mardi 02 juin 2020 10:37:53

Sami SOUIDI, MBA Université Sherbrooke : «La finance islamique favorisera le financement des PME»

Les petites et moyennes entreprises constituent l’essentiel du tissu industriel national, et leur rôle dans le développement économique du pays est capital.

PUBLIE LE : 21-05-2020 | 0:00
D.R

Les petites et moyennes entreprises constituent l’essentiel du tissu industriel national,  et leur rôle dans le développement économique du pays est capital.

L’Algérie, qui s’est orientée vers une nouvelle vision économique, a intégré ces PME dans cette approche rénovée comme étant un vecteur de croissance, générateur d’emploi et d’innovation. Toutefois, ces entreprises qui sont confrontées à d’énormes contraintes de financement rencontrent de grandes difficultés pour accéder à des services financiers appropriés et adéquats. Aussi, la finance islamique pourrait constituer une opportunité pour cette catégorie d’entreprises dans cette phase de crise financière.   Sami Souidi, MBA Université Sherbrooke, (Québec, Canada) aborde à ce titre la problématique de financement en ce qui concerne les PME et suggère l’option de la finance islamique comme complément au financement conventionnel. La contribution est publiée par la Chambre algérienne de commerce et d'industrie qui publie une série d'articles proposés par des experts algériens sur les sujets qui intéressent l'entreprise afin qu'elle soit en mesure de faire face aux aléas de la crise sanitaire et économique actuelle.  Ainsi, Sami Souidi rappelle que «la PME algérienne, à l'image des autres entreprises, est frappée doublement par le manque de financement et la pandémie du Covid-19» et que «chaque chef d'entreprise confiné ne pense qu'à trouver l'argent nécessaire pour assurer la pérennité de son entreprise». D'un point de vue macroéconomique, souligne-t-il, «l'Etat doit innover en termes de produits de financement destinés aux PME afin de préserver l'emploi et assurer la création de richesse».  Il indique que le Règlement n°20-02 du 15 mars 2020 définissant les opérations de banque relevant de la finance islamique et les conditions de leur exercice par les banques et établissements financier vient amorcer dans ce sens «la naissance de l'industrie de la finance islamique qui doit drainer une épargne inactive mais aussi répondre aux besoins exprimés en matière de produits sans intérêts ». Et d’ajouter que «la crise que traverse notre pays en général et le tissu des PME en particulier nous pousse à chercher d’autres alternatives de financement pour ces derniers».
Dans cette optique, la finance islamique qui entame ses premiers pas avec la mise en place d’un arsenal juridique «favorisera le financement des PME et viendra compléter un financement conventionnel déjà existant», affirme Sami Souidi.
Aussi, «toute transaction financière islamique doit être adossée à un actif tangible réel et matériel car ce principe permet de renforcer la stabilité économique et la maîtrise de risque», précise l’auteur de l’article. Comme chaque produit bancaire, les produits de la finance islamique feront l’objet de créations et d’innovations perpétuelles». Et de souligner que «dans le cadre de l’exercice des opérations relevant de la finance islamique, la banque ou l’établissement financier est tenu(e) de créer un comité de contrôle charaïque appelé à veiller à la conformité des produits à la charia, de contrôler les activités de la banque ou de l’établissement financier relevant de la finance islamique.
 D. Akila
 

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