mardi 02 juin 2020 08:27:25

Conjoncture : Les leviers de la bonne gouvernance

Aux facteurs de vulnérabilité de notre économie, «il faut ajouter des caractéristiques intrinsèques de rigidités institutionnelles qui bloquent souvent la dynamique économique (acte d’investir, relations avec les administrations économiques, autorisations multiples et inutiles, le système bancaire… ), souligne le professeur et analyste en économie, Mohamed Cherif Belmihoub.

PUBLIE LE : 23-05-2020 | 0:00
D.R
 Et c’est «la nouvelle gouvernance qui doit traiter ces problèmes tout simplement», insiste-t-il. En fait, il est évident qu’une politique économique qui n’est pas accompagnée par des outils de facilitation, de régulation et de management ne peut être menée efficacement. S’il est clair aujourd’hui que le fonctionnement des instruments de mise en œuvre des stratégies, économiques dans ce cas, est appelé à être revu, il est aussi certain que l’évaluation des politiques publiques devra être renforcée pour une approche de résultats. Aussi, la nouvelle gouvernance économique doit être en mesure de saisir les enjeux de l’étape et les défis qu’elle comporte pour l’économie du pays, au plan interne, mais aussi externe au regard des mutations attendues aussi bien au plan économique que politique. Aussi, trois leviers au moins doivent constituer l’assise de la nouvelle gouvernance, selon l’économiste M. C. Belmihoub, à savoir «une administration consciente des enjeux de l’économie mondiale et capable de produire des politiques et des instruments à même de permettre aux agents économiques de se hisser au niveau de ces enjeux. Un système financier qui irrigue l’économie, une université capable d’anticiper l’avenir et de faire la pédagogie de la décision sur le long terme pour atténuer les attitudes de méfiance, de défiance et d’expliquer les enjeux du monde économique». La nouvelle gouvernance, qui devra ainsi guider les actions et surtout les comportements, devra justement prendre en charge l’ensemble des aspects négatifs qui ont jusque-là nuit à notre économie pour charrier cette dernière aux chaînes de valeur mondiales. Et c’est seulement lorsqu’il y a «accord sur les enjeux et les défis», qu’on peut parler «des préconisations et agencements institutionnels de la nouvelle gouvernance et reproduire la même gouvernance sans nous en rendre compte», soutient le professeur Belmihoub. En conséquence, la crise actuelle, à travers ses enseignements, doit constituer l’occasion pour notre pays de se repositionner dans le contexte économique mondial, et construire sa propre stratégie de sortie de crise et de la dépendance des hydrocarbures. Aujourd’hui, la mobilisation doit être surtout entière pour aider le pays à surmonter la situation actuelle, et œuvrer à l’émergence de l’Algérie nouvelle basée sur les valeurs, pratiques et comportements de bonne gouvernance. 
D. Akila
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