Laboratoires biomédicales et d’essais relevant de l’industrie pharmaceutique

Algerac réclame l’obligation de l’accréditation
PUBLIE LE : 04-04-2020 | 0:00

L’accréditation refait surface en ces temps du coronavirus. Invité jeudi dernier sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale, Noureddine Boudissa, directeur général d’Algerac a, tout de go, insisté sur la nécessité de procéder à une réflexion sur cet aspect stratégique, «une fois la pandémie maîtrisée». Il estime qu’il «faut profiter de cette opportunité pour envisager de rendre obligatoire l’accréditation des laboratoires biomédicales et des laboratoires d’essais qui relèvent de l’industrie pharmaceutique». 
 
Le même responsable appelle, dans ce sillage, à «engager une réflexion avec tous les partenaires et les professionnels du secteur pour élaborer ensemble un cahier de charges». Notons que M. Boudissa n’en est pas à sa toute première mise en garde sur l’absence d’accréditation. A ses yeux, les textes d’application, comme ceux de la loi sur la santé qui vient d’être adoptée, «doivent être désormais rédigés de manière à permettre à l’accréditation de jouer pleinement son rôle d’accompagnateur et s’assurer que les acteurs qui travailleront dans le domaine du biomédical possèdent les compétences nécessaires. Un laboratoire de référence nationale ne peut pas exercer sans accréditation. «Evitons de faire les choses à moitié». La reconnaissance d’Algerac par ses pairs est, à ses yeux, «une valeur ajoutée, elle permet de donner des documents opposables à l’international». Que faire ? «Il appartient aux pouvoirs publics de donner cette capacité à Algerac d’embrasser toutes ces activités touchant à la santé, la sécurité et à l’environnement». Rappelons qu’Algerac a réussi en 2019 à bénéficier de la reconduction de sa reconnaissance internationale. L’Organisation européenne d’accréditation exige dans ses règles d’usage une deuxième évaluation deux ans après la reconnaissance initiale, afin de s’assurer que le système d’Algerac d’accréditation est conforme aux pratiques internationales. «Cela a été fait en février 2019 et le résultat prononcé en octobre de la même année. A partir de cette date, Algerac est reconnue par ses pairs pour une durée de quatre ans dans les domaines de l’étalonnage, des essais et de l’inspection», explique M. Boudissa. L’année dernière, beaucoup de secteurs d’activité sont venus vers Algerac. Il était question de contrats avec le ministère de la Défense nationale, Sonatrach et ses filiales, le ministère du Commerce ainsi que des relations de travail avec le ministère de l’Agriculture. D’autre part, Algerac a signé une convention-cadre avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour accréditer les centres de recherche, dits pôles d’excellence, qui sont au nombre de 5. En termes de chiffres, nous avons atteints 125 accréditations en 2019, et une quarantaine est en cours. «Nous avons, au début, arrêté une stratégie qui consistait à accréditer 240 laboratoires, parce qu’il y a des secteurs, pour nous, prioritaires», expliquait M. Boudissa. Pour le même responsable, l’accréditation représente la seule façon de protéger notre économie, promouvoir notre produit et assurer une politique de diversification à l’exportation. «Sans cette intégration, enchaîne-t-il, on n’aura jamais les outils normatifs exigés par la pratique internationale. Le marché national doit être régulé par des normes et pas par des règlements». 
Fouad Irnatene

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