mardi 02 juin 2020 10:29:41

17e anniversaire du séisme de Boumerdès : La pandémie empêche le relogement

Le 17e anniversaire du séisme, qui a ébranlé Boumerdès un tristement inoubliable soir du 21 mai 2003, intervient, cette année dans la wilaya, dans une conjoncture sanitaire exceptionnelle, la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19), à l’origine de la suspension des projets de logements en son sein.

PUBLIE LE : 21-05-2020 | 0:00
D.R

Le 17e anniversaire du séisme, qui a ébranlé Boumerdès un tristement inoubliable soir du 21 mai 2003, intervient, cette année dans la wilaya, dans une conjoncture sanitaire exceptionnelle, la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19), à l’origine de la suspension des projets de logements en son sein.  Un fait qui prive les résidents des chalets de bénéficier d’opérations de relogement, généralement organisées à pareille période de l’année à leur profit.

Un calme plat règne au niveau des sites d’implantation des derniers stigmates de ce séisme dévastateur (chalets), au même titre que dans toute la wilaya, soumise au confinement sanitaire visant à endiguer cette pandémie, qui a réduit au silence les résidents des chalets, pourtant habitués à exprimer leur revendication d’un logement décent, à cette date-anniversaire.
Du site des 1.077 chalets de Corso (au nord), jusqu’à celui des 1.138 chalets de Zemmouri (à l’est), toutes les conversations tournent autour de cette pandémie, ayant complètement pris le dessus sur la sempiternelle revendication des résidents de ces sites, qui ont bénéficié de ces chalets, dans un cadre social, suite au relogement des sinistrés, en dépit de leur dégradation avancée. Les habitants des chalets semblent s’être donné le mot —contraints, il est vrai— de reporter leur revendication de relogement «jusqu’à la disparition de cette pandémie mondiale, qui a bouleversé le monde entier», selon les échos recueillis, par l’APS, auprès d’un nombre d’entre eux, au niveau de la wilaya.
Le taux d’éradication des chalets, à Boumerdès, était de près de 70%, à fin 2019, a indiqué, à l’APS, le directeur local du logement, Nabil Yahiaoui. Il a ajouté que ce taux d’éradication «représente 9.700 chalets sur un total de 14.917 unités installées au niveau de 94 sites, à travers 28 communes de la wilaya au lendemain du séisme». Ce violent séisme (d’une magnitude de 6,8 degrés sur l'échelle ouverte de Richter, et dont l'épicentre était situé à Zemmouri El Bahri), a causé de lourdes pertes en vies humaines, soit 1.391 décès et 3.444 blessés, selon les estimations officielles de l'époque.
Cette catastrophe naturelle a, aussi, affecté près de 100.000 habitations, dont plus de 10.000 ont été complètement détruites, outre d'importants dégâts à des équipements publics et privés vitaux.
Au lendemain du séisme, les services de l'Etat ont mobilisé une enveloppe de plus de 78 milliards de dinars pour assurer une prise en charge immédiate des sinistrés à travers toutes les communes de la wilaya touchées par la catastrophe.
Une autre séquelle, et non des moindres, de cette catastrophe naturelle, réside dans la reclassification de Boumerdès de «Zone sismique de type 2 à type 3», avec pour effet immédiat une «remise à niveau» de tous les projets de logement et d'urbanisme en réalisation ou prévus au lancement dans la wilaya. Il est à noter que le séisme du 21 mai 2003 a été à l'origine d'une surélévation de l'ordre de 40 cm de l'écorce terrestre sur le littoral de Boumerdès, par rapport au niveau de la mer, selon des experts du Centre national de recherche appliquée en génie parasismique.
Les experts ont affirmé que cet important mouvement subi par l'écorce terrestre, visible à l'œil nu, tout le long du littoral de la wilaya, allant de Boudouaou à Dellys, est une résultante de ce séisme.
     Synthèse R. N.

 

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