mercredi 12 aot 2020 13:18:38

Nouvelles de Sidi Bel Abbès, Développement local : Des initiatives bloquées

Les responsables de la wilaya, à leur tête le wali, M. Limani Mustapha, ont la tâche de relancer l’activité socio-économique, pour répondre au mieux aux attentes et préoccupations de la population.

PUBLIE LE : 09-03-2020 | 23:00
D.R

Page animée par Abbes Bellaha

Les responsables de la wilaya, à leur tête le wali, M. Limani Mustapha, ont la tâche de relancer l’activité  socio-économique, pour répondre au mieux aux attentes et préoccupations de la population.

Il s’agit aussi de la mise à niveau de nombreux secteurs pour la promotion de cette région, à la faveur de la décision de création de quatre wilayas déléguées pour l’éradication des disparités relevées dans le Sud de la wilaya. Le premier responsable de l’exécutif va se concentrer sur la préparation des assises de ces nouvelles entités, les équiper et leur donner les moyens, sans pour autant occulter la prise en charge des besoins exprimés au quotidien en matière d’AEP, d’électricité, de gaz et d’aménagement urbain ; un travail permettant à ces circonscriptions d’exploiter leurs potentialités. La mise en place des structures de Ras El Ma, Telagh, Ben Badis et Sfisef figure au programme.
Au chef-lieu de la wilaya, la crise du logement persiste ainsi que le phénomène des bidonvilles. Il y a aussi l’état désastreux des routes et la circulation qui devient de plus en plus difficile avec les encombrements.
La restauration du vieux bâti, l’aménagement de l’oued Mekkerra, la lutte contre les marchés informels, la mise à niveau du secteur de la santé et le projet de tramway sont au programme. Sidi Bel-Abbès, autrefois réputée pour son architecture aérée, ses grandes artères et avenues et ses espaces verts, perd ses repères.
Ce sont là les diverses préoccupations et attentes d’une population. La mission des gestionnaires s’avère complexe et exige l’implication des élus locaux pour des propositions. Les instances du chef-lieu sont depuis leur installation en butte à des conflits internes paralysant l’action des cellules de base. L’espoir demeure, toutefois, et ce, à la faveur de cette ère nouvelle qui repose sur la détermination des gestionnaires locaux et leur esprit d’initiative et de créativité pour répondre aux exigences du développement local. La redynamisation de l’investissement productif doit revêtir un intérêt particulier pour la relance de l’activité économique et la résorption du chômage.
Ce ne sont point les opportunités qui manquent, notamment dans les domaines de l’industrie, du tourisme et de l’agriculture, principale vocation de la région.
L’investissement productif est bloqué, même si les filières et potentialités à exploiter sont définies. Les lourdeurs bureaucratiques font que les projets d’investissements accusent des retards considérables impactant la création de richesse et d’emploi.
Les créneaux de sous-traitance au profit des complexes de l’ENIE et de l’ENPMA ne sont pas exploités. Cela aurait pu développer le tissu économique aux répercussions certaines sur la région. Sur le plan agricole, une chaîne agro-alimentaire est envisageable. Il est indispensable de reprendre le dossier à bras-le-corps et réactualiser les données et entamer une action de marketing pour susciter l’intérêt des investisseurs potentiels.

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Réseau routier
Le ras-le-bol des usagers

A la cité de la Mekkerra, les usagers de la route observent avec regret l’état pitoyable du réseau. La dégradation est telle que les automobilistes crient leur ras-le-bol et expriment régulièrement leur écœurement.
Certains tronçons sont certes bitumés, mais cela reste insuffisant devant l’ampleur de la détérioration des routes. Un programme d’urgence est réclamé pour redorer le blason de cette ville qui a perdu ses repères par manque d’aménagement, ce qui entrave l’amélioration du cadre de vie.
Dans les quartiers périphériques, il est relevé des détériorations.
Le phénomène est davantage criant lors des intempéries, rendant la circulation problématique.

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Bidonvilles
Des proportions alarmantes

Le phénomène des bidonvilles a pris des proportions alarmantes, portant atteinte à la notoriété d’une ville autrefois réputée pour l’harmonie de son tissu urbain, son hygiène et son équilibre urbanistique.
Des bidonvilles sont érigés çà et là sous le regard des services de l’urbanisme de l’APC et de la Direction de la construction. Des habitants s’y installent dans l’espoir d’acquérir un logement social et revendiquent leur recasement.
Ils investissent les artères de la ville et observent des sit-in devant le siège de la wilaya en signe de protestation.
Le recensement est établi, même s’il n’est pas définitif. 2600 occupants y sont recensés. Selon les informations recueillies auprès de la daïra, les arrêtés sont signés pour faire bénéficier ces citoyens de logements. Les responsables locaux doivent préserver le tissu urbain aménagé pour accueillir de nouveaux équipements.

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Kessoul Zoubida, Directrice des équipements publics  à la wilaya
Au service du développement local

Avec un riche parcours à travers le territoire pour mettre en pratique son savoir-faire en matière  de construction et  d’urbanisme ,cette architecte de formation s’est  perfectionnée au fil du temps pour apporter sa touche aux grands projets de la wilaya. De Chlef à Bouira, de Relizane à Sidi-bel-abbes, la même détermination anime cette gestionnaire passionnée par son travail. Directrice des équipements publics, elle se montre  constamment  à l’écoute de ses partenaires préoccupée par la qualité des ouvrages. Madame Kessoul Zoubida puisque c’est d’elle qu’il s’agit a toujours mis son expérience  de commis de l’Etat au service de la collectivité. Elle aborde dans la modestie son itinéraire et explique sa passion pour son travail, parfois difficile,exigeant une présence permanente, un suivi  rigoureux et un contrôle continu au détriment de la vie familiale. « Je ne peux oublier le soutien de ma mère et la compréhension de mon mari dans l’accomplissent de ma tache »nous confie-t-elle avec fierté. Pour preuve, devait-elle souligner, la réussite scolaire de ses enfants est une grande satisfaction. Madame Kessoul ne ménage aucun effort pour être au rendez-vous et honorer ses engagement ce qui lui vaut le respect et la considération de ses responsables. « Je suis consciente de la portée des projets que je supervise en veillant continuellement au respect des délais et à la qualité des travaux. Une attitude  appréciée par mes responsables» ajoute-t–elle ,affichant sa détermination à maintenir cette cadence au delà des contraintes et parfois de l’hostilité de l’environnement. «Une relation de respect avec nos partenaires prévaut mais on ne peut pas contenter tout le monde. Il y a parfois des animosités passagères nées de notre refus de s’inscrire en faux avec  la réglementation » ,allusion aux enjeux et intérêts dans un secteur stratégique. La cinquantaine environ, Madame Kessoul Zoubida qui est à la tète du secteur dans la wilaya depuis quelques années, domine son sujet et gère de main de maitre les projets d’ouvrages et d’équipements collectifs. Elle a assurément marqué de son empreinte l’élan d’équipement au niveau de la région ,apportant sa contribution à l’effort d’édification national pour une Algérie prospère avec ses hommes et ses femmes

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Marché informel
Les rues squattées

A proximité de la coupole, dans le quartier populaire El Graba, les rues sont squattées par les vendeurs à la sauvette qui étalent au grand jour leur marchandise.  Des centaines de commerçants de fortune, venus même des wilayas limitrophes, occupent les lieux pour s’adonner au commerce informel sous le regard impuissant des responsables de l’APC.  Les marchands s’opposent farouchement à toute décision d’évacuation, à la grande déception des voisins épuisés par les désagréments causés par une telle activité. La situation est devenue insupportable et le site est devenu un foyer de délinquance.  Il est urgent d’assainir une telle situation et aménager les espaces publics.
Il faut dire que le défaut d’aménagement de sites à même d’abriter les locaux commerciaux et le manque d’initiatives et motivation d’investisseurs pour la réalisation de telles structures sont pour beaucoup dans l’aggravation du phénomène.

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Santé
Un traitement de choc s’impose

Le secteur de la santé demeure le parent pauvre dans les investissements opérés au profit de la wilaya.  La réalisation de deux hôpitaux à Ras El Ma et Tabia et du centre régional anticancéreux ne peut dissimuler les carences et les faiblesses constatées dans le domaine, à l’image de la situation du CHU.  Il est constaté une mauvaise prise en charge des malades.  La commission de la santé de la l’APW avait, dans son rapport de la dernière plénière, dressé un tableau sombre de la situation de ce secteur

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Hommage aux enseignantes de Sfisef assassinées

Un hommage a été rendu aux enseignantes assassinées de Sfisef, lors de la réception organisée par le bureau de wilaya de l’UNFA. Une minute de silence à été observée à leur mémoire. La députée Djilli Nacera a rappelé le combat mené  par la femme à une période sombre de l’histoire du pays, et a aussi retracé l’itinéraire de ces jeunes enseignantes issues pour la plupart des zones rurales. L’oratrice est revenue sur les étapes de promotion de la femme, notamment une consécration constitutionnelle de ses droits pour aborder son rôle dans le développement national et sa contribution à cette Algérie nouvelle.

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