mardi 18 fvrier 2020 00:05:39

Lutte contre les embouteillages à Alger : Un plan d’action en phase d’élaboration

Réunion préparatoire pour la mise en œuvre d’un plan de circulation efficace dans la capitale.

PUBLIE LE : 26-01-2020 | 0:00
Ph. : Billal

Le problème des embouteillages dans la capitale constitue l’une des priorités majeures du Président Abdelmadjid Tebboune, qui a formulé, lors du dernier Conseil des ministres, un certain nombre de remarques sur la base desquelles il a instruit le gouvernement de prendre toutes les mesures en vue d’apporter une solution à la problématique de la congestion routière dans la capitale, en recourant, notamment aux expertises internationales, préconisant la réalisation de ponts et de trémies.
En application de ces instructions, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, et le ministre du Transport et des Travaux publics ont présidé, hier à Alger, une réunion préparatoire afin de prendre les mesures nécessaires.

Désengorger la capitale  par la réorganisation  des transports publics

Un état des lieux a été débattu, en présence des responsables des services de sécurité chargés de la sécurité routière, la Direction générale de la Sûreté nationale, le  Commandement de la Gendarmerie nationale, la Direction générale de la Protection civile, le wali d’Alger, ainsi que des cadres des institutions concernées. Plusieurs recommandations ont été retenues pour la mise à jour et l’adaptation du plan de circulation. Selon nos sources, le plan porte sur deux axes, à savoir l’amélioration du réseau routier et une meilleure gestion de la circulation. Le plan vise à désengorger la capitale, à travers l’investissement dans les transports publics et leur réorganisation. Il s’agit de s’orienter davantage vers  les moyens de transport collectifs, comme le bus, le tramway, le métro et le train, à travers la sensibilisation des citoyens pour l’utilisation de ces moyens ayant démontré leur efficacité, avec révision du  maillage du réseau de bus. Les participants ont signalé la nécessité d’adapter le transport urbain et la circulation à Alger à la croissance enregistrée. La possibilité de recours au transport maritime urbain durant toute l’année a été également évoquée.
De même, les participants à la réunion ont mis l’accent sur la nécessité de la réduction du nombre de camions de marchandises, le transport maritime et le transport de marchandises via le port, et notamment la régulation du stationnement dans la capitale, a-t-on appris de sources bien informées. Les embouteillages sont devenus une réalité quotidienne, non seulement durant les heures de pointe, mais même les week-ends, la capitale étant pratiquement saturée. Selon l’Office national des statistiques, 6.4 millions de véhicules étaient en circulation en 2018, avec 255.538 véhicules neufs, soit une hausse de  4% par rapport à l’année écoulée, dont 255.670 véhicules neufs, soit une hausse de 4.15% par rapport à l’année précédente. L’ONS précise qu’en 2018, le parc roulant comprenait 4 151.041 véhicules de tourisme (64.68% du chiffre total), 1.204 552 camionnettes représentant 18.77%, 421.689 camions (6.57%), 164.477 tracteurs agricoles et 139.780 motos représentant respectivement 2.56% et 2.18% du nombre total de véhicules. D’autres engins composent également le parc auto, soit 154.243 remorques (2.40%), 87.968 auto-bus (1.37%), 87.169 tracteurs routiers (1.36%) et 7.293 véhicules spéciaux (0.11%). La capitale est en tête de liste des wilayas au plus grand nombre de véhicules, soit 1.689.242 unités, représentant un taux de 26.32% du chiffre global.

La circulation urbaine ne répond plus aux normes

Les estimations pour 2020 concernant le parc automobile prévoient 7 millions de véhicules en circulation, voire plus, si évidemment la hausse des 4% se maintient. Le problème des embouteillages traîne depuis des années, en dépit de plusieurs projets inscrits et d’enveloppes financières consistantes dégagées par le Trésor public, à l’instar du projet des feux tricolores réalisé par une entreprise algéro-espagnole (SPA Mobeal). Ce projet est à l’arrêt, notamment dans la commune de Sidi M’hamed, quelques jours après l’installation des panneaux de feux. Des spécialistes évoquent le manque d’organisation de la circulation urbaine, en général, «qui ne répond plus aux normes», et le manque de projets de désengorgement, malgré les progrès réalisés dans la création d’autres axes, notamment les trémies et les nouvelles pénétrantes. La wilaya d’Alger avait bénéficié, jusqu’à ce jour, de 77 opérations de réhabilitation des routes urbaines, de protection du littoral et de modernisation du réseau routier, financées par le Fonds de garantie et de solidarité des collectivités locales et le budget de la wilaya, dont le montant s’est élevé à 14 milliards DA, selon un responsable du ministère des Travaux publics.
Neila Benrahal

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