vendredi 28 fvrier 2020 10:23:56

Transport maritime: Vers la réduction des délais du transit aux ports à cinq jours (P-DG Serport)

La durée maximale du séjour des marchandises aux ports algériens sera réduite prochainement à cinq jours dans l’objectif de diminuer les coûts du transit et mieux maîtriser les flux, a indiqué le PDG du groupe Services portuaires (Serport), Djelloul Achour.

PUBLIE LE : 13-02-2020 | 14:00
D.R

"Nous nous sommes promis avec les services des douanes d’aller vers davantage de rigueur dans la gestion du transit et nous comptons limiter sa durée à cinq jours contre 21 jours actuellement", a déclaré à l’APS M. Achour.

Ainsi, il sera fait obligation pour les opérateurs du commerce international d’accomplir leurs formalités dans un délai de cinq jours, en vertu d’un texte réglementaire qui sera promulgué prochainement.

Interrogé sur la faisabilité de cette démarche, le PDG a expliqué que le projet de digitalisation, en cours ,des ports va permettre de faciliter le traitement qui va commencer avant même l’arrivé des conteneurs.

Les ports vont également améliorer leur organisation afin de permettre la réception, le dédouanement et l’acheminement des marchandises à leurs bénéficiaires dans les meilleurs délais.

Dans ce cadre, Serport étudie des nouvelles solutions en partenariat avec la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) permettant de livrer directement le conteneur qui arrive au port, vers son bénéficiaire qui le réceptionne au niveau des plateformes logistiques extra-portuaires connectées aux réseaux ferroviaires.

Après la réception des marchandises, le conteneur sera restitué au niveau de la plateforme et reconduit ensuite vers le port, ce qui permettra de réduire sensiblement la facture des surestaries (les indemnités que l'affréteur doit payer au propriétaire du navire quand le temps de chargement ou déchargement dépasse le temps contractuel de planche).

M. Achour, précise que les charges de l’opération de transport vers les plateformes seront supportées par les entreprises portuaires à travers leurs filiales logistiques.

Le groupe Serport a déjà investi dans ce genre de plateformes à l’instar de celle de Tixter qui assure la logistique et le transport intermodal entre le port de Béjaia et la zone industriel de Bordj Bou Arreridj.

 

            Les ports secs seront en sous-activité

 

Le P-DG de Serport estime, par ailleurs, que la réduction des délais de transit à la faveur de la digitalisation et la multiplication des plateformes extra-portuaires connectées aux réseaux ferroviaires, les ports secs vont devoir changer de vocation.

"La notion des ports secs a été introduite dans un contexte particulier pour faire face à un trafic supplémentaire enregistrés dans le passé. Ils sont venus soutenir l’activité dans les ports, mais avec notre projet de réduire les délais de passage, ils vont certainement rentrer dans une phase de sous-activité", soutient-il.

Dans ce sens, M. Achour propose d’ériger les ports secs en plateformes logistiques avec un dispositif juridique permettant d’exercer des activités de manufacture et de préparation pour l’exportation des produits nationaux notamment agricoles et industrielle (empotage, groupage, conditionnement,

emballage)."Avec les perspectives actuelles d’exportation, ces ports secs peuvent se ressourcer et devenir des plateformes de transfert de marchandises, où beaucoup d’activités peuvent se développer comme soutien à l’export", a-t-il noté.(APS) 

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