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Décès de l’artiste Idir : L’intellectuel de la musique s’est éteint

Condoléances du Président Tebboune à la famille de l’artiste : «L’Algérie perd en lui une pyramide de l’art algérien»

PUBLIE LE : 03-05-2020 | 23:00
D.R

Idir, icône de la chanson algérienne d'expression kabyle est décédé dans la nuit du samedi à dimanche dans un hôpital parisien, à l'âge de 71 ans des suites d'une longue maladie, selon ses proches sur sa page officielle sur Facebook. Idir s’en est allé paisiblement entouré de sa famille. L'idole des jeunes Algériens s'en va. Il fait partie de ceux qui ont vécu toutes les joies et les peines qui ont marqué profondément l'Algérie. Une vie de légende. Un monument de la chanson algérienne est mort, il nous quitte comme il aura vécu tout au long de sa vie, avec courage et dignité. Né en 1949 à Tizi-Ouzou, Idir, Hamid Cheriet de son vrai nom, s'est produit sur de nombreuses scènes internationales. Idir avait connu le succès avec A vava Inouva, tube instantané des années 1970. Il n'avait cessé ensuite de promener sa silhouette de star dans la chanson algérienne et s’est associé dans son dernier album "Ici et ailleurs", sorti en 2017, à des chanteurs français de renom comme Charles Aznavour, Francis Cabrel ou encore Bernard Lavilliers. Après une longue absence, il a renoué en 2018 avec son public lors d’un concert à la Coupole du complexe olympique Mohamed-Boudiaf à l'occasion de Yennayer, nouvel an amazigh célébré le 12 janvier, après une absence de près de 40 ans. Cette légende de la chanson algérienne contemporaine a connu une longue carrière au service du patrimoine musical algérien. Il compte à son actif une dizaine d'albums, Idir a été très vite propulsé sous les projecteurs de la célébrité dans les années 1970 avec A Vava Inouva. Sa carrière explose et trouve le succès avec ce tube planétaire, diffusé dans pas moins de 77 pays et traduit dans une vingtaine de langues. Idir était célèbre par ses interprétations de haute facture. Après des études universitaires, il a préféré la guitare et la poésie. Singulier et sans rival, par une voix charmeuse aux résonances profondes et un doux sourire très amical, il interpréta des chansons aux mélodies agréables, mélanges de poésie aux mots simples et de révolte romantique sur des sujets divers, dont les titres les plus célèbres parlent d'amour, d'amitié, de liberté, de fraternité… fredonnées et aimées pour quelques-unes, de génération en génération. C'est un véritable monument du chant et de la musique algériens. L'annonce de son décès a ému tout le monde et c'est dans un climat de forte émotion et de deuil, que le monde entier et surtout les artistes et ses fans lui rendent hommage à travers les réseaux sociaux et les médias qui se perdent en éloges pour saluer l'idole des Algériens, décédée à l'âge de 71 ans, après 50 ans de scène. Dans des témoignages recueillis par la presse, des artistes ont déploré la perte de l’un des piliers de la musique algérienne et une figure emblématique qui a influencé, par ses œuvres artistiques, plusieurs générations et a propulsé la chanson algérienne à l'universalité.
Le défunt a été un artiste créatif et connu pour ses qualités humaines, témoignent ceux qui l'ont côtoyé et aimé. Ses fans y voyant un modèle de l’artiste algérien qui a rendu de grands services à la chanson algérienne authentique, consacrant sa vie à produire un art engagé et porteur de messages humains et humanitaires.
Pour beaucoup c'est comme s'ils perdaient quelqu'un de leur famille.
Sa place sur la scène artistique mondiale et ses distinctions honorifiques, sont autant de témoignages quant à son apport artistique novateur de la chanson berbérophone universelle.  Idir est parti. Aujourd'hui, les mots et les longs discours ne suffisent plus pour rendre hommage à l'artiste qui a bercé et inspiré des générations d'Algériens. Adieu.
Farid Bouyahia

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Condoléances du Président Tebboune à la famille de l’artiste : «L’Algérie perd en lui une pyramide de l’art algérien»
Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a adressé hier un message de condoléances à la famille de l'artiste Idir, décédé samedi soir, le qualifiant «d'icône de l’art algérien, à la renommée internationale». «J’ai appris avec beaucoup de regret et de tristesse la nouvelle de la disparition de feu Hamid Cheriet, connu sous le nom artistique d’Idir, l’icône de l’art algérien, à la renommée internationale, a écrit le chef de l’Etat sur son compte Twitter. «L'Algérie perd en lui une pyramide de l'art algérien», a souligné le Président Tebboune, priant Dieu le Tout-Puissant de prêter patience et réconfort à la famille du défunt, de l'entourer de Sa Sainte Miséricorde et l'accueillir en Son Vaste Paradis aux côtés de ceux qu'Il a comblés de Ses bienfaits et entourés de Sa grâce éternelle».

Condoléances de M. Belhimer à la famille de l’icône de la chanson algérienne
Le ministre de la Communication et porte-parle du gouvernement, M. Ammar Belhimer, a présenté ses condoléances à la famille de l'icône de la chanson algérienne, Idir, décédé samedi soir dans un hôpital parisien, à l'âge de 71 ans des suites d'une longue maladie. Invité, dimanche, de l'émission matinale "l'invité de la rédaction" de la Chaîne III de la Radio nationale, Noureddine Khelassi, conseiller du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, a présenté, en son nom et en lieu et place à la famille de la vedette universelle de la chanson algérienne en Tamazight, Idir, le message de condoléances suivant : "Tlam yugh tamurt, assmi i d-ewwedh lmut" (L'obscurité a envahi le pays quand la mort est arrivée).
La mort, c'est naturellement celle de l'immense chanteur national Idir, survenue hier dans l'exil, en France. Au nom de Ammar Belhimer, au nom des cadres et des travailleurs du ministère de la Communication et en mon nom propre, je présente les plus vives condoléances à la famille de l'immense dispensateur que fut un demi-siècle durant le "Djurdjura artistique", Idir.
Hamid Cheriet a rejoint "Assendu" la voie lactée. Ad t-yerhem Rebbi, fell-as ya3fu Rebbi, amkan-is deg el Djennet Inch Allah".

Le HCA salue la mémoire d’un artiste à l’aura internationale
Le Haut-Commissariat à l'Amazighité (HCA), a salué hier
la mémoire du chanteur Idir, disparu la veille, regrettant la perte d'une icône de la chanson algérienne qui «a su donner
au répertoire musical kabyle une «portée universelle».
«Les chansons à succès du défunt comme A vava inuva
ou Sendu resteront immortelles et éternellement perpétuées pour garantir la transmission et le développement de la langue amazighe dans une Algérie plurielle», écrit le secrétaire général du HCA, dans un message de condoléances transmis à la famille de l'artiste.

Hommage du Ministère de la Culture
Le ministère de la Culture a présenté ses condoléances suite au décès de l'artiste Idir, soulignant que sa
disparition laisse un grand vide dans le monde de l'art algérien, indique un communiqué du ministère publié sur sa page Facebook. "Nous avons appris, avec une immense tristesse et douleur, la nouvelle de la disparition du grand artiste algérien Idir, de son vrai nom Hamid Cheriet. La disparition d'un artiste de la trempe d'Idir laisse un grand vide dans le monde de l'art algérien", a précisé le communiqué.
"Le défunt a su faire connaître son nom et la culture algérienne authentique, à travers son art, des décennies durant, et diffuser son propre style artistique et culturel local à travers le monde", ajoute-t-on de même source. "L'Algérie, avec la perte d'Idir, tourne une page prestigieuse de l'art engagé. Les Algériens, toutes générations confondues, continueront à écouter sa voix et à fredonner les chansons d'Idir qui restera dans les mémoires parmi les créateurs militants ...", indique le communiqué.

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