lundi 06 juillet 2020 03:32:31

TLEMCEN : La vie au ralenti

La wilaya de Tlemcen, à l’instar des autres régions du pays, est confrontée depuis quelques jours à une situation exceptionnelle due à l’épidémie du Covid-19.

PUBLIE LE : 25-03-2020 | 0:00
D.R
 Les craintes  sont nettement perceptibles chez la majorité des citoyens qui s’inquiètent de plus en plus et à juste raison de l’ampleur de ce phénomène de santé publique. Le principal sujet de discussion demeure sans contexte le coronavirus et les conséquences si cette maladie grave venait à se propager à grande échelle et perdurer comme en Europe toute proche.
Après l’entrée en vigueur des premières mesures drastiques décidées par le Gouvernement pour faire face à cette pandémie, les avis convergent en faveur de cette démarche considérée comme étant le meilleur moyen de diminuer la propagation de cette maladie grave. Pour suivre l’évolution de la situation en Algérie, tout les algériens se rivent vers leur téléviseur pour suivre l’édition principale du journal à 20h. La presse écrite aussi attire davantage de lecteurs que les semaines précédentes, chacun voulant s’informer des moindres détails sur le coronavirus.
 
L’activité économique et culturelle est en veilleuse avec la fermeture momentanée des restaurants, cafétérias et lieux de spectacle comme le palais de la culture, la citadelle du Méchouar, la maison de la culture, les sièges des bibliothèques, le grand manège de Lalla Setti, les mosquées en plus de la mise en congé des élèves scolarisés. La 12e édition du Festival international de la musique andalouse «Sanaâ» qui devait se tenir du 26 au 31 mars a été reportée à une date ultérieure de même que certains rendez vous scientifiques organisés par l’université Abou Bakr Belkaid.
 
Avec la suspension temporaire des transports publics bus, tramway et trains les taxieurs se frottent les mains, profitant de l’aubaine pour réaliser un chiffre d’affaires multiplié souvent par cinq. Pour un parcours de 5 km environ, certains exigent de 200 à 400 dinars aux infortunés clients. Dans le même contexte, les prix de fruits et légumes ont quasiment doublé face à la demande pressante. Il en est de même pour les produits de première nécessité, comme la semoule, la farine et les pâtes proposés à la vente avec un surplus variant de 10 à 30 %. Dans les pharmacies les masques et les gels hydroalcooliques sont introuvables. Quant ils le sont, leurs prix dépassent jusqu’à 40 % le tarif officiel. Les fonctionnaires rattachés aux services de contrôle de la direction du commerce, en nombre nettement insuffisant, ne peuvent faire face à cette frénésie et beaucoup de commerçants échappent ainsi à la verbalisation.
 
Malgré la cherté des produits, de nombreux citoyens ont fait main basse sur ces marchandises afin de constituer chez eux un stock suffisant pour, disent ils, faire face à d’éventuelles pénuries et ceci malgré les assurances données par les plus hautes autorités du pays, relayées par la radio locale, quant à leur disponibilité suffisante jusqu’à fin 2020. Le civisme semble avoir rebroussé chemin chez certains habitants de cette région de l’extrême ouest du pays. 
   B. Abdelmadjid
  • Publié dans :
DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions