lundi 01 juin 2020 01:17:54

Atelier sur la presse électronique : Les trois principaux engagements du ministre de la Communication

Assainir le secteur des forces «extra-professionnelles»

PUBLIE LE : 20-02-2020 | 15:30
D.R
Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, a appelé, jeudi à l’Ecole nationale des sciences de l’information et de journalisme (ENSJ) d’Alger, les journaux électroniques à «régulariser leur situation juridique en coordination avec le ministère de la Communication».
Dans son allocution d’ouverture des travaux du premier atelier interactif sous le thème «Presse électronique : Réalité et perspectives», le ministre a plaidé pour un contenu algérien fort sur le web, soulignant que «la presse électronique en Algérie est un domaine naissant qui a besoin de soutien et d'accompagnement et d'un développement sécurisé et organisé, lui permettant de consolider les acquis en la matière, et de moderniser en permanence l'innovation dans le domaine de la communication, un secteur souverain, stratégique, vital et lié à un sujet sensible, à savoir la production d'un contenu algérien présent en force sur la toile». 
Ce constat nécessite de combler le vide et de déterminer les critères d'organisation et de réglementation de la presse électronique, «devenu un des moyens les plus prisés par les professionnels de la presse écrite en Algérie, au vu de ses avantages économiques et des informations instantanées qu'elle assure», a-t-il poursuivi.
 
Seuls 40 sites, parmi 150 autorisés 
 
Le ministre a révélé, par ailleurs, qu’il y a 23 millions d’internautes en Algérie et 150 sites Internet, dont seulement 40 sont autorisés par le ministère de la Communication. «C’est ce type de presse activant dans un vide juridique qui a créé une situation caractérisée par le déséquilibre, l’anarchie et la désorganisation», a-t-il souligné. Dans ce cadre, il a appelé les enseignants-chercheurs et les professionnels du secteur à faire un état des lieux dans les plus brefs délais, afin d’enrichir la feuille de route du ministère de la Communication, pour avoir un cadre organisationnel et un environnement développé en permanence et réglementer la presse électronique avec le recours aux compétences existantes dans la prise de toute décision et les études spécialisées». 
Cet «atelier vise à collecter des données sur la presse électronique en Algérie et à fournir des caractéristiques à ce nouveau média», a-t-il indiqué.
 
Le projet de loi sur la publicité prêt avant fin 2020 
 
A la clôture des débats, le ministre a annoncé l’organisation d’un atelier sur la publicité avant la fin de l’année. «Le projet de loi sur la publicité sera prêt avant la fin 2020», a-t-il dit, en réponse aux préoccupations principales des participants et intervenants qui ont évoqué le problème de la publicité. M. Belhimer a rassuré les professionnels que «la publicité sera dotée d’une législation spéciale avant la fin 2020. Elle prendra en charge plusieurs aspects, notamment le monopole dans la distribution de la publicité, les spécificités de la société algérienne et des questions d'ordre économique et social ». Dans ce sens, le ministre a insisté sur l’importance de la mise en place d’un «organe de régulation de la presse», qui s’appuiera sur trois dispositifs «dont la mission consistera en le suivi de la publicité et l’impression (tirage), la carte de presse et le contrôle de l’éthique à travers des mécanismes efficaces». Sur ce dernier point, M. Belhimer a mis l’accent sur des mécanismes «non juridiques» pour le contrôle de la pratique journalistique et le règlement des conflits à travers la médiation et l’arbitrage. Evoquant l’autorité de régulation de la presse écrite, le ministre a relevé qu’il y avait «erreur »dans la loi organique sur l’information de 2012, notamment dans l’article qui stipule la création d’une autorité de régulation de la presse écrite , rappelant, dans cet ordre d’idées, l’engagement de son département à la création d’un Conseil national de la presse chargé de la régulation de toute la presse. Le ministre a conclu son intervention par un dernier engagement qui constitue la revendication principale des professionnels des médias : « Assainir le secteur des forces extra-professionnelles », a-t-il assuré.
 
Les engagements du ministre de la Poste 
 
De son côté, le ministre de la Poste et des Télécommunications, M. Brahim Boumzar, s'est engagé «à œuvrer à l'accompagnement du ministère de la Communication et la corporation de la presse, en garantissant une infrastructure de base, afin de répondre aux aspirations des jeunes». Il a ajouté que, dans le cadre de la rupture avec les pratiques du passé, il sera procédé à un changement de modèle économique et au lancement de nouvelles offres innovantes pour l’hébergement et la facilitation ainsi que l’amélioration de l’accès à internet, et ce, en réponse aux préoccupations des participants à cet atelier. Le ministre a souligné, que «les médias électroniques, qui sont totalement différents de la presse écrite et audiovisuelle, nécessitent des bases juridiques adaptées à leurs spécificités». Il a, dans ce sens, annoncé la disponibilité de son département à organiser des cycles de formation au profit des professionnels intéressés par les nouvelles techniques de l'information.
A l’occasion, M. Boumzar n’a pas manqué de mettre en exergue la performance des services internet algériens, notamment pour ce qui est de la protection des contenus. 
«Les opérateurs sont sommés de ne divulguer les secrets des abonnés que sur demande des pouvoirs judiciaires. Ce sont des acquis constitutionnels», souligne-t-il, relevant une prise de conscience des enjeux et défis. Le ministre a appelé, enfin, au lancement d’une réflexion avec les Start-up pour améliorer les prestations et les offres.
Neila Benrahal 
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