Latifa Raafet : “Je suis porteuse d’un message d’amitié et de fraternité”

Deux évènements forts ont marqué la huitième soirée du festival arabe de Djemila qui se poursuivait dans un climat de tranquillité et de sérénité
PUBLIE LE : 30-07-2010 | 20:50

Deux évènements forts ont marqué la huitième soirée du festival arabe de Djemila qui se poursuivait dans un climat de tranquillité et de sérénité et attestait ainsi, une fois encore de sa bonne santé et de ses avancées en dépit de son très jeune âge. Le premier élément fort s’il réside dans une merveilleuse prestation de la star marocaine Latifa Raafet qui est parvenue au cœur de ce sublime site de Cuicul à séduire le public venu de différents coins du pays, n’en est pas moins sans mettre en exergue l’autre grande surprise de la soirée qui résidait dans la présence à Djemila  de quelqu’un que tous les Algériens connaissent et apprécient pour sa compétence dans le domaine de la balle ronde, mais aussi l’appui indéniable qu’il a apporté dans son émission “ Sada el Malaïb ” sur la chaîne de télévision MBC à notre équipe nationale, lors du dernier mondial. La présence ce soir de Mustapha el Agha aux côtés du secrétaire général de la wilaya, M. Saci Ahmed Abdelhafid, représentant du wali de Sétif, du président de l’APW, du directeur de l’ONCI, celui du journal Echourouk et l’ensemble des autorités de cette wilaya ne pouvait en effet pas passer inaperçu, au vu de la renommée qu’il détient désormais dans notre pays et qui lui valait d’être honoré par la wilaya, devant un foule nombreuse, scandant One, Two, Three, viva l’Algérie. A peine honoré sur la grande scène de Cuicul, Mustapha el Agha qui retenait à peine son émotion ne fut pas sans faire dans son spontané traditionnelle pour nous dire son sentiment à l’endroit de l’Algérie, ce pays aussi beau qu’il ne le pensait, et ce grand peuple auquel il rendait l’hommage qu’il méritait. “Je dis de vive voix à nos frères algériens et ceux qui nous ont invités, que je ne mérite peut-être pas un tel honneur et une aussi belle considération pour n’avoir rien fait, sinon accompli mon devoir professionnelle avec l’objectivité qui se devait et dit la vérité comme je la percevais en tant qu’homme d’information. Ce que vous venez de faire à l’endroit de ma personne et d’une beauté exceptionnelle, un geste, un sentiment fort qui restera gravé en moi jusqu’à ma mort. L’Algérie m’a honoré avec son amour, celui de ses jeunes et moins jeunes, l’intérêt de ses responsables à tous les niveaux du ministère de l’Intérieur, des secteurs de la culture et de la communication. Croyez-moi, j’ai été honoré plus d’une fois dans le monde arabe, mais ce que j’ai vécu ce soir en Algérie dépasse même mon imagination et me laisse persuadé de mourir un jour, avec au cœur cet honneur exceptionnel qui m’a été consenti alors que je suis encore en vie.” Lorsque nous lui parlons de Djemila, Mustapha el Agha, répond “ Entoum el Djamiloun ” visiblement subjugué  par ces grandes vertus d’un grand peuple et tous ces merveilleux secrets qui font la beauté de ce pays et méritent d’être portés au grand jour, valorisés à leur juste dimension d’envergure.
Auparavant la grande star arabe que nous rencontrerons, se préparant pour son formidable tour de chant, marqué ce soir par la présence de nombreuses familles et autres adeptes de la chanteuse marocaine, ne cachait pas le plaisir qu’elle éprouvait d’être en Algérie et Djemila, ce festival dit-elle qui porte bien son nom, ajoutant que ce merveilleux site devrait être connu par le monde entier. La chanteuse marocaine qui ne cache pas sa joie d’être présente à ce festival qui a grandi, dit-elle, très vite en dépit de son jeune âge ajoute : “ Nous souhaitons de tout cœur transmettre ce soir, ce message d’amitié et de fraternité du peuple marocain au peuple algérien à travers la prestation que nous allons développer avec succès, je l’espère.
Un message d’autant plus fort que je ressens lorsque je suis en Algérie mais aussi chez moi, au Maroc, ou alors en Europe où se trouve une grande communauté maghrébine. C’est sans doute aussi ce même sentiment que ressentent les frères artistes algériens qui se produisent lors des différents festivals au Maroc. C’est une amitié que nous avons perçu et vécu fortement ensemble, récemment encore à l’issue de la belle prestation de l’équipe algérienne au mondial. Une prestation  où se fondaient dans ces mêmes sentiments, nos joies et nos larmes, nos emblèmes l’un à côté de l’autre, cela nous honore indéniablement et nous honore davantage en tant que fils d’un même grand peuple. Je souhaite donc de tout cœur que l’Algérie et le Maroc puisent montrer la plus belle image au monde entier”. Latifa, qui a déjà réalisé plusieurs duos avec des chanteurs algériens, notamment avec Mohamed Lamine et espère en faire autant prochainement avec Cheb Khaled et Faudel, soulignant au passage l’impact du décès de son frère sur tous ces projets qu’elle n’abandonne pas pour autant. Elle investit la scène avec brio et séduit d’emblée le public qui lui manifeste une attention particulière.
Elle chante Lemouima pour exprimer l’affection maternelle et met davantage de rythme avec un succès de tous les temps Oualach Ya Ghezali et met fortement à l’épreuve ces percussions au rythme marocain quand elle interprète Ouach Dani et revient sous les ovations sur ce succès qu’elle avait réalisé avec Mohamed Lamine Touahachtek Bezef assurant ainsi son succès et celui d’une grande soirée qui débutera avec la formation El Ferda de Béchar.
F. Z.

Soirée artistique consacrée exclusivement au Malouf à Annaba
Une soirée artistique consacrée exclusivement au  genre malouf a été organisée au théâtre régional Azzedine Medjoubi de Annaba  (TRA) au grand bonheur des familles et vacanciers en quête de détente et de  loisirs.          
Dédiée au défunt cheikh Hassen El Annabi, artiste hors pair dont la  destinée est intimement liée à l’histoire du malouf et à celle de la ville de  Annaba, ce rendez vous musical a permis, mercredi soir, au public de renouer  avec les chanteurs Hamdi Benani, Layachi Dib, M’barek Dakhla, Faycal Kahia,  Salah Benini et d’autres Maloufjis des associations Ichraaq Bouna et Amis et  Elèves de Hassen El Annabi.          
Très à l’aise comme à son habitude, le chef de file du malouf annabi,  l’artiste Hamdi Benani, surnommé "l’ange blanc"ou encore "l’homme à la  guitare généreuse", s’est dit "très heureux" de retrouver ses fans et le public  en général avant d’entonner des chansons, créant ainsi une ambiance conviviale  dans la salle de spectacle du TRA.          
La fête du Malouf s’est poursuivie avec le passage des chanteurs Layachi  Dib, M’Barek Dakhla, Faycal Kahia et Salah Benini ainsi que le fils et le frère  de Hamdi Benani en l’occurrence Kamel et Ali, avant de céder la scène aux jeunes  Maloufjis de l’association Ichraaq Bouna et à ceux de l’association des Amis  et Elèves de Hassen El Annabi.         
 Le défunt cheikh Hassen El Annabi auquel est dédiée cette soirée à l’occasion  du 19è anniversaire de son décès, s’est particulièrement imposé dans l’univers  andalou par sa stature élégante et la fine musique qu’il parvient à composer  grâce aux douces touches de son instrument de prédilection, le violon.          
Né le 20 novembre 1925 à El Kseur (Bejaia), Feu Hassen El Annabi, de  son vrai nom Hassen Aouchal, figure, aux côtés d’autres noms illustres du  Malouf tels Mohamed El Kourd et Abdelaziz Mimouni dit Khemmar, parmi les artistes  qui ont contribué à poser les fondations de la toute nouvelle école annabie  dans ce genre musical.

Les chanteurs algériens mettent le turbo    
Le mythique théâtre romain de Djemila a vécu mercredi  soir au rythme d'une extraordinaire joie qui l'a transformé en un véritable  "sanctuaire sacré" de la chanson algérienne.  Durant cette septième soirée du festival arabe de Djemila, les étoiles  n'étaient pas accrochées au ciel, mais plutôt en mouvement sur la scène de ce  théâtre romain où s'est produit un "arsenal" de chanteurs algériens. Du rai jusqu'au staifi en passant par le style sahraoui et algérois,  les chanteurs qui se sont succédé sur scène ont ébloui les quelques 6.000 spectateurs  venus spécialement pour apprécier cheb Yazid et adorer la mélodie sétifienne  sortie de la bouche du célèbre cheb Arras. Quand cheb Bilel est monté sur scène, le théâtre entier fut pris par  un étourdissement digne de l'euphorie. Lorsque Bilel s'est mis à interpréter ses chansons cultes "Li fort,  fort et 1 milliard entre autres" le pire était à craindre : Le public, grands  comme petits et femmes comme hommes ont réagi avec une impressionnante ferveur  en répétant avec lui toutes ses chansons qu’ils connaissent par cœur. Les romances mélodieuses de ce "baroudeur" à l'allure timide qui  sait comment mettre les mots sur les maux, ont tout simplement émerveillé le  public de Djemila.  L'autre star algérienne de cette 7è soirée du festival arabe de Djemila  est incontestablement Hakim Salhi. Au look craquant et irrésistible et à la voix rocailleuse, ce chanteur  algérien n'a pas cessé durant toute cette soirée de conjuguer son verbe dans  sa musique pour subjuguer tous ses fans. "N'dir ma gali rassi et Sahraoui" figurent parmi les chansons phares  qui ont ébloui le public de Djemila durant cette soirée de la sixième édition  de ce festival. Programmé à une heure tardive du soir, le public n’avait pas  du tout l’intention de "débarrasser le plancher". Il n'était pas question  pour de nombreuses familles de quitter le théâtre de Djemila sans assister au  concert de ce chanteur aux danses "originales". Le cocktail de chants et de danses improvisé par ce chanteur a déridé  le nombreux public de Djemila dont l'assistance a été jugée "record" ce soir- là.


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