mardi 02 juin 2020 10:34:45

Création de l’Office national de l’agriculture saharienne : Approbation du projet de décret

L’agriculture saharienne fait son petit bonhomme de chemin.

PUBLIE LE : 23-05-2020 | 0:00
D.R
Doucement, mais sûrement. Le département de l’Agriculture a annoncé, jeudi dans un communiqué publié sur sa page Facebook, l'approbation d'un projet de décret exécutif portant création de l’Office national de l'agriculture saharienne, qui sera soumis au Secrétariat général du gouvernement (SGG). 
 
M. Omari, premier responsable de l’agriculture, a relevé l'importance de «doter cet office des mécanismes nécessaires lui permettant d'accomplir, convenablement, les missions qui lui sont dévolues». Aujourd’hui, un constat unanime vient chasser l’image d’Epinal du désert, et les agriculteurs dans cette région ne cessent d’épater par des prouesses extraordinaires. Tout pousse au Sahara, il suffit que la volonté et les moyens soient de mise.
 
Des études permettant d’identifier quelque 250.000 hectares de terre déjà identifiés au niveau de sept wilayas et que des périmètres y ont été validés pour y développer, entre autres, des cultures de céréales, de betterave sucrière et d’espèces oléagineuses, à l’exemple du soja, du colza et de l’arachide. À ce sujet, Akli Moussouni, expert agronome, souligne que dans son sous-sol, le Sahara «cache l’un des plus grand réservoirs d’eau douce connu sous le nom de l’Albien, presque non renouvelable, mais dont la répartition spatiale ne coïncide pas vraiment avec la répartition des sols».
 
L’autre handicap, soutient-il, est qu’ «une partie importante de ces réserves d’eau aquifères est saumâtre, donc inutilisable à la longue». À ses yeux, l’agriculture saharienne «n’est pas une alternative, mais c’est une opportunité à exploiter à travers des exploitations modulaires dont la taille et la vocation ne peuvent être déterminées qu’en fonction de l’expertise du contexte naturel de ces zones dont la priorité doit être accordée aux cultures sahariennes, plus compétitives dans tous les cas de figure, en étant dans leur royaume naturel». Cette effervescence qui marque ce secteur se traduit par des projets et non des moindres.
 
Un exemple parmi tant d’autres : la société d’investissement dans le bâtiment et l’agriculture «Atlas» a présenté un projet intégré dans l’agriculture saharienne visant à produire du blé tendre, de la betterave, du tournesol et du maïs. Le projet d’investissement dans l’agriculture saharienne a été réalisé dans la région de Kaci-Touil, dans la wilaya d’Ouargla.
 
La société est en phase d’effectuer d’autres expériences, telles que la production de coton et de canne à sucre. Rappelons que le Président Tebboune avait indiqué que notre agriculture saharienne peut aisément répondre aux besoins du pays, et en pétrole et en sucre à titre d’exemple, ce qui va contribuer à la réduction considérable de la facture d’importation des produits alimentaires. Dans ce contexte, il avait souligné que le ministère de l’Agriculture et du Développement rural s’emploie actuellement à développer la culture des céréales dans les régions du Sud, afin de réduire les importations du pays de cette denrée stratégique de 20 à 30 pour cent, précisant d’ailleurs que c’est un objectif qui va effectivement être réalisé d’ici la fin de l’année en cours. 
À noter également que le Conseil des ministres, tenu le 3 mai en cours, avait décidé de créer un Office national de l'agriculture saharienne, dont la mission principale est de développer l’agro-industrie. 
Fouad Irnatene
 
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