dimanche 05 avril 2020 03:08:05

Plan d’action du gouvernement: Le texte présenté ce Mardi à l’ APN

Le projet de plan d'action du gouvernement, dont les axes majeurs s'articulent autour du programme du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, sera soumis aujourd'hui à l'Assemblée populaire nationale (APN). Le Plan d’action du gouvernement pour l’exécution du programme du président de la République a été adopté jeudi dernier en Conseil des ministres.

PUBLIE LE : 10-02-2020 | 18:08
D.R

N'étant pas un plan détaillé sériant toutes les actions à venir secteur par secteur, avec des objectifs précis et un échéancier de réalisation, le Plan d’action du gouvernement, sera sans doute débattu et enrichi comme vision stratégique et démarche par lesquelles le gouvernement assurera la prise en charge des besoin vitaux du pays, en termes de développement socioéconomique. Cela dit, les différents volets seront examinés. Le Premier ministre, M. Abdelaziz Djerad a appelé «l’ensemble des départements ministériels à œuvrer à affiner les politiques et les programmes à mettre en place en les déclinant, dans le détail, sur leurs feuilles de route respectives qui seront établies après l’adoption du Plan d’action par les deux Chambres du Parlement». Son adoption et ensuite sa mise en œuvre permettra à l'économie nationale de passer à une autre étape de croissance et de transformation socioéconomique. Son ambition est claire : sortir le pays de la crise, explorer d'autres pistes de développement et de croissance économique, et enfin réaliser le progrès social et instaurer la justice. Il convient de noter que le Premier ministre, s'est engagé à réaliser des réformes qui concernent d'abord les secteurs stratégiques, dont les retombées en termes de réalisation seront tout de suite ressenties par les citoyens, à l'instar des secteurs de l'éducation, de la santé et de l'économie, donné par le diagnostic établi comme prioritaires. Dès son installation à agir avec souplesse et s'est dit favorable au dialogue avec tous les acteurs de la société.C'est nouvelle étape décisive pour le pays qui a besoin en ce moment d'une transformation économique profonde. L'économie peine à croître au même rythme que les années précédentes, d'où l'importance accordée d'abord à la création et à la relance des entreprises qui créent de l'emploi et qui ont les moyens d'innover et aller vers la conquête des parts de marché. La vision que défendra le gouvernement Djerad devrait correspondre à la réalité du pays, et donc son intérêt est de générer du profit pour l'ensemble de la société.Dans le domaine économique, il s'agit de permettre aux entreprises de grandir et de créer plus d’emplois, en levant tous les verrous qui les empêchent d'avancer. La nouvelle vision économique préconisée par le Chef de l'Etat ambitionne essentiellement de mettre en œuvre des actions et des mesures qui permettront de passer à une diversification économique rapide et accrue, à des entreprises compétitives et efficace pour sortir à terme de la dépendance aux hydrocarbures.

Farid Bouyahia

Nouveau mode de gouvernance :Rigueur et transparence

Un nouveau mode de gouvernance empreint de «rigueur et de transparence», marquant une rupture radicale avec les anciens modes de gouvernance ayant conduit à de graves déviations et dérives, est prôné par le gouvernement, est-il mentionné dans son projet de Plan d'action qui sera présenté mardi par le Premier ministre Abdelaziz Djerad devant l'Assemblée populaire nationale (APN).

Ce nouveau mode de gouvernance prévoit notamment la refonte du dispositif législatif d’organisation des élections, la moralisation de la vie publique et la refonte de l’organisation et des modes de gestion de l’Etat et de ses démembrements, est-il noté.

Le mode de gouvernance des institutions publiques, adopté jusque-là, a montré ses limites pour assurer aux citoyens les progrès sociaux, économiques et politiques à la hauteur des aspirations de la société, est-il souligné dans le document.

Le premier volet de ce nouveau mode de gouvernance a trait à une refonte du dispositif législatif d’organisation des élections. A cet effet, le gouvernement veillera à concrétiser, dès l’aboutissement de la révision constitutionnelle, l’engagement du président de la République de revoir d’une manière profonde, l’ensemble du dispositif d’organisation des élections dans l’objectif est d’en faire un «véritable moyen d’expression de la volonté populaire».

En ce sens, le gouvernement compte renforcer le caractère inclusif de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) dans le souci de consolider le processus démocratique du pays, à travers l’enracinement des principes de neutralité, de régularité, de transparence et de crédibilité des opérations électorales.

La refonte du dispositif législatif encadrant les élections permettra de consacrer définitivement le retrait de l’administration du processus d’organisation des élections, à travers la mise en place des mécanismes nécessaires à même de garantir l’indépendance totale de cette autorité vis-à-vis du pouvoir exécutif et judiciaire, note le document.

Il s’engage également à prévoir, dans le projet de révision du dispositif légal encadrant le régime électoral, un ensemble de mesures dont l’objectif est de favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’élus compétents et intègres.

 

                                   =Moralisation de la vie publique et lutte sans merci contre la corruption =

 

Le deuxième volet a trait à la lutte contre la corruption. En effet, le gouvernement compte inscrire la lutte contre la corruption dans toutes ses formes, la moralisation et la transparence de l’action publique, au cœur du processus de réforme des services de l’Etat, souligne le document.

Il s'engage ainsi à «mener une lutte résolue contre la corruption, le népotisme et le clientélisme» et en fera «un engagement ferme et un axe d’action prioritaire.

Il s'agit de la révision des dispositions de la loi relative à la lutte contre la corruption, à travers notamment la création d'une Agence nationale dédiée à cet effet, la requalification de la notion de transaction dans certaines affaires de corruption impliquant les personnes morales, dans l'objectif d’un recouvrement rapide des biens détournés.

Il est également prévu de mettre en place des dispositions législatives concernant la protection des lanceurs d'alerte et d'un dispositif complémentaire concernant les conflits d'intérêt dans les secteurs public et privé ainsi que la limitation du nombre de mandats dans les organisations professionnelles et les associations à caractère non politique, financées par le Trésor public, de même que le durcissement des peines pécuniaires prononcées contre les personnes morales dans les infractions de corruption.

S'agissant de l’amélioration du système de suivi, de contrôle et d’audit, le gouvernement s’engage à renforcer les missions des organes de contrôle de l’Etat, notamment la Cour des comptes et l’Inspection générale des finances. Il envisage de rendre accessibles les données publiques à travers l'Open data, pour mettre en place un système performant de production de données de statistiques publiques et réunir les conditions nécessaires au développement d’une économie numérique.

           

                                   =Refonte de l’organisation et des modes de gestion de l’Etat =

 

Le gouvernement a inscrit la refonte de l’organisation et des modes de gestion de l’Etat, comme «axe prioritaire» de son action, est-il mentionné dans le Plan d'action de l'Exécutif.

Ainsi, la refonte de l’organisation de l’administration publique passe par la réorganisation, la réhabilitation et la modernisation des grands services de l’Etat, des administrations centrales et des établissements publics afin de les adapter aux exigences de l’efficacité et de l’efficience.

Cet objectif sera atteint à travers notamment la réhabilitation des organismes d’aide à la gouvernance, notamment les autorités de régulation, en consolidant leur indépendance et en les dotant des moyens nécessaires à l’accomplissement de leurs missions et une meilleure définition des prérogatives et des compétences respectives de l’Etat et des collectivités territoriales.

Il s'agit aussi d'une redéfinition du rôle de chaque échelon territorial (commune, daïra et circonscription administrative), de la révision profonde du Code de la commune et de la wilaya, la mise en place effective des wilayas nouvellement créées et l’élaboration d’un nouveau découpage administratif, à travers la création de nouvelles communes.

 

Secteur de la justice :L'indépendance de la justice au cœur des priorités

Le projet de plan d'action du gouvernement qui sera présenté mardi devant le Parlement ambitionne de renforcer l'indépendance de la Justice, d'améliorer la qualité de sa décision et la performance du système pénitentiaire, ainsi que de garantir la sécurité des personnes et des biens.

S’inscrivant en droite ligne du programme du Président de la République qui place la consécration de l’indépendance de la justice au cœur de ses priorités, le plan d'action du gouvernement prévoit, dans le cadre de la prochaine révision constitutionnelle, des «réaménagements appropriés de l’arsenal législatif visant notamment à renforcer le droit de la défense, à assurer le respect du principe de proportionnalité des peines, à limiter le recours injustifié à la détention provisoire et à prévenir les erreurs judiciaires».

Selon le document, une révision sera initiée du statut de la magistrature et de la loi régissant le Conseil supérieur de la magistrature ainsi que de la Charte de déontologie de la profession de magistrat et de la fonction d'inspection en vue de «consacrer l'indépendance de la magistrature et de la moralisation du travail judiciaire».

Des mécanismes seront, ainsi, mis en place afin de «protéger l'indépendance du magistrat et de son intégrité et de valoriser son statut».

Le plan d'action du gouvernement prévoit aussi l’introduction de dispositions permettant l'adaptation de la législation algérienne au développement du contentieux et aux nouveaux types de criminalité et ce, par notamment, la révision de la procédure de comparution immédiate ayant généré l'augmentation du taux de la détention provisoire, de sorte à la faire coexister avec la procédure de flagrant délit qui sera réintroduite.

Le plan prévoit également la révision de certaines dispositions régissant les tribunaux à compétence territoriale étendue, ciblant ainsi l'efficacité en matière de direction des investigations, l’extension des mesures de correctionnalisation législative pour certains crimes afin d'apporter une réponse pénale plus rapide, et la révision des dispositions du recours en cassation contre les arrêts de la chambre d'accusation ordonnant le renvoi au tribunal criminel, pour un meilleur respect de la présomption d'innocence et la diminution de la détention provisoire.

Le gouvernement compte aussi, réviser les dispositions relatives au tribunal criminel, concernant sa composition, la nature de ses décisions et ses modes de saisine et ce, en vue de gagner en efficacité, ainsi que les procédures de notification en matière pénale.

Une généralisation de la visioconférence dans les procédures judiciaires, et l’adaptation du découpage des juridictions administratives et la décentralisation de la gestion administrative et financière des juridictions ainsi que l’introduction de la fonction d'audit financier sont également prévues dans le plan d'action du gouvernement.

 

                                   ---Amélioration de la qualité de la décision de justice---

 

Pour améliorer la qualité de la décision de justice, le plan d'action du gouvernement prévoit le renforcement du rôle de la Cour suprême et du Conseil d'Etat en matière d'unification et de diffusion de la jurisprudence et la généralisation du recours aux peines alternatives à la prison, notamment le travail d'intérêt général.

Dans le cadre de la facilitation de l'accès à la justice et outre la généralisation de la numérisation aux différentes phases du dossier judiciaire, le gouvernement prévoit «l’extension, au profit des usagers de la justice, y compris notre communauté à l'étranger, des prestations électroniques et de l'information à distance, la suppression des procédures de dépôt des différents dossiers, dans le cadre d'une démarche visant la numérisation globale et la suppression progressive du support papier».

Pour améliorer la performance du système pénitentiaire, le gouvernement compte «réviser le code de l'organisation pénitentiaire et ce, en individualisant davantage la peine et en aménageant le mode de réduction de la peine afin d'inciter à la discipline et d'encourager l'insertion sociale».

Il compte également introduire le «système de surveillance électronique (bracelet électronique) comme peine alternative à l'emprisonnement» et le «renforcement en personnel pénitentiaire et l’humanisation des conditions de détention».

Par ailleurs, le gouvernement a placé au centre de son action le renforcement de la sécurité des personnes et des biens et il compte, à cet égard, «renforcer les moyens humains et matériels des services de sécurité pour contrecarrer toute velléité de porter atteinte aux droits des personnes et de la société».

Le gouvernement prévoit, dans ce contexte, de «renforcer la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes», à travers «la modernisation des moyens et méthodes de lutte, une meilleure couverture sécuritaire à travers le territoire national par un maillage adapté, la consolidation de la formation des ressources humaines pour répondre aux objectifs de professionnalisme, l’anticipation et la prévention des risques et menaces».

Il entend également «adapter les méthodes aux nouvelles formes de criminalités émergentes, notamment la cybercriminalité, et le renforcement de la coordination entre les institutions et les services chargés de la protection des personnes et des biens».

 

 

 

 

 

 

Politique étrangère :L’Algérie adoptera une dynamique et proactive

L'Algérie adoptera, sous la conduite du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, une politique étrangère «dynamique et proactive» qui lui assurera une place à la hauteur de sa vocation de «puissance régionale», selon le projet du plan d'action du gouvernement qui sera présenté mardi devant l'Assemblée populaire nationale (APN).

Cette politique extérieure «s’inscrit naturellement» dans le prolongement de la politique de redressement national que le chef de l'Etat s’est engagé à mettre en œuvre au plan interne.

«Notre diplomatie sera évidemment et tout naturellement au service de notre politique globale de renouveau national et d’édification d’une nouvelle République», est-il soulignédans le document.

La nouvelle politique étrangère prônée par le président Tebboune «consistera avant tout à assurer à l’Algérie la place et le rôle qui lui siéent dans le concert des nations, à la hauteur de sa vocation de +puissance régionale+».

La diplomatie algérienne demeurera «fidèle» à sa doctrine et ses principes cardinaux qui ont de tout temps guidé son action, à savoir «le respect de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité des Etats, la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats, le respect des règles de bon voisinage, le règlement pacifique des différends et le soutien aux causes justes».

L'action diplomatique de l’Algérie se déploiera, ainsi, sous le triptyque «souveraineté, sécurité et développement» pour la défense des intérêts suprêmes de la Nation, la préservation de la sécurité nationale et de  l'indépendance de décision et pour la mobilisation du partenariat étranger et de la coopération au service du développement du pays.

Le gouvernement s'engage, à ce titre, à «œuvrer pour la concrétisation des grandes orientations et des priorités de la politique extérieure en accordant un intérêt particulier à l’Afrique, en accentuant notre influence dans notre voisinage immédiat dans la région du Sahel et du Maghreb».

La politique extérieure de l’Algérie devrait, à ce propos, «s’investir pleinement et en priorité dans la promotion des dynamiques de coopération, d’association et d’intégration dans tous les ensembles auxquels l’Algérie appartient que sont le Maghreb, le Sahel, l’Afrique, le monde arabe, la communauté islamique et l’espace méditerranéen».

Une stratégie de renforcement de la présence de l'Algérie dans les structures exécutives des organisations régionales et internationales dont il est membre «sera mise en œuvre».

Le plan d'action du gouvernement prévoit également une «évaluation des relations avec les partenaires stratégiques de l’Algérie pour positionner notre pays en tant que puissance d’équilibre».

«Les considérations de pragmatisme et de préservation des intérêts de notre pays doivent désormais présider aux interactions avec les partenaires étrangers de l’Algérie dans une approche gagnant-gagnant», est-il préconisé.

 

                               ---Vers une refonte de l'appareil diplomatique---

 

Le gouvernement annonce, dans son plan, une refonte de l'appareil diplomatique pour «qu’il soit à même de s’acquitter de ses missions classiques ainsi que de diplomatie économique dynamique au service des intérêts économiques et de développement de l’Algérie».

«Des ajustements bien étudiés» devraient être opérés à travers, notamment, «la révision de la carte diplomatique et des méthodes de fonctionnement», en vue de «mettre à contribution notre réseau diplomatique et consulaire pour la construction d’une économie nationale forte et diversifiée, génératrice de croissance inclusive et créatrice d’emplois et de valeur ajoutée».

Une agence de coopération et de développement sera créée pour soutenir la nouvelle orientation économique de la diplomatie algérienne et devrait même être «l’outil privilégié de la diplomatie économique et des actions humanitaires de notre pays en Afrique notamment, en accompagnant et en conseillant les opérateurs économiques algériens, publics et privés, dans la conduite de leurs investissements et échanges commerciaux internationaux».

La diplomatie algérienne sera appelé à «tirer pleinement profit des espaces économiques dans lesquels elle est partie, notamment la zone de libre-échange continentale africaine et la grande zone de libre-échange arabe, en accentuant son travail d’exploration et de conseil en vue d’améliorer l’accès des opérateurs nationaux aux marchés africains et arabes».

Le plan d'action du gouvernement prévoit, en outre, d'investir le réseau diplomatique et consulaire d’»une mission permanente», celle d’attirer les investissements étrangers, de promouvoir le marché algérien et de promouvoir la destination touristique Algérie.

Il insiste, à cet égard, sur  l’importance d’une «refonte des procédures de délivrance de visas», notamment au profit des hommes d’affaires et des touristes, l’objectif étant de parvenir à mettre en place un système de visa électronique (e-visa).

Le gouvernement compte également mettre en place une «diplomatie culturelle» qui contribuera au rayonnement de l'Algérie à l’international, à travers notamment le développement du réseau des centres et instituts culturels algériens et des écoles algériennes à l’étranger.

Une «diplomatie cultuelle» devant permettre le «rehaussement» de la présence cultuelle algérienne en Afrique et dans le monde est également prévue dans le plan d'action du gouvernement afin de «contribuer à promouvoir un Islam authentique, qui a historiquement prévalu en Algérie, et un discours religieux tolérant et modéré».

Le gouvernement s'engage, par ailleurs, à veiller à «la protection des ressortissants nationaux dans le monde, à la préservation de leurs droits et intérêts, leur sécurité et leur dignité dans les pays d’accueil» et à œuvrer «au renforcement de la relation de nos compatriotes à l’étranger avec la mère patrie et à la prise en compte de leurs préoccupations au plan interne, notamment la circulation des personnes et le rapatriement des dépouilles d’algériens décédés à l’étranger».

Il promet, à ce titre, de moderniser l’administration consulaire et d’introduire le numérique  et l’administration électronique ainsi que la mise en œuvre d’une politique visant à faire émerger un mouvement associatif représentatif et dynamique.

«Plus particulièrement, le gouvernement s’attellera à mobiliser et à impliquer les compétences nationales à l’étranger dans le processus de renouveau national à travers des mécanismes appropriés», est-il souligné dans le document.

 

 

 

Jeunes talents sportifs

Mettre en place une véritable politique de détection

La promotion du sport en milieux scolaire et universitaire figure en bonne place dans le projet du plan d'action du gouvernement, qui sera soumis mardi au Parlement et qui vise à mettre en œuvre une «véritable» politique de détection et de formation des jeunes talents sportifs.

S'inscrivant dans le cadre de la refonte de l'organisation des activités physiques et sportives, le programme du gouvernement, dans son volet sportif, met l'accent également sur le développement du sport communal, féminin et l'handisport.

Il s'agit, selon les projections du gouvernement, à promouvoir «une véritable politique de détection et de formation des jeunes talents sportifs, à travers les structures spécialisées créées à cet effet (lycées sportifs, centres de préparation de l'élite et écoles nationales), ainsi que le développement du sport professionnel qui s'inscrit, également, dans la même dynamique des objectifs stratégiques du plan d'action du gouvernement».

Des équipements sportifs d'excellence et de proximité seront réalisés sur l'ensemble du territoire national, avec en prime une «amélioration de leurs dispositifs de gestion dans le sens d'une plus grande flexibilité et d'une implication effective des associations de quartiers», indique le document.

Selon les objectifs de ce plan, la place et la mission de l'éducation physique et sportive seront renforcées par «la révision des rythmes d'études, le renforcement du parc infrastructurel et la

mobilisation de ressources pédagogiques, notamment au niveau du premier palier qui constitue un véritable vivier pour l'émergence des jeunes talents sportifs, garants du renouvellement de l'élite sportive nationale».

           

                                               -- Valoriser le sport d'élite -- 

           

Source de rayonnement de l'Algérie dans le monde, le sport d'élite sera lui aussi hissé au rang de priorité du gouvernement. La nomination d'un secrétaire d'Etat chargé du sport d'élite, en la personne de l'ancien champion du monde et olympique Noureddine Morceli, s'inscrit dans cet objectif.

«Pour cela, il est indispensable de garantir la mise en cohérence des moyens mis en place par les pouvoirs publics sur le plan financier, la formation de l'encadrement de haut niveau, l'application du statut de l'élite et de haut niveau ainsi que la promotion de la médecine du sport et la création du laboratoire antidopage», lit-on dans le texte.

Un accent particulier a été mis sur le renforcement du tissu d'infrastructures sportives de «haut standing» pour la préparation des athlètes d'élite dont les Jeux olympiques et Paralympiques de Tokyo-2020 ainsi que les Jeux méditerranéens Oran-2021 constituent les prochaines objectifs prioritaires.

Le projet du plan d'action du gouvernement, adopté par le dernier Conseil des ministres,  souligne, par ailleurs, que «la moralisation et la bonne gouvernance dans le sport» feront l'objet d'une attention particulière, puisque des «actions de prévention et de sensibilisation seront engagées en relation avec le mouvement sportif associatif» à travers, entre autres, des programmes de prévention et de lutte contre la violence dans les milieux sportifs.

 

Stratégie sportives :Livraison fin 2020 des grands projets de stades

La livraison à la fin de l'année 2020 des grands projets de stades devant accueillir des manifestations internationales à court terme, compte parmi les actions prioritaires du gouvernement dont le programme d'action prévoit une assistance aux clubs professionnels pour qu'ils disposent de leurs propres centres de formation.

le projet de plan d'action vise à mettre à la disposition de l'élite sportive et de haut niveau des infrastructures multidisciplinaires, en adoptant une gestion «souple et efficace».

Ainsi, il est question de l'achèvement, à la fin de cette année, des différents programmes d'investissement, notamment les grands projets de stades, tels ceux de Baraki et Douéra (Alger) ainsi que d'Oran, devant accueillir des manifestations internationales à moyen terme (Jeux méditerranéens 2021 à Oran et Championnat d'Afrique de football des joueurs locaux en 2022, au niveau de quatre villes).

Concernant l'amélioration de la couverture en matière d'infrastructures, le programme du gouvernement prévoit une assistance au profit des clubs professionnels de football à travers la concession de stades et l'octroi de terrains pour la réalisation de leurs stades et infrastructures sportives. «Ceci permettra aux clubs de rentabiliser ces infrastructures et de diversifier les sources de financement», indique-t-on.

Il est prévu également l'élaboration et la mise en oeuvre d'un plan de préservation et d'optimisation du parc infrastructurel existant (plus de 6.000 structures de sport, selon le document), à travers sa réhabilitation et mise à niveau. La mise en place de structures économiques de gestion et d'exploitation des grands ensembles sportifs est aussi inscrite au programme.

 

 

 

 

 

 

           

 

Commerce extérieur :Rétablir l'équilibre de la balance des paiements

Le projet de plan d'action du Gouvernement pour la mise en œuvre du programme du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, compte rétablir l’équilibre de la balance des paiements par la réduction des importations improductives et la promotion des exportations hors hydrocarbures.

Ce rétablissement de l’équilibre de la balance des paiements constitue pour le Gouvernement de Abdelaziz Djerad «une exigence vitale» pour la promotion de la production nationale qui sera notamment consacrée à travers la mise en place de dispositifs juridiques «obligeant» les opérateurs publics et privés et l’ensemble des gestionnaires et ordonnateurs du budget public à recourir aux biens et aux services produits localement, dans le cadre de leurs commandes.

Ces obligations seront notamment matérialisées dans les cahiers des charges relatifs aux marchés publics, précise le plan d'action qui sera présenté mardi à l'APN.

Le Gouvernement poursuivra ainsi une démarche volontariste de régulation et de réduction des importations, en protégeant les produits dont la demande est satisfaite par la production locale.

Par ailleurs, le Gouvernement s’engage fermement à encourager et à accompagner la promotion des exportations hors hydrocarbures, en apportant les appuis nécessaires aux opérateurs économiques dans l’amélioration de leur compétitivité et la création, en tant que de besoin, des consortiums d’exportation.

La promotion des exportations doit se traduire par des mesures de mise à niveau des différents textes législatifs et réglementaires régissant et encadrant l’acte de l’export y compris le troc, selon le même document.

 

                    ==Une profonde révision des accords de libre échange==

 

Par ailleurs, le Gouvernement envisage d’engager une profonde évaluation et révision des accords de libre-échange existants.

A ce titre, il sera procédé à la définition des critères pour la conclusion de nouveaux accords commerciaux préférentiels, l’évaluation des accords multilatéraux et bilatéraux (accord d'association avec l'Union européenne, grande zone arabe de libre échange et accord préférentiel avec la Tunisie), la finalisation de l'adhésion de l'Algérie à la ZLECAF, l’évaluation du processus d'accession de l'Algérie à l'OMC ainsi que la mise en œuvre de la stratégie nationale des exportations.

Quant au commerce intérieur, le Gouvernement veut axer ses efforts, au titre des cinq années prochaines, autour de deux axes fondamentaux, à savoir l’organisation et l’encadrement de ce commerce, à travers notamment la lutte contre le commerce informel, l'assainissement du marché et la moralisation de l'acte de commerce, la densification des équipements commerciaux, la numérisation du secteur commercial, le développement du e-commerce, la révision des cadres législatifs et réglementaires relatifs aux activités commerciales et le renforcement du dialogue et de la concertation avec les partenaires sociaux et professionnels.

 

Produits alimentaires : Équilibrer sa balance commerciale d’ici à 2024 

L’Algérie s’est lancée le défi de réduire le déséquilibre de sa balance commerciale des produits alimentaires et agricoles de base à l’horizon 2024 à travers le développement durable de l’agriculture et de la pêche ainsi que la rationalisation des importations des produits subventionnés, selon le projet de plan d'action du Gouvernement pour la mise en œuvre du programme du Président de la République.

Dans son plan d'action, le Gouvernement ambitionne d’équilibrer sa balance en parvenant à couvrir les besoins de la demande nationale en produits alimentaires de base à travers l’accroissement de la production et de la productivité agricole tout en boostant les exportations par le renforcement du système de certification et de labellisation des produits de terroir.

Ce plan mise également sur le secteur de l’agriculture et de la pêche pour diversifier l’économie nationale et la libérer de sa forte dépendance des hydrocarbures.

Dans sa démarche, il compte procéder par le développement des territoires ruraux et de l’agriculture saharienne et des montagnes tout en veillant à une exploitation durable des ressources naturelles, la protection et la valorisation des espaces naturels et le patrimoine forestier.

«Cela  permettra d’assurer une production accrue de biens et services au profit des populations locales et de l’économie nationale», assure le gouvernement.

Pour concrétiser le développement de ce  nouveau modèle agricole et rural, l’Algérie compte sur l’investissement privé et l’émergence d’une nouvelle génération de producteurs qui devrait contribuer à l’amélioration de la compétitivité des produits agroalimentaires et forestiers et l’intégration des chaines de valeur à l’international, lit-on dans le document.

Le gouvernement compte également encourager l’investissement dans les grands projets agricoles dans le sud et les hauts plateaux et promouvoir le partenariat pour capter les Investissements Directs Etrangers (IDE), notamment dans les filières stratégiques (céréales, oléagineuses, sucre) et le développement des capacités de stockage sous froid et les centres de conditionnement, a ajouté la même source.

 

                         ==Augmenter l'offre nationale en produits halieutiques==

Le secteur de la pêche et des ressources halieutiques revêt également un caractère stratégique pour le gouvernement de par ses ressources qui contribuent largement à l'amélioration de la sécurité alimentaire du pays.

Aussi, l’Algérie entend augmenter l’offre nationale en produits halieutiques, à travers, «la promotion et le développement de l’aquaculture à grande échelle et le développement de la pêche de grand large».

En parallèle, le gouvernement compte améliorer la gestion des activités de pêche maritime, en promettant d’améliorer les conditions socio-économiques des professionnels de la pêche et de l’aquaculture.

Par ailleurs, il envisage d'encourager l’investissement productif dans ce secteur à travers la relance du développement des industries nationales dans ces filières, l’encouragement à la création des PME-PMI dans le domaine de la transformation et de la valorisation des produits halieutiques, ainsi que la promotion d’une industrie nationale de construction de chantiers navals et d’entretien de la flotte.

A ce titre, plusieurs actions pour la redynamisation du secteur de la pêche et des productions halieutiques (2020-2024) seront menées, selon le même document, qui cite entre autres l'accompagnement des projets d'investissement dans l’aquaculture marine, le lancement de l’aquaculture d'eau douce, notamment dans les zones continentale et saharienne, la valorisation de l'aquaculture dans les plans d'eau, particulièrement les barrages, ainsi que la généralisation de l’intégration de la pisciculture à l’agriculture.

Il s'agit aussi de la promotion de zones d'activités intégrées d'aquaculture à ériger en pôles d'excellence, la gestion et l'exploitation responsable de la pêche artisanale et côtière et la relance de l’exploitation durable des pêcheries spécifiques (corail rouge, anguille ...).

 

 

 

Prestations sociales :Améliorer l'accès au logement, à l'eau et l'énergie et aux transports

Le projet de plan d'action du gouvernement pour la mise en œuvre du programme du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, se fixe comme objectif l'intensification des efforts pour améliorer l’accès du citoyen à un logement décent et aux différents services, notamment  l’eau, de l'énergie et les transports.

Ainsi, ce projet prévoit l’achèvement des programmes publics en cours de réalisation, notamment le programme du raccordement de 398.000 foyers en gaz et 112.000 foyers en électricité, les «programmes complémentaires» qui prévoient le raccordement de 10.000 foyers en gaz et 7.000 foyers en électricité, et le raccordement en électricité et en gaz de la nouvelle ville de Draa Errich (4.000 foyers en gaz et 5.000 foyers en électricité).

En matière d’eau potable, l’engagement du président de la République «d’en finir avec les coupures d’eau et de garantir un égal accès des citoyens aux différents services de l’eau à travers l’ensemble du territoire national» sera une priorité du gouvernement pour les cinq années à venir.

Le plan d’action englobe la combinaison du dessalement pour la bande littorale, des interconnexions entre les barrages et les systèmes de transferts, de l’utilisation systématique des eaux et des boues épurées dans l’industrie et l’agriculture et de l’exploitation des ressources souterraines dormantes du Sahara septentrional.

En outre, la capacité nationale de stockage des eaux superficielles sera portée à 10 milliards m3 par la réalisation et la mise en service de nouveaux barrages et l’interconnexion des grands ouvrages et complexes hydrauliques du pays, selon le plan d'action qui souligne par ailleurs que la cadence de réalisation de forages à destination agricole et domestique serait accélérée, «en veillant à préserver les nappes phréatiques de la surexploitation et en permettant leur régénération».

Dans le secteur de l'Habitat, le gouvernement s’engage à intensifier la réalisation de logements en lançant un nouveau programme d'un (1) million de logements, tous segments confondus, avec les équipements d’accompagnement et les viabilités nécessaires, durant le quinquennat 2020-2024 où l’accent sera mis sur les segments d’habitat rural et d’auto-construction dans les lotissements sociaux.

Concernant les projets de logements en cours, le gouvernement veut accélérer leur réalisation en s'appuyant sur la «responsabilisation financière des entrepreneurs».

Le plan prévoit aussi l’éradication totale des bidonvilles, à travers le recensement et la mise en œuvre de nouveaux programmes destinés au relogement des ménages, en mettant en place un système de veille contre les tentatives de prolifération et de récidive.

La prise en charge du vieux bâti et la création d’un marché immobilier, notamment dans le domaine de la location, figurent  également parmi les engagement du gouvernement.

En matière de transport, le gouvernement prévoit de renforcer les réseaux d’infrastructures qui concourent à l’amélioration du cadre de vie du citoyen, à travers notamment la poursuite de la réalisation de projets d’augmentation de capacité du réseau par son dédoublement, des évitements des grandes agglomérations et d’aménagements urbains pour la décongestion de la circulation.

 

 

 

Politique sociale :Une place centrale

La politique sociale occupe une place centrale dans le projet de plan d'action du gouvernement, à travers des mesures susceptibles d'assurer une vie digne au citoyen.

Le gouvernement compte en premier lieu «consolider» le pouvoir d'achat du citoyen, en s'engageant à «revaloriser le salaire national minimum garanti (SNMG), afin d'assurer au citoyen un revenu décent».

A ce titre, le gouvernement engagera, à travers les mécanismes de concertation avec les différents acteurs et partenaires sociaux, la «détermination d'un nouveau SNMG permettant l'amélioration du pouvoir d'achat des citoyens et élaborera les textes nécessaires». Des mesures de défiscalisation seront également, prises à l'endroit des bas revenus.

Concernant la prise en charge des populations vulnérables, il s'agira de «garantir la promotion et l'amélioration de la prise en charge des catégories vulnérables, en développant des mécanismes transparents assurant le ciblage optimal des véritables bénéficiaires, dans un cadre légal et en impliquant le mouvement associatif».

Les actions du gouvernement visent, à cet effet, «la protection et la promotion des personnes aux besoins spécifiques et leur insertion dans la vie active, par l'adoption d'une approche intersectorielle et en collaboration avec le conseil national des personnes à besoins spécifiques».

Il en sera de même pour «la protection et le bien-être des personnes âgées dont l'intégration en milieu familial constitue une priorité visant à assurer la cohésion sociale», par l'encouragement de «la médiation familiale et fournir une assistance pour la prise en charge des ascendants par leurs descendants et consolider les canaux de communication intergénérationnelle».

La protection et la promotion de l'enfance et de l'adolescence, à travers les programmes de solidarité en vue de «préserver l'intérêt suprême de l'enfant et garantir son épanouissement», est également inscrite dans le plan d'action gouvernemental.

Dans ce cadre, le gouvernement œuvrera à «consolider les mesures visant à développer les capacités de l'enfant et à promouvoir sa participation et assurer sa protection des mauvais traitements et des dangers physiques et moraux et de toute forme d'exploitation».

Le plan vise, également, à «renforcer les mécanismes de placement en milieu familial et ce, à travers la promotion du système du recueil légal +KAFALA+», et à «promouvoir les programmes de solidarité destinés aux jeunes par une approche basée sur l'écoute de leurs préoccupations, en impliquant les associations activant dans ce domaine (3.754 associations recensées)».

 

                                               --consolidation du système de sécurité sociale et de retraite

 

 

La préservation et la consolidation du système de sécurité sociale et de retraite sont, quant à elles, inscrites en tant qu'«action prioritaire du gouvernement», qui œuvrera à «l'élargissement de la base cotisante et à l'intégration progressive des personnes actives, occupées au niveau du secteur informel».

Le cadre législatif et réglementaire de la lutte contre la fraude et le contrôle médical «sera renforcé et soutenu, notamment par la mise en place de la cartographie sur les pratiques d'évasion parafiscale».

Par ailleurs, le processus de contractualisation entre les caisses de sécurité sociale et les établissements publics de santé sera engagé, à travers «la généralisation de la phase test de facturation à blanc, avant l'entame progressive de la phase de facturation réelle».

Au titre de la retraite, le gouvernement «encouragera la création de la branche retraite complémentaire au sein de la CNR et de la CASNOS pour améliorer le pouvoir d'achat des retraités bénéficiaires et contribuer au redressement des équilibres financiers de la branche retraite».

Concernant l'accès au logement, le gouvernement «reste déterminé à trouver les réponses idoines en garantissant l'accès du citoyen à un logement décent, selon des formules adaptées, en ciblant en priorité les ménages à faibles revenus».

Dans ce cadre, il «s'engage à intensifier la production de logements, à mobiliser et à orienter plus efficacement les ressources financières nécessaires et à assurer l'équité et la justice sociale».

 

Développement humain : De profondes mesures

Le gouvernement s'engage, à travers son projet de plan d'action, à prendre de profondes mesures pour le développement humain, notamment, en ce qui concerne les secteurs de l'éducation, l'université et la formation professionnelle afin de les hisser aux niveaux et exigences requis. Dans le secteur de l'Education, l'action du gouvernement «sera orientée essentiellement vers la rénovation de l'institution scolaire qui compte un parc infrastructurel de plus de 27.634 établissements accueillant 9.597.267 élèves, encadrés par 479.081 enseignants et 250.533 administratifs».

Il s'agit de «renforcer les actions en matière de démocratisation et d'approfondissement de l'enseignement en vue d'assurer, non seulement l'égal accès de tous à l'éducation, mais également la réussite du plus grand nombre, dans un système éducatif fondé sur l'équité, la qualité et les valeurs éducatives de moralité et d'universalité, faisant de l'école le meilleur moyen d'ascension sociale».

Ces actions s'articulent autour de plusieurs axes relatifs principalement à «l'obligation de scolarité, la refonte pédagogique, l'amélioration de la gouvernance du système éducatif, la professionnalisation des personnels par la formation, le soutien à la scolarité, et le dialogue social».

Pour l'Enseignement supérieur, le plan d'action du gouvernement relève que, les universités, les grandes écoles et les centres de recherche «seront fortement soutenus» pour assurer leur adaptation afin de devenir un cadre d'enseignement, d'épanouissement et d'innovation.

A cet effet, les transformations nécessaires seront engagées pour assurer «un enseignement de qualité, la formation d'élites et de pôles de recherche de référence, à même de répondre aux attentes des entreprises, en leur offrant la ressource humaine».

Le gouvernement s'attèlera, notamment, à «favoriser le développement des pôles d'excellence, en partenariat avec l'entreprise, dans des spécialités en adéquation avec le développement universel des technologies et des métiers et avec les besoins de l'économie nationale».

Il s'agit, également, de «réviser» la carte de formation des domaines et filières pour permettre l'«adéquation» de cursus avec les besoins socio-économiques et les exigences en matière d'encadrement et d'infrastructures, «valoriser» les fonctions et «renforcer» les prérogatives de la pédagogie et de la recherche au niveau de l'organisation des établissements d'enseignement supérieur et en améliorant leur statut, notamment à travers la «mise en place de Comités Pédagogiques Nationaux, par filières».

Les objectifs du gouvernement consistent, aussi, à «accroitre le taux d'utilisation des bourses universitaires à l'étranger, multiplier les échanges universitaires et les jumelages entre universités, diversifier les partenaires et encourager le tourisme scientifique, notamment dans le palier du doctorat».

Le gouvernement s'attelle, dans le même cadre, à «orienter l'université vers les métiers du futur, l'enseignement de l'intelligence artificielle, l'internet des objets, la médecine 2.0, les grandes mutations économiques et géopolitiques, la robotique, le développement humain durable et la transition énergétique nécessaire pour sortir du tout hydrocarbures».

Dans son plan d'action, l'exécutif prévoit aussi de «privilégier graduellement la formation technologique en intégrant le cursus de formation d'ingénieurs au niveau du parcours LMD pour certaines spécialités des sciences techniques et technologiques, réhabiliter et valoriser la mission de formation continue, (et de) mettre en place le Conseil National de la Recherche Scientifique et des Technologies et en faire un vecteur de développement socio-économique».

S'agissant de la Formation professionnelle, les actions du gouvernement seront focalisées, sur «l'amélioration de la qualité de la formation et le renforcement de la formation et de l'enseignement technique, scientifique et technologique».

Elles porteront, en particulier, sur «la promotion des filières de formation technique, scientifique et technologique, la réorganisation du cursus d'enseignement professionnel et du système d'orientation, du certificat de formation professionnelle spécialisée (CFPS) au diplôme de brevet de technicien supérieur (BTS)».

«L'introduction des langues fonctionnelles, notamment l'anglais», au niveau des établissements de formation et d'enseignement professionnels est également inscrite dans le plan d'action.

Il en sera de même pour «la mise en place d'un programme de coopération et d'échanges, de projets de jumelage entre les établissements et avec les établissements de pays leaders dans le domaine de la formation et de l'enseignement professionnels».

 

 

Secteur de la Santé : Assurer  un service de qualité

Le développement du secteur de la Santé est inscrit parmi les priorités du projet de plan d'action du gouvernement, avec des mesures portant notamment sur le renforcement et l'organisation de l'offre de soins afin en vue d'«assurer des services de qualité».

Ce plan «concernera principalement les mesures relatives au renforcement et à l'organisation de l'offre de soins», avec comme objectif principal d'«assurer des services de qualité, dans le respect de la dignité des malades».

Les axes prioritaires du plan du gouvernement seront focalisés sur l'«humanisation» de l'activité de santé, avec «l'amélioration de l'accueil» et de «l'humanisation dans les établissements de santé», notamment au niveau des services des urgences médico-chirurgicales, et la «sensibilisation, la mobilisation et la motivation des professionnels de la santé».

Dans le même cadre, le gouvernement compte «normaliser» l'activité au niveau du secteur privé en tant que secteur «complémentaire» au secteur public, développer le transport aérien dédié aux évacuations pour le Sud et les Hauts Plateaux, et renforcer l'approvisionnement «adéquat» des établissements de santé en médicaments et en équipements.

Les objectifs consistent également à «réunir toutes les conditions permettant de garantir la disponibilité continue des produits pharmaceutiques, notamment les médicaments essentiels».

Pour les mesures relatives à la prévention et la lutte contre les maladies transmissibles, le gouvernement «consolidera» le programme de prévention et de lutte contre les maladies contrôlables par la vaccination, et veillera à maintenir l'Algérie «polio free zone» et sans tétanos maternel et néonatal, éliminer la diphtérie, la rougeole et la rubéole et la consolidation de l'inversion de la tendance évolutive de la tuberculose contagieuse.

En matière de prise en charge des maladies non transmissibles et des risques sanitaires liés à l'environnement et au climat, il est prévu de créer des réseaux de soins avec hiérarchisation de la prise en charge (urgences cardio-vx, cancer, réanimation, AVC, femme gestante...), la promotion du dépistage des cancers, la consolidation du réseau national des registres de cancer et la réduction de l'impact environnemental sur la santé, et la redynamisation du plan national de promotion de la santé mentale et le développement de la greffe d'organes.

Pour la couverture sanitaire dans le Sud et les Hauts Plateaux, le plan prévoit «le développement et le renforcement des programmes spécifiques» aux wilayas de ces régions, à savoir le programme de lutte contre les MTH, le programme de lutte contre la leishmaniose cutanée, l'envenimation scorpionique, le trachome, le paludisme et autres maladies à transmission vectorielle, et les foyers résiduels de bilharziose.

Dans le même cadre, le plan porte sur «le renforcement de la surveillance épidémiologique au niveau des wilayas frontalières, compte tenu des menaces sanitaires émergentes et ré-émergentes à potentiel épidémique, et la création de l'observatoire des maladies tropicales à Tamanrasset».

Dans le domaine de la santé maternelle et infantile, l'objectif consiste en «la réduction accélérée des décès maternels, la consolidation de l'audit des décès maternels, et la mise en œuvre du plan national de réduction accélérée de la mortalité néonatale».

L'industrie pharmaceutique est également inscrite dans ce plan, avec des mesures portant sur le développement des industries du médicament et autres produits à usage médical pour atteindre «70% de la production locale sur les génériques et 30% en produits de spécialité».

 

 

 

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