz Bouteflika, concernant l’augmentation du taux de la fiscalité pétrolière participant au Fonds national des réserves des retraites, le secrétaire fédéral de la Fédération nationale des travailleurs retraités (Fntr), Smaïl Boukris a déploré hier, au siège national de la fédération (Place du 1er mai), que cette hausse tant attendue ne profite pas à l’ensemble des retraités. Après plusieurs années de blocage  le Président de la République vient de régler le problème en demandant au  gouvernement d’augmenter cette taxe pour assurer la pérennité du système des retraites et l’amélioration du pouvoir d’achat des retraités. Smaïl Boukris a expliqué que ce déblocage veut dire l’utilisation de cet argent déposé dans ce fonds estimé à 100 milliards de dinars.  Il y a lieu de préciser que la décision de  prélever 2% de la fiscalité pétrolière au profit de FNRR  remonte en fait à 2006, a rappelé M. Boukris avant d’ajouter que depuis cette date, d’importantes sommes d’argent  sont versées annuellement dans ce fonds, mais elles sont destinées aux futurs retraités. Notre interlocuteur s’est demandé alors pourquoi tous les retraités ne bénéficient pas de cet argent ?  Par ailleurs, notre interlocuteur a souligné qu’il existe  actuellement un grand écart entre les revenus perçus par les travailleurs salariés et les travailleurs retraités. « A titre de comparaison, un veilleur de nuit d’une agence CNAS perçoit, actuellement un salaire net de 41 000,00 DA. Tandis qu’un cadre moyens d’une société nationale percevait en 1997, avant sa sortie, un salaire net de 20 000,00DA », a-t-il expliqué, en ajoutant que l’évolution des pensions n’a pas suivi celle des salaires. Sait on que ces  retraités sont « sortis » à l’époque, avec des salaires de base supérieur à 4 ou 5 fois SNMG qui était, alors de 4000,00DA. Comparées au SNMG  actuel,  le secrétaire fédéral de FNTR a indiqué que « ces pensions, aujourd’hui, représentent mois de 2 fois ce salaire minimum garanti. Il n’y a pas si long temps, le prix d’achat  d’un kilogramme de viande représentait  deux heures de travail. Aujourd’hui, il faut débourser le salaire de deux journées pour ce même kilo de viande ».  Mettant  l’accent sur l’impôt de revenu global (IRG), l’orateur a relevé qu’actuellement  les retraités ont bénéficié d’une réduction de l’ordre de 20 à 80% selon l’importance de la pension. Il dira en sens que   la FNDR demande l’exonération de l’IRG pour toutes les pensions de retraites inferieures à 40 000 DA.En outre, le secrétaire fédéral de FNDR demande l’amendement  de la loi 83-12, en particulier les articles 6 ,15 et 16. Il a précisé  que la suppression de l’article 6 bis, permettra aux retraités régis par l’ordonnance 97-13 de bénéficier de la transformation de leur retraites proportionnelle et sans condition d’âge, en retraite normale à partir de l’âge de 60 ans. Concernant le rétablissement de l’article 15 dans sa mouture originale de 1983, fixant le montant de la majoration,  l’orateur a souligné que le conjoint à charge équivaut à 600 fois le montant horaire SNMG. Afin de supprimer l’injuste montant de  la pension minimum équivalant à 75% du SNMG, il a estimé  la réhabilitation de l’article 16 dans sa mouture annuelle de la pension minimum à 2300 fois le montant horaire du snmg.
Makhlouf Ait Ziane
 

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