lundi 13 juillet 2020 02:16:35

Nouvelles de Annaba

«Il nourrit l’objectif d’obtenir son autonomie financière par rapport au centre hospitalier universitaire, à l’instar du CMPC Mustapha-Pacha et des autres CAC implantés à travers le territoire national.

PUBLIE LE : 29-02-2020 | 0:00
D.R
Lutte contre le cancer
Amélioration de la prise en charge
 
«Il nourrit l’objectif d’obtenir son autonomie financière par rapport au centre hospitalier universitaire, à l’instar du CMPC Mustapha-Pacha et des autres CAC implantés à travers le territoire national. Cette autonomie financière va nous permettre de nous doter des moyens nécessaires pour développer et promouvoir plusieurs activités», a précisé la cheffe de service d’oncologie, la Pr Hanane Djedi.
Elle considère qu’il s’agit là d’un appel urgent à l’adresse du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Sans autonomie financière, le CLCC ne pourra remplir la mission qui lui est dévolue, a-t-elle insisté. Elle lance un appel pressant en direction des pouvoirs publics en précisant : «On ne peut pas continuer à travailler dans ces conditions qui nous mettent en dépendance totale avec le CHU».
 
Notre interlocutrice a évoqué les contraintes d’organisation suggérant la création d’équipes spécialisées dans le domaine du cancer propres au CLCC du fait qu’actuellement les malades continuent de subir les interventions chirurgicales à l’hôpital Ibn Rochd et au niveau de celui d’El Bouni, alors que ces deux infrastructures sont quasiment inondées par les parturientes à longueur d’année. 
L’autre exigence pour une meilleure efficacité du CLCC a trait à l’aménagement des locaux libres qui demeurent, a-t-elle souligné, le maillon faible de la chirurgie cancérologique à l’origine de cas de métastases, à cause des délais de traitement de la chimiothérapie et radiothérapie qui prennent beaucoup de temps.
 
Pour la Pr Hanène Djedi, «le cancer du sein représente 40% des cas qu’on reçoit au centre et les personnes atteintes de cette pathologie grave sont opérées au CHU et à l’hôpital d’El Bouni. Elle préconise l’ouverture impérative d’un service de sérologie analogue à celui du CPMC d’Alger tout en déplorant l’absence de spécialistes formés en oncopédiatrie au niveau du CLCC.
Il faudra que la tutelle se prononce sur le sujet, car les enfants atteints du cancer sont pris en charge actuellement au niveau de la clinique de Sainte-Thérèse. 
 
Hanène Djedi a tiré également la sonnette d’alarme concernant les malades de l’onco-hématologie subissant des conditions de soins lamentables à l’hôpital Dorban et leur transfert au CLCC est une nécessité absolue dans la perspective d’amorcer la greffe de la moelle. 
«Il s’agit d’une urgence qu’il faut prendre en charge», a-t-elle insisté. Elle considère toutefois que l’Etat a énormément investi dans le traitement du cancer et les choses sont en train de s’améliorer à Annaba et au niveau des wilayas limitrophes. 
À Annaba, les habitants s’intéressent de plus en plus à l’importance du dépistage précoce du cancer alors qu’il y a quelques années seulement c’était un sujet tabou, a enchainé Hanène Djedi.
Elle fait observer qu’aujourd’hui, les femmes viennent pour effectuer la mammographie. «Dernièrement, on a effectué des dépistages précoces du cancer du sein au profit des employées d’Algérie Télécom suite à leur demande et elles ont exprimé le souhait de subir des examens concernant le cancer colorectal, chose faite par test immunologique », dit-elle. Outre le cancer du sein, celui du colorectal prend de plus en plus d’ampleur. Il est actuellement au premier rang chez l’homme et le second chez la femme après le cancer du sein, a fait savoir la Pr Hanène Djedi.
 
Elle estime que le coordinateur national du plan cancer, le Pr Messaoud Zitouni, a intégré le cancer colorectal dans le programme d’action. 
D’ailleurs, une campagne de sensibilisation sur le cancer colorectal dénommée Mars bleu est prévue au Cours de la révolution à Annaba en collaboration avec l’association des amis des cancéreux. 
 
Actuellement, il y a 4.000 patients qui sont traités et suivis au CLCC et l’an dernier 1.400 nouveaux cas ont été enregistrés. Selon le Pr Hanène Djedi, «on enregistre une moyenne annuelle de 1.400 à 1.500 nouveaux cas en oncologie, tous cancers confondus». 
À propos de la médecine nucléaire, elle sera pratiquée prochainement au CLCC, a-t-elle révélé ce qui permettra une amélioration de la prise en charge des malades notamment ceux atteints de la glande thyroïde, a-t-elle soutenu. 
 
Pour la cheffe de service d’anatomopathologie et biologie moléculaire (ANAPATH), la Pr Yassi, la pathologie du cancer est en augmentation excessive, suggérant que le CLCC soit renforcé en moyens matériels et humains pour pouvoir non seulement traiter les malades mais aussi les diagnostiquer précocement afin de réduire le circuit en réunions de consultations pluridisciplinaires.

Energies renouvelables 
La recherche scientifique et la formation pour la réussite de la stratégie nationale 
 
La recherche scientifique et la formation représentent deux atouts majeurs et non des moindres pour la réussite de la stratégie nationale de transition énergétique 2020/2030 sur laquelle le pays compte énormément pour se hisser au diapason des nations développées. 
C’est ce qui a été affirmé avec force par les quelque 150 participants entre universitaires et opérateurs économiques, regroupés lundi dernier à l’occasion de la tenue, à Annaba, d’un atelier de travail consacré à ce sujet dont l’impact sur le développement global de l’économie du pays n’est plus à démontrer, tant il est vrai que les énergies renouvelables constituent aujourd’hui et à l’avenir un substitut sûr aux hydrocarbures. La mise en place d’une feuille de route en matière de recherche scientifique et de formation est à même de garantir le succès de la transition énergétique qui devra s’articuler sur l’exploitation des énergies renouvelables et le recours à des systèmes intelligents d’exploitation et de stockage énergétique. 
 
La formation permet de prendre en charge les besoins d’encadrement et de gestion dans ce domaine, a estimé le Pr. Amine Boudjelita Kouadri, chercheur au Centre national de développement des énergies renouvelables. La transition énergétique exige des chercheurs actifs au sein des universités et des centres de recherche, une implication à toute épreuve pour relever les multiples défis, d’où la nécessité de concevoir une feuille de route fiable et viable à moyen et long termes, a-t-il préconisé.
 
Lui emboitant le pas, le Dr. Hicham Benamrouche, du Centre de recherches en économie appliquée pour le développement de Bouzaréah a soutenu que la transition énergétique repose sur des techniques propres aux systèmes intelligents d’économie énergétique, notamment dans la construction par le recours à l’isolation thermique et dans l’industrie par le remplacement d’installations anciennes par d’autres plus économes en énergie. Les participants se sont constitués en groupes lors des travaux de cette rencontre, où ils ont planché sur les thèmes relatifs aux énergies renouvelables l’économie de l’énergie et la recherche ainsi que les technologies pour la transition énergétique. Première du genre, cette rencontre scientifique qu’a organisée l’Agence nationale de recherche scientifique et de développement technologique vise à mobiliser les potentialités scientifiques activant dans le domaine énergétique pour favoriser la recherche et l’innovation en la matière. 
En marge des travaux de cette rencontre, il a été révélé que pas moins de 57 brevets d’inventions concernant le secteur de l’énergie ont été déposés par les centres de recherche et 18 autres par des universités du pays.
Collectivités locales
Le nouveau SG de la wilaya installé
Le nouveau secrétaire général de la wilaya, M. Salim Harizi a pris officiellement ses fonctions. C’est le wali, M. Djamel Eddine Brimi, qui a présidé la cérémonie de prise de fonction au siège de la wilaya en présence des directeurs de l’exécutif et des élus. «Notre espoir est de créer une nouvelle dynamique économique via la relance de l’investissement productif», a souligné le wali, expliquant que cela passe impérativement par l’assainissement du foncier industriel pour donner l’occasion aux investisseurs à même d’apporter une valeur ajoutée. Il a souligné : «Nous allons combattre sans relâche les spéculateurs et les parasites dans le but de construire la nouvelle Algérie et appliquer les orientations du chef de l’Etat lors de la dernière rencontre gouvernement-walis».

580 bidonvilles démolis
 
Quelque 580 habitations précaires ont été démolies au chef de wilaya, a-t-on appris auprès du P/APC, M. Tahar Mérabti. Cette opération a été rendue possible grâce à un travail judicieux effectué par les responsables concernés, à l’issue d’un recensement qui a ciblé près de 2500 bidonvilles, a précisé la même source.
 
C’est le secteur 3 qui a été ciblé en premier car il compte le plus de bidonvilles par rapport à Sidi Harb 1 et 2, Bouhdid, Bougantas ainsi que la cité Rym. «Les autres secteurs en comptent moins», a indiqué le P/APC, soulignant que l’éradication définitive des habitations anarchiques est une préoccupation majeure des pouvoirs publics.
 
Les bidonvilles au chef de wilaya sont à l’origine de la délinquance et d’autres fléaux sociaux. M. Tahar Mérabti n’a pas exclu une étude des dossiers de certains dont les habitations ont été démolies dans le but d’une éventuelle opération de recasement dans des logements décents. 
S’agissant de l’aménagement urbain, la commune de Annaba a bénéficié d’une enveloppe conséquente du Fonds commun des collectivités locales (FCCL). Ce montant, qui n’a pas été jusqu’à présent consommé, sera consacré à la réalisation d’un programme ambitieux comprenant trois à cinq modules relatifs à la création d’espaces verts, stades de proximité et l’entretien des routes.
 
Le P/APC a fait état d’un programme de développement conjoint avec la direction de wilaya de l’urbanisme portant sur la réhabilitation du réseau routier intra-muros entrant dans le cadre des préparatifs pour la prochaine saison estivale. Une enveloppe financière de l’ordre de 60 milliards de centimes dont 40 milliards du compte de la direction de wilaya de l’urbanisme, a été retenue.
 
Pour l’heure, ce programme est au stade de l’élaboration des études et cahiers des charges avant l’entame des travaux qui auront un impact positif sur l’embellissement de ville. Outre cela, une opération d’assainissement du Cours de la Révolution est en train d’être menée et a permis jusqu’à présent de mettre fin à l’exploitation illicite des espaces publics et de démolir des kiosques érigées sans autorisation et loués à des tierces personnes. 
 
L’on prévoit, a indiqué à ce titre le P/APC, une réunion avec les propriétaires des kiosques en vue de l’élaboration d’un cahier des charges pour une exploitation règlementaire de ces locaux.
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