lundi 21 mai 2012 07:39:42

Décès de Amar Ferrah dit Abdelali : Un pionnier quitte la scène

Exercice périlleux que celui de commettre un hommage à titre posthume puisque grand est souvent le risque de passer à côté de l’essentiel.

PUBLIE LE : 29-07-2011 | 19:25
D.R

Exercice périlleux que celui de commettre un hommage à titre posthume puisque grand est souvent le risque de passer à côté de l’essentiel. D’autant plus que le défunt Ferrah est mon aîné et non moins parmi les pionniers de la vieille et bonne école de référence. Forgée dans le creuset du nationalisme.

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé, nous enseigne un vieil adage. Et lorsque cet être fait partie intégrante de la famille de la presse ; la douleur «sonne» encore plus fort. Militant de la première heure, il aura tôt fait de se forger une conscience nationaliste qui signe tout l’engagement d’une génération exceptionnelle par son haut degré de maturité, dont les prémices trouveront leur expression précoce au lycée d’Aumale du côté de Constantine. Fort pénétré de l’esprit nationaliste ; il s’engage, sans coup férir dans le vent de la révolte qui souffle sur le pays.
Ce qui lui vaudra bien des déboires avec la puissance occupante qui lui met le grappin dessus dès le 20 août 1955, repère incontournable annonciateur de hauts faits d’arme à la résonnance universelle. Entretemps le FLN peaufine sastratégie et le jeune Abdelali se verra confier la lourde mission d’impliquer davantage les militants établis en France regroupés sous la bannière de la fédération de France à laquelle Ali Haroun consacrera un ouvrage fort instructif «la Septième Wilaya». Le défunt se distingue alors par sa dimension appréciable et appréciée d’organisateur respecté. Et redouté surtout par l’administration coloniale qui le jettera dans les terribles geôles de la Santé et de Mourmelon notamment. Il aura au préalable observé la fameuse gréve de la faim (septembre1959 avant d’être libéré en avril 1962. Pour rejoindre par un concours de circonstances plutôt heureux : un ami d’enfance Abdelaziz Zerdani qui lui ouvrira les portes de la presse au sein des rédactions d’Alger Républicain, Le Peuple, Echaâb El Moudjahid et Révolution Africaine ; après un bref passage au ministère de la Santé es qualité de chargé de la coopération. En tant que journaliste méritant, il fournira ses armes dès 63 sous la houlette de ses prestigieux aînés : Tayeb Belloula devenu par la suite bâtonnier et cet autre monument de la profession qu’est le grand N. Nait Mazi. C’est ce qui s’appelle aussi avoir le privilège et l’insigne honneur d’évoluer dans la cour des grands auxquels il aura à se frotter n’est-ce pas Messieurs Bachir Rezzoug, Kamel Belkacem (que Dieu ait leurs âmes) et autres Zouaoui Benamadi et Zoubir Zemzoum (que Dieu leur prête longue vie). Par ailleurs est-il besoin de le rappeler, l’illustre défunt aura été chargé en 1971 par la tutelle de l’époque de diligenter la phase si sensible de passage à l’arabisation du quotidien Ennasr. En manager averti, il anticipera la grogne des francophones quelque peu déstabilisés en créant à leur intention un support médiatique sportif de haute facture :  El Hadef, aujourd’hui mis sous l’éteignoir hélas. Enfin, l’ex-directeur d’El Moudjahid (1979-1981) resté toujours fidèle à lui-même et son parti dont il aura été un député intègre laissera dans la mémoire collecive le souvenir impérissable d’un véritable professionnel et d’un grand homme fleurant bon le terroir et le pays profond dont il savait tant en décrypter la moindre respiration. Jusqu’au dernier souffle.
A. Zentar

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Adieu l’ami
Reposez en paix M. Abdelali Ferrah.
Vous êtes parti par une belle journée d’été, dans la discrétion. Une discrétion qui a caractérisée toute votre vie consacrée exclusivement à votre double passion : L’Algérie et le journalisme. 
Vous étiez un des monstres sacrés de la presse nationale, un Monsieur avec un grand M.
Avec votre départ, l’Algérie ainsi que la presse nationale perdent un grand homme. Un militant convaincu, nationaliste persévérant est un professionnel hors pair. Vous faites partie de ces hommes qui ont marqué l’histoire, des hommes comme on en fait très peu aujourd’hui. Vous avez consacré votre vie entière à votre passion à ce noble métier que vous avez choisi alors que vous étiez à la fleur de l’âge mais déjà “rodé”..
Combattant de la première heure vous portez l’Algérie au plus profond de votre grand cœur. C’est en août 55, avant même l’appel de la grève du FLN, que vous avez assimilé que même avec des diplômes vous ne serez pas un meilleur cadavre. Engagé résolument dans le combat libérateur, vous avez sacrifié votre jeunesse, et mis toute la fougue de cette tranche de votre vie au service de la patrie. Ni les atrocités d’une torture inhumaine,  ni les affres des geôles coloniales “la Santé”, de Saint-Maurice l’Ardoise et Marmelon n’ont eu raison de votre lutte ininterrompue pour l’indépendance du pays. Patriote de la première heure, rien ni personne n’a pu vous faire dévier de votre idéal, de votre objectif premier, de ce rêve d’une Algérie libre et indépendante, lovée tout au fond de votre être jusqu’à vous confondre. Et puis le rêve devint réalité. 
L’idéal se matérialisa et vous voilà engagé dans un autre combat, un autre militantisme, une passion sans fin pour le journaliste, la quête de la vérité naquit. C’était en 1963, et depuis votre parcours fut à la mesure du grand Monsieur que vous avez été et que vous resterez pour l’éternité. Au journal Le Peuple, Ech-Chaab, Ennasr, El Moudjahid et Révolution africaine, vous avez côtoyé, mais surtout formé de nombreux journalistes, l’élite, la crème de la crème.
Sans relâche et sans le moindre fléchissement, vous vous êtes laissé prendre par la passion du monde fascinant de la presse, par ce noble métier jusqu’au jour où fatigué, vous êtes retourné vous ressourcer dans les bras apaisants et douillets de votre terre natale à Oum El-Bouaghi, consacrant votre méritée retraite à l’histoire du mouvement national. Puis, vint la maladie…
En ce triste jour où la corporation pleure le collègue et l’ami, je m’incline profondément à la mémoire du grand journaliste et du grand moudjahed que vous êtes.
En ces douloureux moments, toutes mes pensées vont à votre famille, à vos enfants, à vos filles et particulièrement à votre fils Abdelkader.
Qu’ils trouvent ici l’expression de ma profonde compassion.
C’est à Dieu que nous appartenons et c’est à Dieu que nous retournerons.
Reposez en paix, M. Abdelali Ferrah.
N. Abbas

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Abdelali Ferrah inhumé hier au cimetière de Garidi
Une foule nombreuse l’a accompagné à sa dernière demeure
Il y avait foule, hier, au cimetière de Garidi où fut inhumé après la prière du d’hor, le journaliste et ancien directeur de presse, le militant de la cause nationale,  Abdelali Farah, décédé jeudi à l’âge de 75 ans des suites d’un accident vasculaire cérébral. Pendant les obsèques, l’atmosphère était pleine de recueillement, de tristesse à l’égard d’un collègue estimé et respecté par l’ensemble de la corporation, connu pour son dévouement au métier qu’il a exercé avec un sens élevé de la responsabilité et un professionnalisme avéré. Le défunt n’a jamais transigé lorsqu’il a fallu servir son pays, contribuer modestement à son développement, armé d’une rectitude morale et d’un engagement fidèle.  
Abdelali Farah a fait partie des premiers contingents de journalistes algériens à poser les jalons d’une information entièrement dédiée à l’œuvre d’édification nationale, de reconstruction d’une nation  meurtrie par un colonialisme pervers. C’était l’époque exaltante des grandes espérances et des certitudes inflexibles, des nobles convictions et des idéaux qui alimentaient la croyance en un avenir plein de promesses. Il exerça ce métier avec dévouement durant toute sa longue carrière. Ce qui lui a  valu de gravir les échelons de la responsabilité et d’être promu à des postes de direction  importants à la tête de prestigieux médias écrits tels   Révolution africaine, Le quotidien national d’information El Moudjahid,  le journal An Nasr.
  De proches parents, des amis et des compagnons,  ainsi que de nombreux journalistes, en particulier, ceux qui ont eu l’occasion de le côtoyer, de travailler avec lui, de s’aguerrir à son contact et à s’investir dans le dur, mais excitant métier de journaliste, ont tenu à l’accompagner à sa dernière demeure et à lui rendre un ultime hommage. L’itinéraire de Abdelali Farah, entamé dans le feu de la lutte de Libération nationale, est jalonné d’une idée-force, celle qui anime constamment chaque Algérien probe et intimement persuadé de la justesse d’un combat émancipateur et d’une implication sans faille au service des tâches de reconstruction.  
Ce n’est donc pas sans surprise qu’il fera du journalisme une arme de combat, de sensibilisation et d’éveil  de conscience de nos concitoyens. C’est un attribut et une mission qu’il a poursuivis dans l’abnégation et la persévérance dans l’effort.
Abdelali Farah était unanimement apprécié pour ses qualités humaines, sa courtoisie, son amabilité. Il était très proche des rédactions qu’il a eu à diriger. C’est ce qu’ont  affirmé M. Boukhalfa Amazit, et M. Youcef Ferhi, deux anciens journalistes.
Le monde de la presse vient de perdre un de ses serviteurs les plus méritants.
M. Bouraib

Décès
Les familles Ferrah et Sabri, parents et alliés, ont l’immense douleur de faire part du décès de leur cher et regretté père
Amar FERRAH, dit Abdelali
Ancien moudjahed
Ancien directeur général d’El Moudjahid, d’An-Nasr
et de Révolution africaine,  ancien député
ravi à l’affection des siens à l’âge de 75 ans.
L’enterrement a eu lieu, hier, vendredi 29 juillet 2011, au cimetière de Garidi.
Qu’Allah Tout-Puissant accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis.
A Allah nous appartenons et à Lui nous retournons.

Condoléances
M. Nacer Mehal, ministre de la Communication, le Secrétaire général ainsi que l’ensemble du personnel du ministère, très affectés par le décès de Amar Ferrah dit Abdelali, présentent à sa famille, leurs sincères condoléances et prient Dieu d’accueillir le défunt en Son Vaste Paradis.
 A Dieu nous appartenons et Lui nous retournons.

Condoléances
La présidente-directrice générale et l’ensemble du personnel du quotidien El Moudjahid, profondément touchés par le décès de leur confrère et ami Amar Ferrah, dit Abdelali, ancien moudjahed, ancien directeur général d’El Moudjahid, d’An-Nasr et de Révolution africaine, ancien député, prient la famille du défunt de trouver ici l’expression de leurs sincères condoléances et de leur sympathie émue.

Condoléances
Mohammed Tahar BENABID, Notaire, ancien Président de la Chambre Régionale des Notaires du Centre, et ses proches collaborateurs, ayant appris avec tristesse et beaucoup de peine, le décès de son Ami Mustapha ABDERRAHIM, Commissaire aux comptes, Ancien PDG de la CAAT, présentent avec compassion à toute sa famille (parents et alliés) leurs condoléances les plus sincères et les assurent de tout cœur en cette pénible circonstance de leurs sentiments bien confraternels, bien sincères et amicaux.
Que Dieu le Tout-Puissant accueille le défunt en Son Vaste Paradis.

Condoléances
Mohammed Tahar BENABID, Notaire, ancien Président de la Chambre Régionale des Notaires du Centre, et ses proches collaborateurs, ayant appris avec tristesse et beaucoup de peine le décès de son Ami AMARA KORBA Smaïl Mouloud, présentent avec compassion à foute sa famille leurs condoléances les plus sincères et l’ assurent de tout cœur en cette pénible circonstance de leurs sentiments bien confraternels, bien sincères et amicaux.
Que Dieu le Tout-Puissant accueille le défunt en Son Vaste Paradis.

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