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Nabil Ferguenis, syndicaliste du secteur de l’éducation nationale : «Difficile d’organiser la rentrée scolaire en octobre»

Le syndicaliste Nabil Ferguenis, a appelé hier, dans une déclaration accordée à El Moudjahid, le ministère de l'Éducation nationale à revoir sa décision d'organiser la rentrée scolaire le mois d’octobre prochain, estimant que les directions de l'éducation au niveau national n’auront pas suffisamment le temps pour préparer au mieux et correctement les fiches de la rentrée.

PUBLIE LE : 05-06-2020 | 23:00

Le syndicaliste Nabil Ferguenis, a appelé hier, dans une déclaration accordée à El Moudjahid, le ministère de l'Éducation nationale à revoir sa décision d'organiser la  rentrée scolaire le mois d’octobre prochain, estimant que les directions de l'éducation au niveau national n’auront pas suffisamment le temps pour préparer au mieux et correctement les fiches de la rentrée. «Elles seront occupées par les examens de fin d’année qui nécessitent au moins un mois entre déroulement et annonce des résultats», a-t-il argué. Le syndicaliste du secteur de l’éducation nationale s'attend à une rentrée «catastrophique» si le département d’Ouadjaout n'agit pas d'urgence pour «rattraper» et «corriger» certains dysfonctionnements qui pourraient plonger le secteur dans l’anarchie. «La situation sera difficile car nous ne savons pas quand la pandémie du Covid-19 prendra fin. De plus, les établissements d'enseignement n'ont pas les moyens de prévention nécessaires pour accueillir les élèves, notamment les masques. Si la France a annulé l’examen du baccalauréat, c’est parce qu'elle n'a pas les moyens de passer les examens, étant donné que la maladie se propage toujours. J’espère que le ministère revoie sa décision, notamment en ce qui concerne l’examen du BEM. C’est dans l'intérêt de l'étudiant», a-t-il expliqué. Ferguenis a appelé par ailleurs à associer tous les acteurs du secteur dans toute prise de décision afin de proposer de «meilleures» solutions pour que le secteur puisse aller de l'avant et sortir du cercle vicieux dans lequel il se trouve aujourd’hui. «Plusieurs acteurs pédagogiques tels que les inspecteurs de l’éducation et les responsables des établissements scolaires n’ont pas été consultés ou associés aux consultations sur le maintien du BEM et l’organisation du Bac. Le ministère n’a fait appel qu'aux partenaires sociaux et associations des parents d’élèves», a-t-il regretté, considérant que le maintien de l'examen du brevet d'enseignement moyen engendrera des résultats «catastrophiques» non seulement pour les élèves mais pour tout le secteur. Et d’enchaîner : «Nous aurions souhaité qu’il soit annulé afin que tout le monde se concentre sur la préparation de la prochaine rentrée des classes dans des conditions normales. La décision d'organiser deux examens décisifs en deux semaines, constituera un risque pour la stabilité du secteur, ce qui démontre que les priorités des responsables du secteur sont d’ordre administratif plutôt que d’ordre pédagogique».
En ce qui concerne l'examen du baccalauréat, le syndicaliste a appelé à saisir cette occasion pour opérer un changement «radical» sur la méthode dont il est organisé et suggéré à cet effet le recours à la fiche de synthèse qui rétablit la stabilité et la discipline dans les établissements d’enseignement secondaires. «Ceci nécessite toutefois l’annulation du BEM et d’accorder plus d'attention au Bac afin que la prochaine rentrée scolaire soit plus flexible et plus facile», a-t-il relevé.
Au sujet de la subvention scolaire, le syndicaliste a plaidé pour que les autorités fixent un plafond du salaire pour ceux qui peuvent en bénéficier et souligné que certaines écoles la fixaient à 18.000 DA et d’autres à 20.000 DA, affirmant que toute ces écoles relèvent de la même direction de l’éducation. «Ceci a mené les parents d’élèves à se demander sur les raisons de cette distinction d'un établissement à un autre, et d'une direction à une l'autre», a-t-il signalé.
Ce constat a mené le syndicaliste à interpeller les pouvoirs publics afin d’intervenir et mettre fin à cette situation. «Nous souhaitons que la subvention soit accordée à tous, sans conditions ni restrictions, notamment en cette conjoncture particulière que traverse l’Algérie où tous les travailleurs y compris ceux qui reçoivent un salaire de 60.000 DA ou 70.000 DA du fait de la cherté de la vie et de la détérioration du pouvoir d'achat de la majorité écrasante des citoyens», a proposé Ferguenis
Salima Ettouahria

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