mardi 02 juin 2020 10:01:22

Université : Une réserve des forces vives de la nation

L’Algérie célèbre, aujourd’hui, la journée nationale de l’Etudiant pour marquer le 64e anniversaire de la grève générale estudiantine du 19 mars 1956. Une date importante dans l’histoire de la guerre de Libération nationale.

PUBLIE LE : 19-05-2020 | 0:00
D.R
En effet, à l’appel de l’Union générale des étudiants musulmans (UGEMA), des étudiants et des lycéens ont déserté les bancs des universités et des lycées pour rejoindre les rangs de l’ALN et combattre pour la libération totale de la patrie. Mus par un nationalisme et une volonté inébranlables de mettre un terme à l’oppression coloniale, les étudiants ont asséné un coup fatal à la propagande du colonisateur qui véhiculait l’idée selon laquelle l’élite intellectuelle ne partageait pas le combat de ses frères. 
 
Ils ont permis d’impulser un tournant décisif à la glorieuse révolution de Novembre en contribuant grandement à donner un écho international à la lutte du peuple pour son indépendance. 
Dans ce sillage, plusieurs historiens s’accordent à dire que le ralliement des étudiants à la guerre de Libération nationale a permis à la révolution de bénéficier de leurs compétences dans divers domaines et de lui donner un nouveau souffle. Il convient, par ailleurs, d’indiquer que l’implication des étudiantes dans ce mouvement de grève illimitée était tout aussi considérable. A Alger, le bureau de la section UGEMA était totalement sous le contrôle des étudiants nationalistes dont certains, à l’image du président de section Mohamed-Seddik Benyahia, avaient déjà rejoint les rangs du FLN. Tandis qu’Ahmed Taleb Ibrahimi, fils de Mohamed El-Bachir El-Ibrahimi allait quitter la présidence de l’UGEMA pour la Fédération de France du FLN. Cet engagement actif de la section pour le combat libérateur a déchaîné une répression sauvage et aveugle du colonisateur qui n’a pas hésité à procéder à des arrestations arbitraires et des assassinats. A l’université d’Alger, les étudiants algériens, au nombre de 500, étaient, d’ailleurs, soumis en permanence aux provocations. 
 
64 ans après, la nation n’oublie pas le combat précurseur de ses dignes enfants et rend un vibrant hommage à ceux qui se sont sacrifiés pour que vive l’Algérie libre, souveraine et indépendante. Une Algérie qui connaîtra ensuite un parcours honorable dans le domaine de la diffusion du savoir et des sciences. Avec à peine 500 étudiants en 1962, ils sont aujourd’hui près de deux millions. 
Dans ce contexte, et lors de l’un de ses premiers discours à la nation, le président de la République avait souligné l’intérêt à accorder au secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique afin de lui permettre de jouer un rôle « pionner » dans l’édification de l’Algérie de demain. Partant de ce principe, Abdelmadjid Tebboune s’est engagé à œuvrer à l’autonomie de l’Université et à la création de pôles d’excellence pour booster la créativité et l’innovation. Le chef de l’Etat a, d’autre part, affirmé que l’Algérie misait sur les centaines de milliers de diplômés des universités et autres instituts supérieurs pour mettre en place le nouveau modèle économique qui aura pour finalité de générer de l’emploi et de la richesse et de consolider l'indépendance économique. 
 
Enfin, il convient de rappeler que lors du Conseil des ministres du 10 mai dernier, le président de la République a annoncé la création d’une chaîne de télévision thématique publique dédiée à l’enseignement à distance, qui diffusera via le satellite algérien Alcomsat-1. Elle proposera des cours dans toutes les spécialités au profit des élèves des différents cycles. Son lancement est prévu, normalement, aujourd’hui. Tout un symbole !
Sami Kaidi
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