mardi 02 juin 2020 09:23:54

SAVOIR, Le mois de Ramadhan : Les multiples vertus du jeûne

Jeûner est une pratique d’adoration centrale dans la religion musulmane puisqu’il figure au nombre des cinq piliers de l’islam.

PUBLIE LE : 02-05-2020 | 0:00
D.R

1re  partie

Jeûner est une pratique d’adoration centrale dans la religion musulmane puisqu’il figure au nombre des cinq piliers de l’islam. Pour autant, l’image d’une obligation difficile et restrictive colle parfois trop souvent à la peau du jeûne, faisant presque oublier ses mérites nombreux et les vertus qu’il permet d’acquérir au fidèle. L’occasion pour Mizane de revenir sur quelques-unes d’entre elles.
Qu’est-ce que jeûner ? Les définitions s’accordent sur la dimension de privation de nourriture comme caractérisant le jeûne.
« Ne pas s’alimenter volontairement ou être, par force, privé de nourriture (…) ; s’abstenir volontairement d’aliments dans certaines conditions fixées par la religion et par esprit de mortification. Jeûner le mois du Ramadan », présente le Centre de ressources textuelles et lexicales. Pour le Larousse : «S’abstenir de manger ; pratiquer le jeûne, la diète ». Le jeûne est donc un acte volontaire de la conscience qui s’abstient de s’alimenter, généralement par conviction religieuse. C’est précisément la valeur ajoutée du jeûne considéré sous sa dimension religieuse, à savoir un acte accompli par Dieu et pour Dieu.
Le jeûne en islam n’échappe pas à cette règle puisqu’il est commandé par le Coran et détaillé par la tradition prophétique. Parmi les conditions de validité religieuse du jeûne, l’intention qui donne vie au jeûne en lui conférant une âme, une sacralité qui le consacre comme acte d’adoration réservé à l’Unique.

Le jeûne comme moyen d’accès à la piété

Cette abstention s’étend à la nourriture, la boisson, l’ingestion de toute substance solide ou liquide, les rapports conjugaux et son sens. Sa raison d’être est l’obéissance libre, consentie à Dieu ou pour les muhsinin (adeptes de l’excellence de la foi) et les mutaqquiyin (les partisans de la crainte révérencielle de Dieu) pour l’amour de Dieu. Des mérites confirmés par la tradition prophétique. Dans un hadith qudsî (parole divine rapportée par le Prophète mais qui ne fait pas partie du Coran, ndlr), Dieu l’Exalté dit : « Toute œuvre du fils d’Adam lui appartient, sauf le jeûne, il M’appartient, et c’est Moi seul qui le récompense à sa juste valeur. »
Le Prophète a également dit : « Le poids de la terre en or n’égalerait point la récompense réservée, le Jour de la Résurrection, à quiconque jeûnerait une journée volontairement ». (Rapporté par Abou Ya’la Al-Mawsili dans son Musnad et déclaré authentique par Al-Hafidh Ibn Hajar). 

Les vertus spirituelles  du jeûne en islam

Quels sont les avantages spirituels conférés par le jeûne ? Le Coran apporte une première réponse dans la sourate 2, verset 183 :
« Croyants !
Le jeûne vous est prescrit comme il l’avait été aux confessions antérieures.
 Ainsi atteindriez-vous à la piété. »
Le jeûne est donc un moyen express pour le croyant d’atteindre la piété, la taqwa ou crainte révérencielle de Dieu, qui est un des niveaux supérieurs de la foi.
Il ne faut pas perdre de vue que la vision islamique établit une continuité naturelle et indissociable entre foi et acte de foi, le Coran recensant systématiquement les deux dimensions ensemble («al ladhina amanou wa ‘amilou salihat», ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres). Si la foi précède l’acte, elle s’incarne, se vivifie en lui et se renforce par lui.
L’acte de foi nourrit d’une intention sincère permet donc au croyant de s’élever et de s’accomplir religieusement et spirituellement.
Il est également un acte de volonté, d’endurance et donc d’affermissement de l’âme et du cœur face aux excès, aux langueurs et aux facteurs régressifs de la consommation.
Lorsque le fidèle rompt son jeûne au coucher du soleil, il se retrouve à un moment propice de dialogue et d’écoute divine.
 ( a suivre…)

VERSET DU SAINT CORAN
«Rien ne vous atteindra en dehors de ce qu’Allah a prescrit pour vous. Il est votre protecteur. C’est en Allah que les croyants doivent placer leur confiance.» (9:51)
 

HADITH
Le Messager d’Allah (que la paix et le salut d'Allah soient sur lui) a dit :
« Celui qui tue une personne qui a conclu un pacte avec les musulmans (Mou’âhad) ne sentira pas l’odeur du paradis, alors que son odeur est sentie d’une distance équivalente à quarante années. »
Rapporté par Boukhâry

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