vendredi 28 fvrier 2020 11:08:59

Montage automobile et financement occulte de partis et de la campagne électorale :Le procès en appel reporté au 26 Février

Le procès en appel de l’affaire du montage automobile, dans laquelle sont impliqués des ex- responsables et hommes d’affaires, a été reporté,mercredi, au 26 février prochain.

PUBLIE LE : 12-02-2020 | 16:25
D.R

 

 

Une ambiance particulière régnait à la Cour d’Alger. Un dispositif sécuritaire impressionnant a été mis en place. Des policiers tous grades confondus, notamment ceux des unités du maintien de l’ordre (UMO), étaient fortement déployés à l’entrée de la Cour. L’accès a été autorisé juste aux justiciables qui doivent présenter les convocations. Dans la salle 1, situé au 1e étage de la Cour d’Alger, qui devrait abriter le procès, les policiers sont également  fortement présents. A 9h 30, la salle est archicomble. L’ancien wali de Boumerdes, Mostaganem et Tipaza, Nouria Zerhouni , est déjà là avec le représentant d’Emin Auto et Achaibou ainsi que des accusés en liberté. Des justiciables sont également présents. Plus de 60 avocats peinaient à trouver place. Ainsi, le procès se déroule  dans une audience publique et ordinaire et non pas spéciale.

A 10h : 07 , le président de l’audience, le magistrat Abdelaziz Ayad, accompagné de deux conseillers, la greffière et le Procureur Général, annonce l’ouverture des audiences. Il rend d’abord, les verdicts dans des affaires précédentes avant de poursuivre les procès,  dont une affaire de blanchiment d’argent dans laquelle est poursuivi Antri Bouzar, un bijoutier ainsi que des affaires de consommation de psychotropes et port d’armes prohibées. Des avocats du collectif de la défense des accusés ont annoncé à la presse, avant l’ouverture du procès, qu’ils vont demander le report en raison de la désorganisation.

Ce n’est que vers 12 :04 minutes  que les accusés dans l’affaire du montage automobile et financement occulte de partis et de la campagne électorale d'avril 2019, sont arrivés dans la salle après la levée de l’audience par le tribunal.

L’ancien ministre du Transport, Abdelghani Zaalane, était le premier arrivé,   suivi de l’ancien ministre de l’Industrie, Mahdjoub Bedda . L’homme d’affaires Ali Haddad  saluait ses proches présents dans la salle alors que l’ancien Premier ministre, Ahmed Ouyahia,  escorté par un policier qui lui a enlevé les menottes, a lancé «Salam alikoum». L’ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal, s’est avancé souriant  vers le box où se trouvait son fils Farés. Les hommes d’affaires, Arbaoui et Bairi , ainsi que l’ancien P-DG, Achour Aboud, et les autres accusés en détention ont rejoint la salle en dernier.

A 12h : 12mn, reprise de l’audience. Le magistrat a commencé  par l’appel des accusés. C’est l’ancien Ahmed Ouyahia qui s’est présenté en premier à la barre. Entouré de ses avocats, il semblait amaigri. Le juge a demandé aux policiers de ramener des chaises pour les accusés restés debout. Faute d’organisation, le juge a décidé la levée de l’audience vers 12h :17 mn.  Il est revenu vers 12h :30 mn pour confirmation de la présence de tous les accusés et la constitution de la défense ainsi que les représentants de la partie civile. Suite à cette procédure, le tribunal a annoncé le report de l’examen de cette affaire au 26 février prochain. Les accusés en détention ont été transférés à bord de deux fourgons vers la prison d’El Harrach sous escorte des éléments de l’unité spéciale de la police, la Brigade de Recherches et d’Intervention, a-t-on constaté.

Dans une déclaration à la presse, Me Abdelmadjid Selini, membre du collectif de la défense, a précisé  que le procès n’a pas eu lieu, suite à la demande de certains avocats qui se sont constitués récemment et n’ont pas eu accès au dossier. S’agissant du déroulement du procès dans une audience spéciale, Me Selini a soutenu  que cela relève de la Cour. «C’est nécessaire en raison de l’importance du dossier et du nombre importants des accusés et avocats», a-t-il dit.

De son côté, Me Nadjib Bitam   a expliqué   que la décision du renvoi du procès a été décidée  suite à une concertation entre le juge , le parquet et la défense . «Il n y a rien d’exceptionnel dans cette décision», dit-il,   précisant qu’il s’agit d’un procès en appel,  soit la révision des verdicts prononcés par le tribunal de Sidi M’Hamed. « Nous espérons  des allégements des peines et des acquittements», a-t-il dit.

Ce procès intervient suite à l'appel introduit  par le Parquet et le collectif de défense contre le verdict prononcé  le 10 décembre dernier par le Tribunal de Sidi M'hamed, condamnant entre autres,  l'ancien ministre de l’industrie , Bouchouareb Abdessalem à une peine de 20 ans de prison ferme par contumace assortie d'une amende avec émission d'un mandat d'arrêt international à son encontre et  Ahmed Ouyahia à une peine de 15 ans de prison ferme assortie d'une amende de deux millions de DA, avec confiscation de tous leurs biens. Quant à l'ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal, il a été condamné à une peine de 12 ans de prison ferme assortie d'une amende d'un million DA.

Neila Benrahal

 

Le P-DG du groupe Benamor devant le tribunal de Sidi M’Hamed

La justice ouvre le dossier de l’industrie agroalimentaire

Alors que les instructions judiciaires dans les affaires du montage automobile sont en cours d’achèvement au niveau du tribunal de Sidi M’Hamed, la justice a décidé de se pencher sur la filière de l’industrie agroalimentaire et la poursuite des enquêtes sur le financement

En effet le P-DG du groupe Benamor, Mohamed Laid Benamor,  a comparu, hier, avec son frère Réda et 18 autres dont deux ex -ministres et des ex- cadres du ministère de l’Industrie et un ex P-DG groupe ERIAD, devant le juge d’instruction de la 5e chambre près le tribunal de Sidi M’Hamed. La présentation a été faite suite à l’enquête diligentée par la section de recherches du groupement territorial de la GN d’Alger.

Les investigations ont porté essentiellement, selon une source proche du dossier, sur des infractions à la législation relative à la monnaie et au mouvement des capitaux de et vers l’étranger  et  conclusion de marchés et de contrats grâce à l’autorité et l’influence de l’agent public dans le but d’obtenir des avantages.

L’enquête s’est penchée également sur les sociétés appartenant à Benamor , notamment la société General Food Company, SPA Algérie  Benamor CSEC INVEST ainsi que le complexe public agro-alimentaire de Corso.

Hier, plus de 10 véhicules et fourgons de la GN  étaient cantonnés devant le tribunal de Sidi M’Hamed. Les auditions se sont poursuivies jusqu’à une heure tardive de la soirée.  A l’heure où  nous mettons sous presse, le juge d’instruction n’a pas encore  rendu ses décisions. Pour rappel, le patron du groupe Benamor et son frère a  faisaient déjà l’objet d’interdiction  de sortie du territoire national (ISTN).

Neila Benrahal

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