jeudi 20 septembre 2018 16:38:44

Justes noces : le mariage de Riadh

Huit heures trente tapantes : le cortège nuptial s’ébranle. A tout seigneur, tout honneur : la voiture de la mariée, beau brin de fille s’il en est, ouvre le bal.

PUBLIE LE : 30-07-2011 | 18:26
D.R

Huit heures trente tapantes : le cortège nuptial s’ébranle. A tout seigneur, tout honneur : la voiture de la mariée, beau brin de fille s’il en est, ouvre le bal. Cent vingt kilomètres à parcourir sous une chaleur torride. Malgré la clim’, cet air artificiel qui cause bien des dégâts. Premier arrêt du cortège à mi-chemin de la destination finale. Regroupement de tous les véhicules, sur injonction du papa de Riadh. Noblesse oblige. Tout le monde est là ? Allez, go ! Une heure trente pour rallier la « ville des Genêts », Tizi pour les intimes. Un véritable chaudron sur fond de sirocco. Riadh est là, élégant et radieux, normal en ce jour pas tout à fait comme les autres.
Comme au départ, les confettis pleuvent sur la mariée. Sublime dans son costume.
Un vrai mannequin. Bravo Riadh ! C’est ce qui s’appelle avoir un bon coup d’œil... La salle des fêtes est déjà en effervescence. Tous les genres musicaux sont de la partie : rai, chaâbi, kabyle et chaoui se relaient et se chevauchent. Alternance et continuité. Tous les goûts sont dans la nature. Et l’immense et fécond répertoire national déroule toute sa diversité. Tout comme les costumes traditionnels. Avec, en prime, la fameuse « tesdira » de la nouvelle mariée.
Qui porte bien toutes les tenues. Riadh aussi est tout mignon avec son costume sans cravate. Des youyous à l’antienne succèdent aux modernes. Mélange détonant que ce « conflit » de générations. Qui disent différemment la même chose au fond. La salle est comble. Et au comble du bonheur. Unanimement partagé. Brin de causette en aparté avec le fort sympathique papa de Riadh : j’ai même droit - suprême et insigne honneur -  à la bise de sa maman, au charme fou, et de sa frangine non moins raffinée. Le DJ n’en finit pas de haranguer la foule en délire : Allez ! Tous ensemble ! Plus fort ! Plus fort !  Et la salle de faire alors chorus avec l’animateur. La piste de danse est envahie par les convives. Et là on reconnaît bien le profil des noceurs, n’est-ce pas Riadh ! Tandis que les garçons de salle reprennent de plus belle leur ronde. Histoire de s’assurer que tout se passe bien question prestations de service.
Bah ! V’là aut’chose ! Y a même le boiteux qui se met de la partie ! Et il s’en tire plutôt bien, le bougre. Sous le regard étonné et admiratif de tous les danseurs et danseuses sevrés de défoulement. Ici ni chichi ni tchitchi... C’est comme la fête au village : rien qu’une affaire de familles.  Et donc cela va sans dire : tenue correcte exigée.
Au tour de la sœur benjamine de Riadh de mettre le pied à l’étrier. Je la verrais bien avec mon fils, mais bon...
Quoi ? C’est déjà fini ? Vous   rigolez   ou   quoi,  les gars ? Allah ghaleb, ainsi va la vie que toutes les bonnes choses ont une fin. Ah! j’oubliais : tantôt on s’est vraiment régalé en dégustant un couscous maison accompagné de légumes frais et de viande qui fond sous le palais.
Non, non, madame, mille fois merci, j’ai déjà pris ma dose de gâteaux. Y compris la part de madame bien sûr... Qui n’a pu m’accompagner pour convenances personnelles... Allez Riadh, salut ! Y a belle lurette que je ne m’étais pas autant éclaté. Tout fut parfait. Beaucoup de bonheur, et le meilleur à toi et à ta dulcinée ! Une page est tournée ; une autre s’ouvre. Toute en couleurs et en nuances...
A. Zentar
 

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions