vendredi 28 fvrier 2020 11:28:18

Nouvelles d’Annaba

Une station de traitement de lixiviat sera livrée, au cours du premier trimestre 2020, a-t-on appris auprès du directeur de wilaya de l’environnement, M. Omar Khaber.

PUBLIE LE : 09-02-2020 | 0:00
D.R
Environnement 
Une station de traitement de lixiviat
 
Une station de traitement de lixiviat sera livrée, au cours du premier trimestre 2020, a-t-on appris auprès du directeur de wilaya de l’environnement, M. Omar Khaber. Lancé en mai de l’année écoulée, ce projet, inscrit dans un programme national du ministère de l’Environnement et des Énergies renouvelables, est financé par le fonds national de l’environnement et du littoral (FNEL). Il consiste en la pose et la mise en service de 33 unités de lixiviat pour les centres d’enfouissement technique (CET) ayant une capacité de traitement de 80m3/jour. 
 
La station d’Annaba va être installée au niveau du centre d’enfouissement technique d’El Berka Zerga, commune d’El Bouni, a indiqué M. Khaber, dévoilant, à ce propos, que les travaux de terrassement et de génie civil nécessaires ont été entièrement achevés. La dotation de la station a été réalisée par l’agence nationale des déchets (AND) pour un montant de 18 milliards de centimes. Par ailleurs, la wilaya a enregistré depuis l’année 2012 pas moins de 19 projets d’investissement dans le domaine de l’environnement, dont le taux d’avancement reste très faible, a fait savoir le directeur, révélant que le problème majeur auquel sont confrontés les jeunes investisseurs dans ce créneau concerne le financement.
Cela concerne particulièrement la valorisation des déchets, notamment le plastique. S’agissant des efforts de promotion et la gestion intégrée des déchets, M. Khaber a évoqué une nouvelle stratégie nationale de gestion et de valorisation des déchets à l’horizon 2035. La direction a organisé un atelier régional à Annaba en octobre 2018, ce qui a permis de diffuser l’information par rapport à la problématique de la gestion des déchets. 
Il a été décidé par les autorités de wilaya de créer un pôle de valorisation des déchets qui a été initialement prévu au niveau de la nouvelle-ville de Draâ Errich, mais le site d’implantation pourrait être changé au profit d’un autre endroit situé au CET de Berka Zerga.
Il va y avoir également des mini- pôles de valorisation des déchets dans les zones industrielles où des jeunes investisseurs sont en train de créer des unités de recyclage. Pour ce qui est de l’impact de ces projets, M. Omar Khaber a estimé que les déchets sont une source de richesses. Et d’ajouter que l’un des principaux objectifs de la nouvelle stratégie des pouvoirs publics est d’éliminer définitivement les décharges sauvages et d’aller vers la valorisation. Cela passe systématiquement par l’encouragement du tri sélectif au niveau des quartiers et ménages. Notre interlocuteur cite dans la foulée l’exemple du jeune investisseur Amar Guessasma qui s’est spécialisé dans la récupération du plastique, la seule activité du genre à l’échelle de la wilaya. Ce jeune a contribué d’une manière très significative dans la réussite de la campagne antiplastique lancée par le ministère de l’environnement et des énergies renouvelables, en septembre dernier. 
Dans sa stratégie de travail, ce jeune a commencé par le chef-lieu de wilaya avant de cibler les autres grandes agglomérations, telles El Bouni, Sidi Amar, El Hadjar et Berrahal. 
 
Tri sélectif : 
74 écoles primaires bénéficient de bacs 
 
Pas moins de 74 écoles primaires implantées au chef-lieu de wilaya ont bénéficié de bacs pour la gestion des déchets dans le cadre d’une opération dénommée «Les ambassadeurs du tri sélectif» initiée par la direction communale de l’environnement en collaboration avec celle de wilaya et certains partenaires. Le directeur de wilaya de l’environnement, Omar Khaber, a indiqué que cette opération s’inscrit dans le cadre d’une convention signée entre le ministère de l’environnement et des énergies renouvelables et celui de l’éducation nationale. «Nous sommes en train de mettre cette politique en place. Nous avons mis l’accent sur la préparation de l’élève par rapport à cette nouvelle prise de conscience concernant la gestion des déchets et plus particulièrement le tri sélectif.» 
«La commune d’Annaba a acquis des bacs au profit de 74 écoles primaires. Nous avons eu le privilège de les accompagner par un cours qui s’intitule ‘’Les ambassadeurs de tri sélectif’’», a-t-il indiqué. Lancée fin du mois de janvier passé à partir de l’école primaire El-Wiam, au chef- lieu de wilaya, cette initiative va se généraliser pour cibler l’ensemble des 11 communes, selon Omar Khaber qui s’est félicité de cette initiative, affirmant que l’opération s’inscrit dans la continuité des efforts consentis entre les différents partenaires pour la valorisation des déchets qui ont permis à la wilaya de décrocher, en 2019, le premier prix de la ville verte à l’échelle nationale.
Agriculture
La campagne oléicole bat son plein 
 
La cueillette des olives se poursuit à travers la wilaya et aborde sa dernière étape pour cibler un total de 726 hectares en fin de campagne lancée début novembre. La production récoltée a atteint jusqu'à ce jour, 14.782 quintaux d’olives, soit un taux de 95%, a indiqué le directeur des services agricoles (DSA), Seghir Boukhatem, précisant que 11. 755 quintaux destinés à la trituration ont donné 213.900 litres avec un rendement moyen de 18,20 litres d’huile par quintal. La DSA table sur une production de 15. 700 quintaux d’olives. Les vergers d’olives sont implantés dans les zones montagneuses et les communes rurales, notamment El Eulma, Cheurfa, Berrahal, Ain Berda, Seraïdi, Treat et Oued Aneb. On recense jusqu’à ce jour quelque 13.560 oliviers à l’échelle du territoire de la wilaya qui compte 02 huileries dont une traditionnelle implantée à Oued Forcha (Annaba) et l’autre dotée d’équipements automatiques à Ain Berda .Ces huileries disposent d’une capacité totale de trituration de 120 quintaux par jour. Pas moins de 14. 665 quintaux d’olives ont été cueillis durant la campagne 2018/2019.

Santé

40 greffes rénales prévues en 2020
 
Quatre opérations chirurgicales de transplantation rénale ont été effectuées les 24 et 25 du mois de janvier dernier au centre hospitalier universitaire d’Annaba, a-t-on appris auprès du professeur Ahsène Atik, chef de service de néphrologie et dialyse à l’hôpital Ibn-Sina.  Ces opérations ont été réalisées par les équipes de chirurgie et d’urologie du CHU de Annaba sous la conduite du spécialiste, le chef de service au CHU Mustapha-Pacha d’Alger, le Pr Hocine Chaouch, et son équipe, a-t-on précisé. Il est prévu durant l’année 2020 la réalisation d’un total de quarante greffes rénales, a fait savoir le professeur Atik. Pas moins de 60 couples des demandeurs de la région est du pays sont inscrits sur la liste d’attente. Ils subissent des explorations en prévision d’une intervention chirurgicale, a-t-il indiqué. En 2019, il a été réalisé 25 greffes rénales au CHU de Annaba contre une vingtaine en 2018. 

Loi de finances pour 2020
La relance économique en débat
 
La chambre de commerce et d’industrie (CCI) Seybouse d’Annaba a consacré sa première sortie de l’année à l’explication et la vulgarisation de la loi de  finances 2020 à la faveur d’une conférence qu’elle a organisée à l’hôtel Sheraton avec la participation de plus de 200 chefs d’entreprise  et représentants d’institutions et de divers secteurs d’activité. L’ancien  ministre des finances, Abderrahmane Benkhalfa, qui a animé la conférence, a estimé que la loi de finances 2020 est une loi de transition et de sauvegarde des équilibres dans la mesure où elle intervient dans un contexte assez difficile.
Il a relevé que cette loi, qui n’a pas apporté de nouvelles taxes, a maintenu à la fois le système de subventions et les niveaux de certaines taxes. Toutes les entreprises qui avaient un régime forfaitaire en matière d’impôts passent à nouveau au régime fiscal. Les start-ups sont totalement non fiscalisées dans le but d’encourager la création de richesses et d’emplois. L’allégement de la règle 51 /49 va permettre une augmentation des flux rentrants de l’investissement direct étranger car les entreprises algériennes ne peuvent pas évoluer seules en raison des dysfonctionnements auxquels elles font face aujourd’hui dans ce contexte de crise, fait remarquer le conférencier qui estime que la stabilité politique et institutionnelle représente un gage sûr pour le décollage de l’économie.
Il prône dans ce sillage une nouvelle gouvernance, le changement du système de gestion des entreprises et l’augmentation de la capacité de la bourse d’Alger, insistant également sur le retour de la confiance et la réhabilitation de l’image du pays ainsi que sur la séparation du social de l’économique.
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