lundi 06 juillet 2020 19:06:01

Commentaire : L’ambition agricole

Lors de son entrevue périodique avec les médias nationaux, le président de la République a salué les efforts des agriculteurs qui ont permis d’engranger 25 milliards de dollars. «Pendant une certaine période, on n’a rien importé et on a maîtrisé les prix», a-t-il souligné.

PUBLIE LE : 15-06-2020 | 0:00
D.R

Lors de son entrevue périodique avec les médias nationaux, le président de la République a salué les efforts des agriculteurs qui ont permis d’engranger 25 milliards de dollars. «Pendant une certaine période, on n’a rien importé et on a maîtrisé les prix», a-t-il souligné. C’est un résultat prometteur qui milite pour une redynamisation des potentialités agricoles, à travers la relance du secteur agricole en partenariat avec des investisseurs nationaux et étrangers.
L’ambition est légitime pour faire de ce secteur un pilier du développement. C’est un secteur névralgique en mesure de générer une forte valeur ajoutée. L’abandon d’un modèle économique fortement dépendant des revenus des hydrocarbures et de la mono-exportation est un impératif d’une extrême urgence. L’Algérie ne peut plus s’accommoder d’un financement de la ration alimentaire de nos concitoyens dépendant d’un marché mondial des hydrocarbures dont les règles de fonctionnement sont dictées par d’autres acteurs qui le dominent ou de facteurs exogènes (croissance mondiale, géopolitique de l’énergie… )  sur lesquels  notre pays n’a pas de contrôle. La sécurité alimentaire de l’Algérie dépend grandement du secteur agricole, mais aussi des performances globales de notre économie, dont la diversification constitue la pierre angulaire de son décollage définitif. Une économie moderne basée sur des technologies à hautes qualifications, sur des entreprises et des services créant des richesses durables et un potentiel de ressources financières, matérielles et humaines rationnellement exploitées. Les défis qui se posent à notre agriculture sont identifiés : ils touchent à l’amélioration de la productivité des terres et du travail agricole, à des facteurs de compétitivité et d’exportations de produits agricoles, au renforcement des modes d’organisation des producteurs, à l’adaptation du secteur aux changements climatiques. Il y a lieu de soutenir la recherche agronomique, peu sollicitée jusqu’à présent. La part des dépenses de recherche dans le PIB national demeure en dessous des normes universellement admises. Le secteur des industries agroalimentaires devra être renforcé, car il contribue à l’approvisionnement du marché en produits qui constituent la base du système alimentaire et nutritionnel de notre population. La création du ministère délégué à l’Agriculture saharienne et de montagne est une décision utile, dans la mesure où l’essor de l’agriculture dans ces vastes zones contribuera à la réduction drastique de la facture des importations alimentaires. Des régions immenses qui peuvent satisfaire les besoins nationaux en divers produits agricoles en grandes quantités. De nombreuses expériences-pilotes le prouvent quotidiennement. Devant l’émergence de crises planétaires alimentaires, financières mondiales, l’instabilité des marchés agricoles mondiaux, devant les risques d’une concurrence de plus en plus féroce, la promotion de notre potentiel agricole est plus qu’une nécessité, c’est un devoir vital.
M. Bouraib
 

  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions