vendredi 28 fvrier 2020 11:36:11

Le président Tebboune reçoit des responsables de médias : Démarche pour la nouvelle Algérie

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a accordé, hier, une entrevue à des responsables de médias nationaux, publics et privés, au cours de laquelle il a abordé de nombreux sujets d’actualité et développé sa démarche pour construire la nouvelle Algérie.

PUBLIE LE : 23-01-2020 | 0:00
D.R

Une vision novatrice

Par : Larbi Timizar

Des innovations introduites dans les méthodes de gouvernance de la chose publique durant cette courte période du mandat du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, la conduite de la communication paraît constituer un sujet d’intérêt majeur tant la situation que vit le pays requiert les vertus de l’échange, de la concertation et du dialogue. Son opposition à se faire appeler «fakhamatouhou» constituait déjà un signe précurseur d’une nouvelle façon de construire la relation avec l’autre, avec les autres. C’est en partant de cette forte conviction de la nécessité de parler à l’autre, de l’écouter, qu’il a commencé à recevoir, pour des échanges directs et sincères, un large panel de personnalités, avec comme objectif de briser les murs, souvent «le froid», de redonner à tout un chacun la place qui lui revient et de convaincre que l’œuvre de relance du pays requiert la contribution de tous. La rencontre, hier, entre des médias nationaux et le Président Tebboune s’inscrit dans une démarche qui vise à donner une nouvelle dynamique au droit du citoyen à l’information et au devoir de la presse nationale d’informer, de servir de vecteur aux échanges entre les décideurs et les citoyens gouvernés.
C’est ainsi que parmi les mesures prises dès son installation au palais d’El-Mouradia, il a nommé un ministre conseiller à la communication, porte-parole officiel de la présidence de la République, M. Belaïd Mohand Oussaïd. Le Président, lui-même, va, au cours de la rencontre, rappeler l’importance de cette fonction qui rompt avec les pratiques du passé.
Dans le prolongement de cette démarche au niveau de l’Exécutif, le Président a nommé comme ministre de la Communication, une personnalité qui reste avant tout un journaliste professionnel, M. Ammar Belhimer.
Cette nomination s’inscrit, à notre sens, dans cette même démarche qui vise à insuffler un nouvel élan au secteur. Le fait de faire appel à un journaliste aguerri indique clairement que le point nodal de toutes les actions à venir relèvera d’une volonté de réformer le secteur et de moderniser ses outils.
Le nouveau ministre a déjà engagé ses cadres dans un travail de réflexion pour une profonde réforme de la presse en butte à une situation complexe où la politique et l’argent sale ont beaucoup joué. Alors que dans un passé pas très lointain, la presse nationale a eu à souffrir de l’emprise du politique, au temps du parti unique, l’ouverture entamée au début des années 1990 a vu débarquer les forces de l’argent, qui ont imposé des défis et des contraintes d’un type nouveau à la corporation.
Le challenge pour la feuille de route gouvernementale consiste à mettre en place un cadre nouveau à même de préserver le journaliste des pressions du politique et de la «ch’kara».
L’Algérie, étant intégrée dans le processus de mondialisation, doit également réussir sa mutation numérique pour espérer disposer d’un paysage audiovisuel performant, à tout le moins sur le plan technique.
Elle doit être au rendez-vous des échéances internationales par une généralisation des procédés numériques de production et de diffusion audiovisuelle.
Cela commence avec les meilleures perspectives possibles pour la promotion de la liberté d’expression, la transparence dans la gestion des affaires de l’État, dans la réponse aux revendications et aux espérances du peuple.
Le Président Abdelmadjid Tebboune l’a réitéré hier : il veut faire de la communication officielle et de la relation avec ce qui pourrait être le «quatrième pouvoir», une démarche constance, et a annoncé que d’autres rencontres du genre auront lieu régulièrement.
L. T.

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Poursuite des concertations avec les personnalités

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors d’une entrevue, hier, avec des responsables des médias publics et privés, la première du genre, a tenu à rappeler ses engagements exprimés, lors de la campagne électorale.
Le président de la République a indiqué, tout d’abord, que des entrevues avec les médias seront organisées chaque mois, ou dans un délai d’un mois et demi, afin d’éclairer l’opinion publique sur l’actualité, notamment nationale, «en toute transparence et sans autocensure», a-t-il assuré, rappelant que c’était l’un des engagements de son programme de campagne électorale.
En réponse à la question de Djamel Laâlami, rédacteur en chef du quotidien arabophone Echourouk El Yaoumi, sur les consultations avec des personnalités politiques et des responsables de partis politiques : est-ce qu’elles seront sanctionnées par une conférence de consensus national ou une plateforme globale autour du projet de «la nouvelle république» et est-ce que l’ancien président de la République Liamine Zeroual sera-t-il invité aux consultations ? M. Tebboune a indiqué que les consultations se poursuivent avec des personnalités qui jouissent d’expériences dans l’exercice politique et ont adopté cette démarche. Dans ce sens, il a affirmé que l’élaboration du projet d’amendement de la Constitution sera élargie à d’autres personnalités, rappelant que «l’élaboration du projet a été confiée à des experts». M. Tebboune a, en outre, assuré que «nous sommes ouverts à toutes les propositions».
S’agissant de l’ancien président, il a affirmé que «Liamine Zeroual est un homme qui a une longue expérience dans l’exercice politique et est également proche des citoyens». Le Président a exprimé son respect à cette personnalité qu’il a connue lorsqu’il était directeur de l’École militaire à Batna. «Il était officier avec grade de commandant. M. Zeroual est un algérien intègre, honnête et nationaliste. Il n’a, à aucune moment, tourné le dos au pays. Je témoigne que c’est un homme humble, proche des démunis». Le Président Tebboune a indiqué, par ailleurs, que Liamine Zeroual soutient sa démarche, «mais il ne peut en ce moment se déplacer dans la capitale. Il le fera dès que possible et quand la situation le permettra ; je n’hésiterais pas à me déplacer personnellement chez lui. Son avis est très important», a-t-il assuré.
Ces consultations s’inscrivent-elles également dans le cadre de la satisfaction des revendications du Hirak ? s’est interrogé le représentant d’El Bilad. M. Tebboune a tenu à préciser qu’il s’est engagé, lors de la campagne électorale, à concrétiser les revendications du mouvement populaire. Il a assuré que certaines ont été concrétisées, d’autres sont en cours et d’autres à caractère politique seront mises en œuvre. Pour preuve, citera-t-il la révision de la Constitution et les réformes des institutions. M. Tebboune a cité, dans le même ordre d’idées, la lutte contre la corruption, l’exclusion, ainsi que la moralisation de la vie politique. Pour ce qui est des personnalités reçues dans le cadre des consultations, le Président a indiqué : «Je n’ai pas demandé s’ils représentent du hirak, mais ils ont un poids dans la société.
 Il y a des failles dans la Constitution actuelle qui n’est pas conforme et n’a pas été à la mesure de la crise qu’a traversée le pays. Nous mènerons le projet jusqu’à terme, mais sans toucher aux constantes nationales. Notre identité est claire. Le peuple a tranché. Nous avons constaté une cohésion sociale et un engagement pour la préservation de l’unité nationale, d’où la nécessité de réviser la Constitution afin d’éviter une éventuelle crise. La Constitution doit être à la hauteur des enjeux et défis.»
En réponse à la question du représentant d’ El Hayet, Habet Hannachi, sur les délais de la révision de la Constitution et la tenue des élections législatives et communales anticipées, le président de la République a, d’abord, indiqué, concernant le comité d’experts, qu’il est composé de 15 juristes qui maîtrisent leur sujet.
«La première mouture du projet sera une base de discussion ouverte à toutes les catégories de citoyens pour enrichissement.
Des consultations auront lieu avec d'autres acteurs politiques avant la publication d'un texte qui sera soumis à l’approbation des Algériens. Les observations seront prises en charge, car l’essentiel est d’aller vers une constitution qui réponde à toutes les attentes, les préoccupations et les aspirations», dit-il. M. Tebboune a, en outre, affirmé qu’après l’adoption par les deux chambres, le projet de Constitution sera soumis au référendum populaire, sous la supervision de l’ANIE. Le Président a également annoncé que le débat au niveau de l’APN sera télévisé afin de permettre aux citoyens de prendre connaissance du texte et des remarques des parlementaires, et élaborer une constitution consensuelle et non pas faite «sur mesure pour des personnes ou une catégorie de personnes», soulignant l’impératif de l’application de la Constitution. «C’est l’esprit même de la démocratie», affirme-t-il. Le chef de l’État a également mis l’accent sur la révision d’autres lois. «La Constitution devra être accompagnée de lois conformes», estime-t-il.
S’agissant de la loi électorale, M. Tebboune a soutenu qu’elle viendra en 2e position. «Tout le monde se plaint, à tort ou à raison, de cette loi. On évoque souvent des malversations, d’où la nécessité d’une loi rigoureuse qui criminalise l’intrusion de l’argent, afin de créer une nouvelle élite et classe politiques», souligne-t-il, ajoutant qu’«il y a de jeunes compétences honnêtes et patriotiques. Il faut aller vers le développement, la prospérité et la moralisation».
M. Tebboune a rappelé également ses engagements et a tenu à assurer que la presse est un partenaire. «Je ne vous considère pas comme ennemis ou adversaires. Bien au contraire, nous sommes des partenaires. Nous sommes des décideurs et vous êtes des faiseurs d’opinion», dit-il. Le Président a tenu à préciser que «le porte-parole de la présidence est disposé, à titre officiel, à répondre à toutes les questions afin de déjouer toute tentative malsaine».
Neila B.

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Relations extérieures
L’Algérie continue ses efforts  de recherche  de la paix

Au chapitre de la politique étrangère, le Président a évoqué les dossiers libyen, du Sahara occidental et des relations avec la France.
 Le Président a rappelé la disponibilité de l’Algérie à accueillir une rencontre de dialogue entre les parties libyennes et a souligné que lors de la conférence de Berlin, les parties prenantes avaient à l’esprit les traditions du pays dans le règlement de conflits, et en donne les exemples de l’Iran et du Mali.
M. Tebboune note que les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU sont d’accord pour cesser la livraison d’armes, en ajoutant qu’il existe un consensus sur les propositions de l’Algérie en soulignant qu’il ne s’agit pas de chercher des zones d’influence.
Il rappelle les déclarations du président du Conseil présidentiel du Gouvernement d'union nationale, Fayez Mustapha Serradj, et de Khalifa Haftar qui ont annoncé que l’Algérie a des atouts pour contribuer au règlement de la crise, en précisant que les composantes de la société acceptent aussi la médiation.
«La guerre est en Libye est une guerre par procuration et certains cherchent des zones d’influence à travers ce conflit», analyse le Président Tebboune qui estime que la sécurité de la Libye relève de la sécurité de l’Algérie. «En outre, même la France a accepté le principe selon lequel l’Algérie est un acteur important dans le règlement du conflit», dit le Président, tout en évoquant la rencontre des pays voisins de la Libye prévue aujourd’hui.
M. Tebboune a exprimé son optimisme du fait que les Libyens aient pu accepter la médiation.
Le Président a aussi abordé le dossier sahraoui, en rappelant que la RASD est membre fondateur de l’UA et qu’il est inadmissible qu’elle soit frappée dans le dos, alors qu’il faut, au contraire, s’en tenir au respect de la charte de l’organisation régionale.Il faut laisser l’UA et l’ONU agir, à propos de ce dossier, a-t-il préconisé.  « Nous n’allons pas nous taire quelles que soient les pressions. Le dossier du Sahara est une question de décolonisation, selon les résolutions de l’ONU et de l’UA, et nous n’allons pas accepter le fait accompli», a-t-il fait observer.  À propos des relations avec la France, le Président a indiqué qu’il y a eu une période de stagnation des relations, car il y avait un rejet des velléités d’ingérence dans les affaires internes, comme exprimé par certaines parties. L’Algérie a une sensibilité particulière, à propos de la souveraineté nationale, a-t-il rappelé. «Nous avons notre souveraineté et nos intérêts qu’il faut respecter», mentionne-t-il.
Selon le Président, l’Algérie n’accepte pas d’être influencée par une partie quelconque et elle ne déviera pas de la politique de la recherche de la paix.

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Pas de différence entre
Un journaliste du secteur public et celui du privé

Mohamed Beghali s’est interrogé sur les mesures pratiques pour la promotion et la réhabilitation du secteur de la presse. À ce sujet, le Président à réitéré son «engagement pour une liberté absolue, mais en luttant contre l’insulte, l’injure et la diffamation». Le Président a longuement plaidé pour une presse professionnelle et un contenu de qualité, ainsi que pour l’organisation de la corporation. M. Tebboune a également assuré qu’il ne fait pas de différence entre les journalistes du secteur privé et ceux du public. S’agissant de la situation socioprofessionnelle des journalistes, M. Tebboune a indiqué que le journaliste est un citoyen ayant le droit au logement. «Toutefois, dit-il, j’ai refusé le système de quota pour la presse et pour d’autres secteurs. Les journalistes peuvent créer des coopératives pour bénéficier des logements», a-t-il estimé. Il a insisté, en outre, sur la formation et le respect des droits des journalistes, notamment la couverture sociale, relevant que des journalistes sont mal payés alors qu’ils exercent dans des entreprises riches qui possèdent des biens. Le Président a rappelé l’existence de 160 quotidiens. «Des journaux forts ont réussi à s’imposer, y compris au niveau international», dit-il. Concernant l’ARAV, le président de la République a indiqué qu’il a instruit le nouveau directeur pour bien assurer sa mission, notamment le suivi et le contrôle des contenus. À l’occasion, le Président Tebboune réitéré son engagement pour accompagner et soutenir la presse nationale, notamment la création de clubs de journalistes, ainsi que des syndicats.

«Non à l’atteinte à la dignité des harraga algériens !»

À une question du représentant de la télévision nationale, Karim Boussalem, sur le fléau de l’émigration clandestine, le président de la République a qualifié ce phénomène de «suicide qui fait mal». Il a signalé que des rapports font état de causes différentes à ce phénomène, dont certaines liées à la pauvreté, aux conflits familiaux et aux problèmes sociaux. «Ces raisons peuvent être traitées, mais il ne s’agit pas que de pauvreté, quand on voit que parmi les harraga, il y a des médecins ou des couples de fonctionnaires avec leurs enfants. La solution demeure difficile et la sensibilisation doit commencer au niveau de la famille. Il faut sensibiliser sur la réalité de la vie à l’étranger. En Algérie, personne ne souffre de la famine, grâce à la solidarité dans notre société», a-t-il assuré, précisant que la lutte contre ce phénomène par les gardes-côtes est une action préventive qui vise à sauver les vies des harraga. À l’occasion, le président de la République a mis l’accent sur le respect de la dignité des Algériens, migrants clandestins, à l’étranger. «Lors de mon entretien avec le président du Conseil italien, j’ai insisté sur le respect de la dignité des migrants clandestins algériens. J’ai demandé à ce qu’il applique les lois de son pays, mais sans porter atteinte à la dignité de nos citoyens», a-t-il révélé. S’agissant des solutions, le Président a préconisé, outre la sensibilisation, la lutte contre le chômage, à travers la justice, notamment dans le recrutement. De même pour les cinéastes qui doivent contribuer eux aussi à la lutte contre ce fléau, tout comme l’organisation des voyages à l’étranger au profit des jeunes.
Neila Benrahal

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Une économie moderne

L’audience qu’a accordée hier le président de la République Abdelmadjid Tebboune aux responsables et directeurs de médias publics et privés a porté sur des thèmes variés traitant de l’actualité   nationale et internationale. En effet, pour cette première audience  qu’a abritée le siège de la présidence de la République, M. Tebboune a reçu les représentants  de quotidiens El Moudjahid,  Le Soir d’Algérie, El-Khabar, le Quotidien d’Oran et d’Echourok El Yaoumi, ainsi que les responsables de la télévision nationale EPTV et des chaînes El Bilad et El Hayet. Cette première rencontre a été l’occasion d’aborder plusieurs dossiers. Au volet économique, le président de la République a mis en relief la nécessité d’insuffler une dynamique de  modernisation dans ce domaine impliquant la réhabilitation des compétences et la promotion  de start-up créatrices de la richesse et d’emploi. «Une économie moderne est la solution  à  nos problèmes»,  a-t-il  déclaré. 
«Il nous faut aller vers une véritable  plateforme  économique  substantiellement composée des jeunes compétences, notamment dans le domaine industriel», a ajouté M. Tebboune. Il a insisté   sur  le fait de la construction d’une économie forte qui passe nécessairement par la  stabilité politique et  social. «Il devient impératif de démocratiser la vie politique et de moraliser la vie publique»,  a encore insisté M. Tebboune, estimant que ce genre de mesures sont à même de se répercuter positivement sur l’objectif d’une meilleure relance économique. Il a aussi plaidé pour une véritable rupture avec les pratiques du passé. Et pour cause,  par le passé, «des investissements à coups de dizaines de milliards sans résultats probants», a-t-il déploré. Il considère aussi comme étant  une anomalie de voir des complexes industriels employant seulement 400 personnes. «Un tel nombre de postes d’emploi est à la porté de simples start-up»,  a t-il dit. On retiendra de l’approche du président de la République en matière de relance  économique, l’importante place qu’il accorde à la micro-entreprise à fort potentiel de développement. Dans ce cadre, il réitère aussi son engament portant création d’une banque spécifique en vue d’une meilleure promotion des start-up. Le Président  assure, en outre, que «les entrepreneurs  nationalistes, intègres et désireux investir dans la création de la richesse et d’emploi bénéficieront d’un meilleur accompagnement de l’État». Il aussi insisté sur la dynamisation de l’industrie de transformation des produits de l’agriculture. M. Tebboune rappelle avoir instruit les ministres de l’Industrie et du Commerce pour l’organisation de    rencontres nationales devant  aboutir à une série de recommandations pour corriger les incohérences dans ce domaine. 
«Ce  n’est  pas normal que nous continuions à  importer  de simples appareils  électroniques. Il nous faut changer les mentalités  et  réformer notre  système bancaire. Aujourd’hui, il n’existe aucun obstacle  devant  une réelle relance économique»,  a déclaré M. Tebboune, assurant que le modèle économique  qu’il s’engage a  mettre en place est celui  impactant  positivement le pouvoir d’achat du  citoyen. Il se dit en outre très optimise quant à la prévision de la  croissance  attendue d’ici la fin de l’année. 
Pour une  meilleure protection du  pouvoir d’achat des citoyens, plus particulièrement les couches défavorisées, le président de la  République a annoncé que les  taxes et impôts prévus dans la loi de finances pour 2020 seront revus dans l’optique d’ une meilleure  justice  sociale. Il préconise une non-imposition des ménages  à faibles revenus. Il souligne, à ce propos, que le  principe de  relèvement du  pouvoir d’achat des citoyens comprend aussi une meilleure maîtrise des  prix du marché, toute comme il annonce la possibilité de recourir, dans ce cadre, à une série de mesures en direction  des  couches défavorisées. La lutte contre la pauvreté est  le principe cardinal de  la politique  sociale du président de la  République qui  affirme que la  politique des  transferts sociaux, qui coûte à l’État la bagatelle de 18 milliards de dinars,  sera réexaminée. «La valorisation  du dinar  dépend de l’amélioration du rendement économique», fait savoir M. Tebboune, qui souligne le principe d’une meilleure maîtrise des importations n’incluant  en aucun cas l’idée de priver l’Algérien de quoi que ce soit. Il a affirmé en outre qu’il  n’est pas contre l’importation des véhicules de moins de 3 ans, «à conditions que cette opération soit  bien organisée».
Karim Aoudia     
 

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