vendredi 22 novembre 2019 12:26:42

Sit-in des familles des otages du MV Blida : 227 jours de calvaire

Les familles des otages des marins du MV Blida ont tenu un sit-in, hier matin, à la place Émir-Abdelkader. Elles implorent ceux qui ne peuvent rien faire de prier pour leurs frères qui sont détenus en otage dans l'océan Indien, quelque part en Somalie, depuis 227 jours.

PUBLIE LE : 15-08-2011 | 0:00
D.R

Les familles des otages des marins du MV Blida ont tenu un sit-in, hier matin, à la place Émir-Abdelkader. Elles implorent ceux qui ne peuvent rien faire de prier pour leurs frères qui sont détenus en otage dans l'océan Indien,  quelque part en Somalie, depuis 227 jours.

Les familles des dix-sept otages algériens, détenus par les pirates somaliens dans le MV Blida, n’arrivent pas à voir le bout du tunnel et ne savent pas, après 227 jours de la prise d’assaut du navire, quoi  faire pour revoir leurs proches sains et saufs. Ce qui est sûr, c’est qu’elles ne comptent pas baisser les bras.  Elles se sont, une nouvelle fois, rassemblées dans la matinée d’hier à la place Émir-Abdelkader. C’est le quatrième sit-in en ce mois béni. Une énième action qui démontre que la mobilisation de ces familles n’est pas près de baisser, et ce jusqu'à la libération de leurs proches. Epouses, sœurs, mères, frères et enfants se sont rassemblés pour crier leur douleur. L’objectif recherché est de sensibiliser pour trouver une solution, afin de libérer leurs proches et de mettre fin à leur calvaire. Elles tenaient quelques banderoles, sur lesquelles on pouvait lire divers appels : «Dix-sept marins algériens passent le mois du Ramadhan en Somalie, le pays de la famine», proclame une banderole étalée, «Libérez nos enfants, nos maris, nos frères et nos pères», «Sauvez les enfants de l’Algérie». Mme Kahli, sœur d’un otage, nous précise que le P-DG de l’International Bulk Carriers (IBC) a pris contact avec elle l’informant que «les négociations sont avancées». Les larmes aux yeux, l’épouse d’un autre otage raconte les difficultés matérielles dans lesquelles elle se trouve depuis la prise en otage de son mari. «Ils nous donnent 60% de la paie de nos maris», ce qui est, de son avis, insuffisant pour subvenir à leurs besoins. Les familles des otages demandent, enfin, à tous ceux qui sont dans l’incapacité de les aider de prier pour leurs frères qui sont capturés depuis 1er janvier 2011.
Sihem Oubraham
 

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