lundi 06 juillet 2020 19:33:33

Découverte d'un centre de torture à Bechar-Djedid : Un autre lieu de mémoire

Un centre de torture a été récemment découvert à Bechar Djedid et vient s’ajouter aux nombreux lieux vestiges, camps et centres de tortures datant de la période coloniale française, que compte la wilaya de Bechar et qui sera transformé en lieu de mémoire.

PUBLIE LE : 01-06-2020 | 0:00
D.R
Ces sinistres endroits étaient des hauts lieux de pratiques inhumaines de la torture et d’atteinte aux droits les plus élémentaires de l’homme, et surtout des algériens de l’époque, selon des témoignages vivants de moudjahidine.
Parmi ces centres de torture, celui découvert récemment par M. Kdellaci Djilali (86ans), dans la cave de son habitation au quartier populaire de Bechar-Djedid au sud de la ville de Bechar.
 
Cette cave, qui était en réalité un centre de torture qui s'étend sur plus de 150 m2 dont, des fouilles plus approfondies seront entamées dès la fin de la pandémie du Covid-19 ,est un lieu dédié à la torture des militants du mouvement national, notamment durant les sept (7) années de la guerre d’indépendance du pays, selon les témoignages des Moudjahidines Meknassi Mebrouk et Bouanini Lamari.
Dissimulé dans une zone d’habitation, le centre pouvait contenir plus de 40 détenus entassés les uns aux autres dans des conditions inhumaines et affreuses, où le sinistre Perez, membre d’un détachement de la gendarmerie coloniale, s’adonnait à des pratiques sauvages et inhumaines sur des femmes et des hommes qui militaient  pour l’indépendance du pays au sein des structures politico-militaires du front de libération national de la zone huit (8) de la wilaya historique 5, selon les deux Moudjahids, eux aussi ayant été soumis à la torture durant l’année 1956.
 
L’association Mechaâl-Echahid, a été la première à alerter les autorités locales et le secteur des moudjahidine qui a proposé, par le biais de son responsable local Mohamed Benayad, de faire de ce centre un musée témoignant des horreurs et des massacres des populations de la région par la France coloniale.
 
«L’association a engagé des démarches en vue de la réhabilitation de ce sinistre lieu et de son intégration au musée local du Moudjahid, dans le but de la sauvegarde de la mémoire algérienne et des différentes phases des luttes politiques et militaires du peuple algérien», a-t-il ajouté. Ce centre, tout comme la caserne des dispositifs opérationnels de protection (DOP) à l’entrée nord du même quartier populaire de Bechar-Djedid, étaient des lieux où rares ont été les militants de la cause nationales à en sortir vivants, à cause des affres et sauvageries des tortionnaires des différents corps de l’armée, gendarmerie et police coloniales, rappelle M.Benayad.           
 
Ce centre de torture sera, dès la fin de la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19), transformé en lieu de mémoire pour la pérennisation de la lutte du peuple algérien pour sa juste cause, de même qu’il sera un témoin des sacrifices consentis par les martyrs et moudjahidines de la zone huit (8), de la wilaya 5 historique, signale, pour sa part, le responsable local de la direction des Moudjahidine, Mohamed Kamel Bakhti. 
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