dimanche 05 avril 2020 03:10:37

La pluie se fait rare : Un risque de sécheresse à prendre au sérieux

Cet hiver se montre chiche et rapiat. On est bien loin de cette époque où nos barrages hydrauliques respiraient la «bonne santé».

PUBLIE LE : 09-02-2020 | 0:00
D.R
L’agriculture, au même titre que nos robinets ressentent déjà cette parcimonie inquiétante, qui touche de plus en plus un produit aussi vital que l’eau et avec laquelle il faut s’adapter. 
 
Les services de la météorologie avaient prédit, rappelons-le, une saison hivernale aux températures au dessus de la normale sur le littoral et les hauts-plateaux. Idem pour la pluviométrie, appelée, elle aussi, à subir les caprices de la  nature avec des quantités de précipitations moins et généralement  en deçà des valeurs de référence pour un hiver, censé plutôt être  plus humide. Le mois de décembre et le début de janvier ont enregistré des cumuls de pluie assez faibles pour faire craindre le pire tant pour les récoltes que pour la satisfaction des besoins en eau potable pour une population, de plus en  plus  croissante. Les précipitations se  font rares. 
Et encore une fois, le spectre du stress hydrique plane sur l’Algérie, déjà  habituée à faire face à une sécheresse cyclique, de par sa situation géographique et son climat méditerranéen pour le nord et entre aride  et semi-aride pour le reste du pays. Il faut dire aussi que l’Algérie, tout comme les autres pays, est menacée par le phénomène des changements climatiques et ses effets sur les quantités des averses ainsi que les réserves en eau. Il suffit, peut-être, de savoir que notre pays a  vu chuter sa pluviométrie durant  les dernières décennies de plus  de 30%. Ces nouvelles donnes ont été, du coup,  à l’origine d’un chamboulement pur et simple des saisons et, par ricochet, une augmentation de la menace sur la répartition des ressources en eau, à la fois souterraines et superficielles et ce, à l’échelle  régionale. 
De nos jours, même le nord du pays fait face à une sécheresse alors qu’autrefois, cette partie du territoire recevait des quantités appréciables de précipitations.
Aujourd’hui, faire face aux  changements climatiques demeure le défi majeur de tous les pays, notamment si l’on sait que  les prévisions des spécialistes ne laissent plus de doute sur les dégâts que risque occasionner le  bouleversement climatique, d’où  l’intérêt de s’adapter à ces changements. Certes, l’Algérie s’est dotée d’une stratégie pour  réduire les effets de ce phénomène, en  renforçant son cadre institutionnel et ses plans sectoriels ainsi que son adhésion à la démarche communautaire, néanmoins les manifestations visibles et concrètes  des changements climatiques  devraient nous pousser à revoir les plans d’aménagements et schémas directeurs de nos villes pour éviter d’éventuelles catastrophes.
Samia D.   
 
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