samedi 17 novembre 2018 19:15:17

Entretien avec Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture : « La préservation de ce riche patrimoine est un devoir»

"Je trouve que chaque édition qui passe est meilleure que la précédente."

PUBLIE LE : 25-08-2011 | 0:00
D.R

Madame la ministre, que pensez-vous de cette 6e édition du festival chaâbi ?
Je trouve que chaque édition qui passe est meilleure que la précédente. D’année en année, on enregistre une grande amélioration. Je suis aussi satisfaite du nombre des wilayas participantes, ce qui témoigne que le chaâbi est un patrimoine algérien. Il ne se limite pas à Alger. Entre autres, ce qu’il faut aussi relever, c’est le nombre important des jeunes participants à cette manifestation qui prouve que ce festival trouve un large écho  auprès des jeunes qui lui ont consacré un réel intérêt. Le but de ce festival est bien déterminé dans l’encouragement et la découverte de nouveaux talents. Seulement, je souhaite que les éditions prochaines aient la même cadence,  avec un niveau plus élevé et une bonne amélioration  par rapport  aux années précédentes.

Que pouvez-vous dire à ces jeunes ?
Tous d’abord, je dois vous faire part que ces jeunes ont une grande responsabilité, qui est d’entreprendre mais aussi de préserver notre vaste, riche et lumineux patrimoine, légué par nos aïeux. C’est un devoir pour chacun de nous d’enrichir, de protéger, de défendre notre culture et notre patrimoine qui sont notre identité.

Alors que faut-il pour cela ?
En premier lieu, je dois vous dire que  le talent de ces jeunes ne suffit pas. Il faut l’accompagner par le travail. On  ne peut jamais atteindre l’évolution et la création sans un travail rigoureux et sérieux. Il faut qu’il y ait beaucoup de discipline. Il faut que nos jeunes comprennent et admettent que le travail, c’est le secret, la clé de la réussite.

Depuis que vous êtes à la tête du secteur de la culture, on remarque que vous avez déployé des efforts en direction du patrimoine. Quelles en sont les raisons ?
Tout à fait. Mais il faux quand se mette d’accord et souligner que cela entre dans le cadre d’une politique de valorisation et de consolidation de l’action culturelle dans notre pays. J’ai bien tenu à ce que chaque style de musique ait son festival, et cela sans exception. Plus que cela, on a même des festivals de la musique universelle tels que le festival de la musique  classique occidentale, le festival de jazz… Si l’on trouve qu’il y a une équipe sérieuse pour faire autre chose, ou qui propose un autre style musical, le ministère répondra toujours favorablement, parce qu’il doit accompagner les initiatives qui émergent au sein de la société.

En matière de festivité, quelles sont les projets que vous escomptez concrétiser ?
 Dans notre schéma  directeur du secteur  qui s’étale jusqu’en 2014, nous avons prévu d’organiser un festival dans chaque daïra. Il faut aussi penser à diversifier la gamme de nos festivals dans leurs différentes variétés. Mieux, inch’Allah, à l’horizon 2025, chaque commune devra avoir au moins un festival. Mais cela ne sera pas organisé par le ministère, mais par les commissariats chargés de l’organisation des festivités que nous aiderons. Si l’on veut obtenir de la qualité, il faut  veiller aux normes édictées par les spécialistes.
Propos recueillis par Kafia Ait Allouache

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