samedi 19 septembre 2020 13:24:15

Au fil du temps : Une mesure salvatrice

Interrogation demeurée pendante, mais qui sonnait déjà comme une réponse : faut-il envisager le port obligatoire du masque de protection face à une pandémie — celle du COVID-19 — qui tend à s’installer durablement tant dans notre pays que sous d’autres cieux ?

PUBLIE LE : 22-05-2020 | 23:00
D.R
Il est un élément qui tout au moins peut nous renseigner tant sur la manière dont est appréhendée cette pandémie chez nous que sur le degré de conscience affiché par nombre de nos concitoyens. Et cet élément, c’est l’expérience effectuée en ce mardi après-midi (de 13h à 15h en l’occurrence) sur un itinéraire algérois qui va -à pied- du square Port-Saïd à la cathédrale du Sacré-Cœur et ce, en passant par la rue Ben-M’Hidi, la place Maurice-Audin et la rue Didouche-Mourad : sur la trentaine de passants aperçus chaque fois en de nombreux points d’arrêt, seulement, en moyenne, portaient un masque de protection. Sur cet échantillon non représentatif de toute la population il est vrai, à peine deux personnes portaient le masque de façon correcte, la troisième l’arborant sous le nez ou carrément sous le menton, ce qui équivaut à ne pas le porter du tout.  
 
Autrement dit à peine le dixième des passants croisés au centre-ville observent la mesure. Les autres passants donnaient la nette impression de ne pas s’en soucier du tout. Dans d’autres quartiers traversés au cours de la marche, comme celui situé entre l’avenue Pasteur et la rue Dr Saâdane, après avoir effectué une rotation de 360 degré, on a pu noter que personne ne portait de masque. Ce qui n’empêchait nullement les uns et les autres de discuter entre eux de façon très rapprochée, de se serrer la main quelquefois ; à telle enseigne, d’ailleurs, que l’on se demandait, par moments, si ce n’était pas nous, la fausse note dans ce tableau hors normes…
 
Les seuls espaces où l’on a pu noter que les gens respectaient le port du masque sont les quelques rares commerces ouverts, les grandes surfaces telles Promy à la rue Ben-M’Hidi et les administrations telles les agences CNAS et CCP. Réflexion faite, on s’était demandé si les choses allaient demeurer ainsi, mais il y a eu du nouveau depuis peu avec l’annonce de mesures préventives telles que l’instauration d’ un couvre-feu de 13 h à 7 h du matin et surtout  l’interdiction de se rendre dans les cimetières et de circuler en véhicule durant les deux jours de l’Aïd-el-Fitr, le port du masque devenant obligatoire à partir du premier jour. 
 
Pour tout dire, lorsqu’on constate le manque de maturité observé chez nombre de nos concitoyens, particulièrement dans leur attitude suicidaire face à la pandémie, on est en droit de s’inquiéter légitimement quant à la santé de tous, et de se demander, par-la même, s’il n’y aurait pas lieu de procéder de façon encore plus volontariste, autrement dit en instaurant carrément le port obligatoire du masque de protection dans la rue ou dans les lieux publics, faute de quoi il ne faudrait pas hésiter à verbaliser comme ce fut le cas pour la ceinture obligatoire dans les véhicules. Tout cela, bien entendu, dans la mesure où le masque en question est  disponible -en quantités suffisantes et à des prix abordables- à l’échelle nationale. 
K. B.
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