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6e édition du Festival culturel national de la chanson chaâbi : Sauvegarde du patrimoine et émergence de jeunes talents

Le coup d’envoi de la finale de la 6e édition du Festival culturel national de la chanson chaâbi version 2011 a été donné dans la soirée de mercredi dernier au TNA Mahieddine-Bachetarzi.

PUBLIE LE : 20-08-2011 | 0:00
Ph. Bilal

Le coup d’envoi de la finale de la  6e édition du Festival culturel national de la chanson chaâbi version 2011 a été donné dans la soirée de mercredi dernier au TNA Mahieddine-Bachetarzi. Institutionnalisée depuis l’année 2005 et créée à l’initiative de Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture, cette manifestation s’inscrit dans le sillage d’un large mouvement de mise en place de festivals culturels locaux et internationaux.
Cinq  éditions de ce festival destiné  à la promotion de ce genre musical,  à son renouveau,  auront permis de voir déjà près de 65 lauréats se frayer un passage remarqué et  une place prometteuse dans la scène artistique.
Cet espace de dimension nationale veut  accomplir un travail de prospection et couvrir toutes les wilayas du pays. L’objectif consiste à sortir le genre d’une espèce de «ghetto» qui le confine  dans des aires géographiques qui demeurent restreintes.
L’ambition réside globalement dans une démarche prospective et  méticuleuse de découverte des jeunes talents, de veiller à préparer le terrain et les conditions indis- pen- sables à  une émergence de nouvelles générations d’interprètes capables de relever le défi de la régénération de cet art ancestral.
Ce sont en tout cas les principales missions assignées à ce festival comme résumé de manière succincte par M. Abdelkader Bendaâmeche, en sa qualité de commissaire général de la manifestation,  lors de la cérémonie inaugurale à laquelle a pris part un  aréopage de musiciens, d’artistes, d’hom-mes de culture et de simples mélomanes.
Si  2010 a été l’année de la mise en chantier de la formation au niveau de plusieurs wilayas, 2011 se distingue par l’organisation de journées pédagogiques et didactiques, de séminaires, des master-class, prodigués aux artistes en phase de formation.  
La sélection des candidats susceptibles de décrocher les premières places et de monter sur le podium se fait par l’intermédiaire d’un jury compétent dont les critères de notation retenus pour départager les 30 postulants au sacre final, sont basés grosso modo sur  les potentialités vocales, la mémorisation du texte, la maîtrise de l’interprétation et du rythme, l’authenticité du texte et de la mélodie, la personnalité de l’interprète, sa tenue vestimentaire. Rappelons que ce jury est  présidé par un illustre serviteur  de la musique chaâbi,  en l’occurrence Hadj Boudjemaâ El-Ankis, assisté de  MM. Rezkallah Abdelkader, Toudjine Bouasria, Nacereddine Baghdadi et Tahar Ben Ahmed.
Trente candidats originaires de 18 wilayas du territoire national vont donc s’affronter en des joutes musicales dans ce festival  qui va se dérouler  du 17 au 23 août dans l’enceinte du TNA et à l’espace Fadila-Dziria qu’abrite l’Institut national supérieur de musique (l’INSM), situé avenue du 1er-Novembre à Alger. Il faut noter que les candidats jugés faibles lors de leur première prestation devant le public et le jury, se verront accorder une seconde chance de con-courir et de se rattraper.
Parallèlement à cette manifestation,  des conférences quotidiennes seront données par des chercheurs émérites au niveau de  la salle Moghari-Bokhari de l’INSM. Un triple  hommage sera rendu à la mémoire des cheikhs Abdelkader Guessoum, Abdelmalek Imansouren et Abdallah Guettaf qui nous ont quittés malheureusement. C’est une opportunité qui se présente pour témoigner une profonde reconnaissance à leur  mérite, aux efforts qu’ils ont fournis tout au long de leur carrière au service d’un art pour lequel ils se sont dévoués sans retenue. Le but du festival, c’est de veiller à consolider des traditions saines fondées sur le respect des artistes qui ont marqué de leur empreinte cet art populaire, cultiver la mémoire, forger des repères, créer des passerelles entre les anciennes générations et les nouvelles vagues des jeunes chanteurs.
La soirée inaugurale fut étrennée par un programme hors compétition. Les lauréats des éditions précédentes ont gratifié le public venu pour assister au spectacle, de chansons célèbres du répertoire chaâbi.
Charef Mohamed Reda, Bourouba Abdelhak, Youssouf Nassim Ben-Yghzer, Ait Kaci Zoheir, Zediri Mourad  ont donc séduit l’assistance en interprétant  des chants et des qacidate bien connus du public. La soirée extrêmement conviviale fut également agrémentée par deux chanteurs professionnels que sont l’inamovible Chaou Abdelkader et Lamia Bettouche, une lauréate de l’émission «Alhan Oua Chabab» en 2009.
La compétition officielle,  si tant est que le terme soit adéquat, a commencé avant-hier jeudi,  à partir de 22 heures au Théâtre national algérien Mahiedine-Bachetarzi et au théâtre de plein air Fadila-Dziria. Des prix et des récompenses pécuniaires seront attribués aux heureux lauréats à l’issue de ce festival, le 6e du genre, faut-il encore le rappeler.
M. Bouraib 

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