lundi 06 juillet 2020 19:30:57

Documentaire sur le Hirak : Le Washington Times avait prédit une riposte de médias dérangés par la démarche du président

Le documentaire sur le Hirak, diffusé mardi dernier par des chaînes de télévision publiques françaises, était «prévisible», selon le Washington Times qui a prédit une «riposte» de puissants groupes médiatiques «dérangés» par la démarche du Président Tebboune.

PUBLIE LE : 31-05-2020 | 0:00
D.R

Le documentaire sur le Hirak, diffusé mardi dernier par des chaînes de télévision publiques françaises, était «prévisible», selon le Washington Times qui a prédit une «riposte» de puissants groupes médiatiques «dérangés» par la démarche du Président Tebboune.

Dans une récente parution louant les actions entreprises par le président de la République Abdelmadjid Tebboune, pour faire face aux crises multiformes induites par la situation sanitaire en cours, le Washington Times avait mis l’accent sur une probable «riposte» de puissants groupes médiatiques et de centres d’intérêts «dérangés» par la démarche du Président.
Le journal américain n’a pas hésité à qualifier de courageuses les réformes économiques et constitutionnelles entreprises par l'Algérie, un modèle, écrivait-il alors, qui permettra au pays de sortir ainsi plus fort de la crise, mais ces réformes finiraient fatalement par déranger et faire réagir.
Ces prévisions n’ont pas tardé à se concrétiser. Au nom de la liberté d’expression, deux documentaires sur le hirak en Algérie, diffusés simultanément mardi soir sur deux chaînes de grande audience, France 5 et LCP, ont offert «des images réductrices et mal venues de la réalité algérienne, dans l’objectif évident de discréditer les dirigeants du pays». Ces documentaires ont suscité un vaste mouvement de réprobation et d'indignation des Algériens sur les réseaux sociaux, au point que des professionnels des médias ont assimilé la campagne médiatique annonçant sa diffusion à «une montagne qui a finalement accouché d'une souris».
La production revêt un caractère «provocateur» et des relents de la «France nostalgique», ont estimé des universitaires et des experts qui mettent en garde contre «les dessous» non avoués de cette production.

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Le SNAPAP et le PAVD dénoncent

Les documentaires sur le hirak, diffusés par France 5 TV et la chaîne parlementaire LCP, n’en finissent pas de susciter condamnation et indignation. Formations politiques et organisations de la société civile sont unanimes à dénoncer son caractère outrageux.
Le Syndicat national autonome des personnels de l'administration publique (SNAPAP) a estimé que cette «attaque sordide», lancée par certains médias français contre l'Algérie, vise à créer la confusion et la discorde parmi le peuple dans le but de pouvoir préserver certains intérêts. «Ces pratiques, basses et condamnables, utilisées comme moyen de pression n’ont de cesse de se multiplier depuis que notre pays s’est résolument tourné vers la voie du changement et de la démocratie à laquelle a toujours appelé le peuple. Il est évident que la France officielle ne souhaite pas la stabilité de l'Algérie, son autonomie dans la prise des décision et son retour parmi le concert des nations, désirant toujours avoir la mainmise sur toute les décisions stratégiques relevant de notre souveraineté», assure le SNAPAP, qui considère que le pays fait peur à certains.
De son côté, le Parti algérien vert pour le développement (PAVD) dénonce avec force ce qu’il qualifie de campagne haineuse qui vise l’Algérie, ses institutions et son peuple, et s’indigne des contre-vérités contenues dans ce documentaire. «Il restera toujours des parties bien connues des Algériens qui ne veulent pas admettre que l’Algérie est sur le bon chemin. Une Algérie nouvelle qui aspire à traduire sur le terrain le changement opéré depuis le 22 février 2019, date du début du hirak béni», explique un communiqué de la formation que préside Ali Amara.
Le PAVD y voit clairement une déstabilisation programmée et déplore le prétexte de la liberté d’expression pour attaquer l’Algérie et ses institutions, notamment l’Armée nationale populaire qui a accompagné tout au long de 54 semaines le hirak algérien sans qu’une goutte de sang ne soit versée.
«C’est la raison pour laquelle les ennemis de l’Algérie ne veulent pas se mettre à l’écart. Ils aspirent toujours à contrôler notre pays et à dicter leur sale besogne, mais qu’ils sachent qu’ils n’arriveront jamais à atteindre leurs desseins machiavéliques. L’Algérie, État et peuple, saura se mettre comme un seul homme pour y faire barrage», conclut le communiqué des écologistes.
S. A. M.
 

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