lundi 06 juillet 2020 18:59:13

Développement de la filière Pêche : L’octroi d’aides aux projets lié au programme du gouvernement

Le ministre de la Pêche et des Produits halieutiques, Sid Ahmed Ferroukhi affirmé lundi, qu’il n’était plus question d’accorder des aides dans le secteur de la pêche ou dans l’aquaculture sans qu’ils soient liées au programme du gouvernement visant à hisser l'intégration locale dans cette filière vitale.

PUBLIE LE : 30-06-2020 | 0:00
D.R
«Il n’est plus question d’accorder des aides ou des autorisations dans le domaine de la pêche ou dans l’aquaculture sans qu’ils soient liées au programme gouvernemental en faveur d’un cahier de charges et la volonté d’intégrer les équipements localement», a précisé le ministre dans un entretien paru lundi au quotidien Liberté. 
«Nous avons ce qu’il faut, mais il n’est plus question de fonctionner comme par le passé. Nous projetons d’internaliser nos intrants en optant pour la fabrication locale de tout le matériel de pêche, du moins pour ce qui est possible, même si dans un premier temps cela se fera à travers des partenariats internationaux», a indiqué le ministre. 
«Il nous faut absolument acquérir le savoir-faire. Cela permettra, à terme, de créer l’emploi et faire l’économie de la devise», ajoute M. Ferroukhi qui répondait à une question sur le financement du programme du secteur tracé par le gouvernement pour les cinq prochaines années.
Il s’agit aussi, selon le ministre de développer la production marine à travers des fermes en milieu marin et de l’aquaculture en optant pour un nouveau modèle.
Rappelant que l’Algérie disposait actuellement de 30 fermes d’une capacité de 10.000 tonnes, il a souligné que le secteur ambitionnait de créer 100 nouvelles fermes sur les cinq années à venir, tout en introduisant de nouvelles pratiques de pêche et arriver à une plus grande disponibilité de la production marine.
Cette disponibilité qui aura «son pesant d’or sur le plan tarifaire. Le poisson sera proposé, inéluctablement, à un prix correct», a-t-il estimé. Il est question, selon le ministre, d’aller vers la création d’un cluster à même de relier tous les acteurs pour des actions concrètes et un fonctionnement efficient».
Il, a, d’autre part, insisté sur la prise en charge des préoccupations des pêcheurs en leur offrant un climat de travail favorable et surtout une protection sociale adéquate. Revenant sur le programme de secteur, il a souligné qu’il a été lancé depuis quatre mois malgré les circonstances difficiles dues à la pandémie du coronavirus. Ce programme concerne la protection de la ressource et l’élimination des mauvaises pratiques, et ce, à travers, la modernisation de l’aspect organisationnel en plus de la sensibilisation et la répression. Selon le ministre, la production qui est de 100.000 tonnes par an pourra passer à 150.000 durant les cinq prochaines années.
D’autre part, le secteur mise sur l’exploitation d’une autre ressource au large qui n’est pas assez exploitée qui concerne les espèces passagères à l’exemple de l’espadon, de la bonite ou encore du thon obèse. 
Il s’agit aussi de valoriser les activités existantes, en introduisant de nouvelles mesures à l’exemple de l’élargissement des pratiques de pêche dans des zones extraterritoriales en passant des accords avec d’autres pays.
«En d’autres termes, nous allons accompagner à travers des accords d’Etat à Etat une activité privée. Cela suppose une flottille adéquate sur ce chapitre», ajoute le ministre.
Dans ce cadre, un premier thonier de 35 mètres est en voie de réalisation dans un chantier navale privé à Zemmouri, selon le ministre. 
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