samedi 19 septembre 2020 12:49:59

Agriculture saharienne : Régler le problème du foncier

Représentant environ 30% du potentiel agricole, l’agriculture saharienne et son développement figurent parmi les priorités du Plan d’action du gouvernement.

PUBLIE LE : 09-02-2020 | 23:00
D.R
La feuille de route, tracée à cet effet, consiste, en premier lieu, à régler les problèmes du foncier et à apurer la situation des exploitations, inexploitées faute d’agrément définitif. 
 
C’est ce qu’a expliqué hier, le ministre délégué en charge de l’Agriculture saharienne, Fouad Chehat, qui s’exprimait sur les ondes de la Radio nationale. Des situations, relève-t-il, qui «freinent la production et qui demandent à être rapidement apurées». M. Chahat précise qu’un délai de 15 jours a été accordé aux directions des services agricoles des 10 wilayas du Sud pour faire le point de la situation, faisant savoir qu’environ 150.000 hectares des terres attribuées sont l’objet de litiges qu’il faut régler par le parachèvement des opérations d’affectation ou par leur restitution. 
«Cela permettra de faire démarrer la production dans les périmètres équipés où l’exploitation est immédiatement possible», a-t-il fait remarquer. 
Selon lui, l’agriculture dans les régions du Sud est à même de fournir entre 45 à 50% de la production agricole nationale, sous réserve, indique-t-il, d'entreprendre une démarche cohérente consistant à conforter les exploitations existantes et à accompagner les exploitations en activité. «Souvent on s’aperçoit que si la production est là, il n’y a pas l’accompagnement en aval. 
La commercialisation est mal organisée, la transformation est également absente. Autant d’aspects qui «pourraient être confortés par la création de vraies filières dans ces zones».  Pour M. Chehat, l’engagement pris ne concerne pas uniquement l’extension des superficies pour assurer la croissance de la production mais il s’agit surtout de promouvoir la productivité. Ainsi, pour dynamiser au mieux les activités agricoles dans ces régions, il estime indispensable d’organiser une exploitation rationnelle et intelligente de l’eau pour éviter sa déperdition par un usage immodéré. «Derrière les orientations générales pour développer l’agriculture au Sahara, nous avons des garde-fous dont le premier est la gestion rationnelle de l’eau», a-t-il dit, faisant savoir que dans les cahiers des charges des nouvelles exploitations, il sera question d’intégrer l’usage de techniques d’irrigation économes et de développer une agriculture intelligente.
Aussi, dans le but de contribuer au plus près au renforcement de l’agriculture saharienne, M. Chehat annonce que l’Etat va continuer à apporter son aide en reliant les exploitations au réseau routier et à fournir à ces dernières l’électricité. 
A propos des oasis ou elles sont développées, il déclare qu’elles constituent le second axe autour duquel son ministère doit se pencher afin de les sauvegarder.
Il relève que les palmeraies doivent être régénérées et que leur système d’approvisionnement en eau (les foggaras) demande à être réparé. 
Salima Ettouahria 
 
 
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