samedi 19 septembre 2020 12:13:14

1er anniversaire du hirak : marches populaires dans plusieurs villes

Le mouvement citoyen, qui a émerveillé le monde, a fêté, hier, son premier anniversaire. Loué, notamment par le président de la République qui l’a qualifie de béni, le Hirak a marqué la journée d’hier correspondant à la date du 22 février, officiellement décrété Journée nationale par le Président Tebboune.

PUBLIE LE : 22-02-2020 | 23:00
Ph. : T. Rouabah

Le mouvement citoyen, qui a émerveillé le monde, a fêté, hier, son premier anniversaire. Loué, notamment par le président de la République qui l’a qualifie de béni, le Hirak a marqué la journée d’hier correspondant à la date du 22 février, officiellement décrété Journée nationale par le Président Tebboune.
Des milliers de citoyens, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, ont investi les rues d’Alger réitérant leurs revendications portant, entre autres, sur la mise en place d’un système démocratique transparent, l’instauration d’un Etat de droit et de justice sociale et la promotion des libertés. Ils étaient en effet, nombreux à sortir pour célébrer le premier anniversaire du Hirak. Venus de tous les quartiers d’Alger, ils ont d’abord convergé vers la Grande-Poste, haut-lieu symbolique du mouvement citoyen avant d’investir la rue Didouche-Mourad. Au fur et à mesure que la foule grossissait, les manifestants ont voulu rejoindre le siège de la présidence de la République, néanmoins l’important dispositif de sécurité dressé à hauteur du siège du RCD les a empêchés d’y parvenir.
Exceptionnel dans son attachement à ses idéaux d’essence démocratique et de défense de la souveraineté et de la cohésion nationales, le mouvement citoyen à démontré, hier encore, sa détermination  à la consécration de son principal objectif, celui d’une nouvelle Algérie.
Il y a une année, le peuple s’est soulevé comme un seul homme pour dire non au 5e mandat de l’ex-président Bouteflika que l’on  voulait imposer. C’était là le début d’un processus de changement, ou plutôt de remise sur le droit chemin d’une Algérie que certains responsables indélicats ont tenté, en vain, de dévoyer des valeurs de la glorieuse Révolution de Novembre.  De par sa structure horizontale, le mouvement citoyen, quant bien même dépourvu de représentants ou de porte-parole, a su faire preuve d’un sens de maturité exemplaire sans jamais se départir de son caractère pacifique. Cette vocation du Hirak a été consciencieusement préservée par le Haut commandement de l’institution militaire qui tout en assurant l’accompagnement de cette dynamique populaire est également parvenue à faire avorter les tentatives de complot de certains cercles qui voulaient voir l’Algérie sombrer dans un vide constitutionnel synonyme de saut dans l’inconnu.
Mieux, l’ANP a même réussi à mettre hors de nuire un dangereux terroriste qui voulait commettre un attentat kamikaze visant les marches pacifiques à Alger. L’Armée nationale populaire a en effet assumé un rôle fondamental dans le maintien du caractère pacifique du mouvement citoyen, d’où la juste décision du président de la République de décréter la journée du 22 février fête nationale de la Fraternité et de la cohésion entre le peuple et son armée pour la démocratie.
Le «Hirak béni», que certains qualifient aussi de «Révolution du sourire», a été, en outre, régulier dans ses manifestations initiées chaque vendredi à travers les principales villes du pays et relayées chaque mardi par la communauté des étudiants. A chacune de ces manifestations, des  milliers d’Algériens ont exprimé d’une manière ininterrompue leur attachement au principe de la souveraineté populaire et d’unité de la nation qui a  fini par se cristalliser à l’occasion de la présidentielle du 12 décembre dernier, à l’issue de laquelle  M. Abdelmadjid Tebboune a été élu à la magistrature suprême.
Karim Aoudia

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Sidi Bel-Abbès
Une date, un repère

Il y a une année, le peuple, dans son écrasante majorité, s’est soulevé pour envahir les artères de l’ensemble des villes du pays en signe de rejet d’un mode de gouvernance et de refus d’un ordre établi et savamment entretenu par des cercles occultes ayant privilégié les intérêts personnels d’une certaine classe.

Le mouvement s’est inscrit en faux contre la continuité d’un système de gestion suranné, maintenant la mobilisation pour appeler surtout au changement. Le Hirak s’est illustré par une démarche pacifique et citoyenne accompagnée solidairement dans son élan par l’Armée nationale populaire et saluée par l’opinion internationale.
L’œuvre du peuple pour la consécration de sa souveraineté fut salutaire, assimilée dans une grande mesure à un retour aux sources, c’est-à-dire aux valeurs de la nation, aux principes de notre Révolution et à la fidélité au serment fait aux martyrs. Aucun incident majeur n’a été signalé relevant l’aspect pacifique de ce mouvement et situer la maturité du peuple rejetant la division et scandant son unité pour une Algérie forte et indivisible. Ces images uniques traduisent le sens de la responsabilité de ce peuple si attaché à sa souveraineté. Long a été le processus engagé pour aboutir à la décantation et à la normalisation d’une situation à la faveur d’une élection présidentielle pour l’ouverture d’une nouvelle page de l’Algérie. Naturellement, il y a énormément de choses à faire et à parfaire par la volonté affichée du président de la République et l’adhésion des masses à cette approche reposant sur la justice et l’équité, l’élite et les compétences, le mérite et l’effort.
La décision du chef de l’Etat de décréter le 22 février, journée nationale de la Fraternité et de la Cohésion peuple-armée pour la démocratie s’avère judicieuse pour poursuivre dans l’harmonie la mise en œuvre des libertés individuelles et collectives. Notre Armée nationale populaire, qui est issue du peuple, s’est engagée à respecter la volonté populaire. Peuple et Armée ne font qu’un, au demeurant pour entamer ce nouveau parcours et atteindre les perspectives assignées. Un pays qui désire vivre par l’exploitation rationnelle de ses potentialités matérielles et humaines et s’épanouir par l’esprit de créativité de ses enfants sans exclusion, ni autre forme de marginalisation. Un pays soucieux de s’adapter à un monde perpétuellement en évolution. C’est pour l’ensemble de ces raisons que cette date restera marquée dans la mémoire collective pour constituer une référence et un repère dans la consécration réelle et effective de la souveraineté populaire.

Plantation d’arbres

La journée nationale de la Fraternité et de la Cohésion peuple-armée pour la démocratie, décrétée par le président de la République a été marquée par de nombreuses activités. Pour la circonstance des arbres ont été plantés au grand jardin public en hommage à ce mouvement populaire dans une ambiance conviviale qui a mobilisé une grande foule. Une conférence a été ensuite animée par des enseignants universitaires sur le Hirak, au cours de laquelle il a été relevé son aspect pacifique et son accompagnement par l’Armée nationale populaire. «Il faut être fier de notre armée qui est issue du peuple», ont déclaré les conférenciers avant de se pencher sur ce phénomène social qui s’est illustré par sa maturité et son sens de la responsabilité.
A. Bellaha

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Bordj Bou-Arréridj
«Djeich-chaâb, khawa-khawa»

La célébration du premier anniversaire du Hirak a eu lieu à la salle Bachir-Ibrahimi avec une exposition de photos retraçant l’événement visitée par des cadres de la wilaya, des membres de la société civile, des citoyens et les autorités locales avec à leur tête le wali. Un monologue réalisé par la compagnie théâtrale Mimissis et une opérette intitulée les Enfants de l’Algérie de l’association des pionniers du théâtre ont été présentés. L’association des amis du savoir a organisé un récital de poèmes portant sur le sujet et des chants patriotiques ont aussi été au programme marqué par la diffusion de vidéos reprenant des discours du commandement de l’ANP. Des sportifs ont été honorés durant la manifestation.
Une marche a été organisée pour souligner que l’esprit du 22 février est toujours vivace. Les  manifestants qui ont sillonné les principales artères du chef-lieu de wilaya ont rappelé leur volonté de parvenir à un changement radical du système. Ils ont repris leurs slogans habituels pour l’instauration d’un Etat de droit et ont même scandé leur détermination à réaliser toutes leurs revendications.
Le tifo qui colle au Hirak au niveau local au point d’être sa principale distinction n’a pas été absent du paysage célébrant le Hirak. Le tifo qui était attendu par des centaines de citoyens se voulait une expression de l’esprit de la journée, à savoir l’unité entre le peuple et l’armée. D’ailleurs les marches étaient marquées par les slogans «Djeich-chaâb, khawa-khawa».
F. D.

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Tizi-Ouzou
Le génie populaire au service du Pays

L’an I du Hirak a été célébré à Tizi-Ouzou dans la ferveur et avec beaucoup de détermination à poursuivre la mobilisation populaire pacifique jusqu’à la concrétisation de toutes les revendications.
Les manifestants revendiquent, entre autres, l’instauration d’un Etat de droit et le respect des libertés fondamentales.
Les habitants de Tizi-Ouzou ont rappelé leur engagement à rester mobilisés pacifiquement jusqu’à l’aboutissement de toutes les revendications. Les milliers de citoyens et citoyennes ont marché, hier et avant-hier, pour dire que le mouvement maintiendra son caractère pacifique et rassembleur.
Pour Mohamed Achir, vice-président de l’APW et enseignant d’économie à l’université Mouloud-Mammeri, le Hirak, qui souffle sa première bougie, «continue avec détermination dans sa voie vers la consécration des libertés démocratiques et la construction d’un État de droit, démocratique et social».
Dans un post sur son compte Facebook, Achir a rappelé que «depuis le 22 février 2019, le peuple a décidé de se réapproprier son projet historique qui a été entamé par le mouvement national depuis la fin du 20e siècle et cristallisé par le 1er novembre 1954». «Le peuple a re-convoqué son esprit de résistance, son unité et sa solidarité dans l'action collective et l’auto-organisation et s’est réapproprié la rue en la transformant en espace public de discussion, de revendication et de délibération permanente», souligne-t-il, indiquant que c’est là «un cadre politique référentiel». Chaque vendredi, «la repolitisation gagne du terrain et l’inventivité de la jeunesse révèle le génie du peuple», a encore soutenu l’universitaire.
Pour sa part, le wali, Mahmoud Djemaa, accompagné de cadres, d’élus, de membres de la famille révolutionnaire et de représentants du mouvement associatif, s’est recueilli à la mémoire des martyrs de la Révolution de Novembre à M’Douha.
Bel. Adrar

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Mascara activités
Diverses

La célébration du 1er anniversaire du Hirak populaire, a donné lieu a diverses activités sportives et culturelles à travers le territoire de la wilaya de Mascara. Des festivités marquant cet événement important dans la vie politique de la nouvelle Algérie. Une foule compacte de manifestants s’est rassemblée, hier après-midi, près de la place Emir Abdelkader au cœur du chef-lieu de wilaya, point de rassemblement emblématique depuis un an, mais aussi à la maison de la culture de la ville de Mascara. Cette commémoration a vu également des visites d’inspection des autorités locales dans plusieurs sites, notamment le quartier des 118 logements et la nouvelle cité d’habitation de Medber ainsi que l’inauguration de jardins publics et de stades de proximité. «Le Hirak, qui a fêté son premier anniversaire, s’est imposé comme un phénomène de société. Il est ancré dans la dynamique sociale», soutient B.B., professeur d’histoire à l’université Mustapha-Stambouli. Le 22 février institué «journée nationale de la Fraternité et de la Cohésion entre le peuple et son armée pour la démocratie» par le chef de l’Etat, porte les aspirations populaires légitimes à travers un mouvement social auquel a répondu de façon tout aussi exceptionnel la maturité de nos forces armées», relève un activiste qui a participé à toutes les marches dans la région des Béni Chougrane.
A. Ghomchi

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Sétif
Un acquis du peuple et de l’Algérie

Pour marquer l’anniversaire du 22 février, de nombreux représentants du mouvement associatif et autres responsables dans différents secteurs d’activité de la cité du 8-Mai-1945 se sont rencontrés, hier, à la maison de la culture Houari-Boumediène de Sétif.
Une rencontre précédée, vendredi, par diverses activités et manifestations pour fêter cet acquis du peuple, qu’est le Hirak, dans sa dimension pacifique qui a émerveillé le monde, attesté de l’unité du peuple et placer l’intérêt de la nation au-dessus de toute autre considération, en refusant toute ingérence et en appelant à la symbiose peuple-armée.
A la maison de la culture, cette initiative citoyenne immortalise ce sursaut citoyen, accompagné par l’institution militaire, qui a permis à l’Etat-nation de rester debout.
Le wali de Sétif, Mohamed Belkateb, a expliqué la portée d’une telle rencontre qui va dans le sens du resserrement des rangs des enfants du pays et qui vise à apporter sa contribution au programme du président de la République.
Un vibrant hommage est rendu au défunt le général major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, pour ses positions aux côtés du peuple et l’œuvre qu’il a accomplie à la tête de cette institution pour sauver l’Algérie.
C’est ce même sentiment qui animait tous ceux qui ont investi la maison de la culture pour célébrer cet acquis, renforcer les liens de fraternité et ancrer l’esprit de solidarité entre le peuple et l’Armée nationale populaire, digne héritière de l’ALN.
    F. Zoghbi

 

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