mardi 02 juin 2020 10:38:51

Chems-Eddine Chitour : «L’Algérie doit désormais se projeter dans le futur»

Pour le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, «l’Algérie a raté son entrée dans le 21e siècle» et devrait donc, à ce titre, tout faire pour prendre le train de la modernité»

PUBLIE LE : 19-05-2020 | 0:00
D.R

Pour le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, «l’Algérie a raté son entrée dans le 21e siècle» et devrait donc, à ce titre, tout faire pour prendre le train de la modernité», celui, dit-il, «de la science, du savoir-faire et des nouvelles technologies», pour «penser son futur».

S’exprimant, hier, à l’émission, l’Invité de la rédaction, le professeur Chems Eddine Chitour relève, à ce propos la chance qu’a le pays de posséder le campus de Sidi Abdallah, «qui n’est pas encore opérationnel», mais dont l’ambition, annonce-t-il, est d’y implanter toutes les grandes écoles permettant de donner une visibilité d’avenir à la nation.

Parmi les établissements appelés à être créés sur ce site, il mentionne des écoles de mathématiques, de physique, d’informatique, d’intelligence artificielle, de robotique et d’un ensemble de matières pour y développer les technologies de pointe et cela, ajoute-t-il, «quelle que soit la santé financière du pays».

Pour le ministre, le plus important sera de garder les éléments qui y auront été formés, et pour cela, leur créer des statuts particuliers, de manière à ce qu’ils choisissent de rester dans un pays qui, jusqu’alors, « a formé pour l’étranger », avançant les chiffres de 20.000 à 25.000 hauts diplômés « qui partent vers d’autres cieux ».

Dans ce campus, ajoute-t-il encore, vont également être implantées, au titre « d’une autre vision », des écoles de médecine, de sciences économiques quantitatives, de droit de la mer, de l’espace ainsi que des conflits internationaux, «afin, souligne-t-il, d’être en phase avec ce qui se passe ailleurs». Progressivement, poursuit-il, il faudrait, ce faisant, changer le cursus de l’université traditionnelle, dont, prévient-il, il faut absolument protéger les 20.000 cadres dont elle dispose présentement.

Pour contribuer à donner corps à ce grand chantier, le professeur Chems Eddine Chitour signale qu’il va être fait appel aux chercheurs expatriés algériens installés notamment aux États-Unis, en France, en Australie, lesquels, indique-t-il, vont venir y enseigner leur savoir. Sur la rentrée universitaire, dont il annonce, par ailleurs, qu’elle va se dérouler à partir de la troisième semaine d’août, l’intervenant estime qu’il va s’agir de rattraper le mois et demi des cours manquants et, par la suite, organiser les examens.

Pour ce qui concerne les examens des étudiants de dernière année, il assure que tout va être fait afin qu’ils soutiennent entre les mois de juin et septembre. S’agissant de la session du baccalauréat, dont il rappelle qu’elle dépend de l’Éducation nationale, il est prévu, dit-il, « si tout se passe bien » de l’organiser dans la troisième semaine du mois de septembre. Il précise, à cet effet, qu’il se passera une période d’un mois et demi entre les corrections, les résultats et la répartition des étudiants à travers les diverses spécialités.

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