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Dispositif ANSEJ : Plus de 385.000 micro-entreprises créées depuis 1997

450.000 projets financés par la CNAC

PUBLIE LE : 23-01-2020 | 0:00
Ph. : Louiza M.

Depuis sa mise en place en 1997, le dispositif de l’ANSEJ a contribué, jusqu’à 2019, à la création de plus de 385.000 micro-entreprises dans les différents secteurs d’activité, c’est ce que révèle la directrice générale de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes.
S’exprimant lors d’une journée d’étude organisée, hier, par l’APN, Samira Djaider a précisé que l’ANSEJ exige des demandeurs de crédits d’être titulaires d’un diplôme d’études universitaires ou de formation professionnelle, outre une formation supplémentaire, dans la gestion des entreprises, qui leur sera dispensée par l’Agence une fois leur demande approuvée. Concernant le taux de ‘‘mortalité’’ des micro-entreprises créées dans le cadre de ce dispositif, elle a indiqué qu’il était de l’ordre de 10%, précisant que 22.000 dossiers de micro-entreprises qui ont cessé d’exister ont été indemnisés par le Fonds de Caution Mutuelle de Garantie Risques / Crédits Jeunes Promoteurs à auteur de 70%.
La même responsable a fait savoir aussi qu’une cartographie est en cours d’élaboration par le ministère du Travail, en collaboration avec d’autres départements, ainsi que les autorités locales et les responsables locaux des différents dispositifs (Anem, Ansej, Cnac et direction de l’emploi), sur la base de laquelle se fera désormais la création de micro-entreprises. «Cet instrument devra se baser sur les spécificités et la vocation de chaque wilaya et de chaque commune en vue de permettre aux jeunes de bénéficier des avantages de ces dispositifs qu’accorde l’État. Du coup, le financement des projets se fera selon les besoins du marché», a expliqué la DG de l’ANSEJ qui a mis en exergue le rôle des maisons de l’entreprenariat dans la formation des jeunes diplômés universitaires dans la création de projet et la gestion des micro-entreprises.
«C’est l’outil approprié sur lequel on s’appuie pour inculquer les valeurs entrepreneuriales et initier les jeunes étudiants à l’acte d’entreprendre pour concrétiser leurs idées et faire émerger des projets à forte valeur ajoutée qui contribuent dans le développement de l’économie nationale», a-t-elle ajouté. Pour sa part le directeur général par intérim de la Caisse nationale d'assurance chômage a fait savoir que pas moins de 4.700 projets ont été financés dans le cadre de ce dispositif, en 2019, contre 3.400 projets financé en 2018, soit une augmentation de 37%.  A la même occasion, Mahieddine Ouagnouni a confié que la CNAC a reçu environ 17.408 dossiers l’année dernière, dont 11.489 ont été approuvés, contre 7.938 dossiers reçus en 2018, soit une augmentation de 19%.

450.000 projets financés par la CNAC

Concernant le taux de mortalité des entreprises créées dans le cadre de ce dispositif, il a avancé un taux de moins de 8%, rappelant que depuis la création de ce dispositif et jusqu'à la fin de l’année 2019, la Caisse a procédé au financement de quelque 450.000 projets d’un montant global 143 milliards de DA. Evaluant ce dispositif, le même responsable a estimé que les chiffres qu’il venait de présenter sont, dans l’ensemble, «positifs» en dépit de l’existence de certaines «insuffisances» à prendre en considération afin de donner un nouveau souffle aux projets créés dans ce cadre. Il a suggéré à ce que le suivi et l’accompagnement des projets CNAC soient faits par des commissions d’experts issus de plusieurs domaines. «On doit aussi mettre en place des critères bien définis pour répertorier les entreprises sinistrées et aller vers l’élaboration de mécanismes permettant leur réhabilitation et la relance de leurs activités», a recommandé également le DG de la CNAC.
La journée d’étude, présidée par Youcef Djebalia, président du groupe parlementaire des indépendants, a vu également la participation d’universitaires et d’experts dans le domaine de la création de micro-entreprises.
Hocine Othmani, enseignant à l’université d’Oum El Bouaghi, a souligné la nécessité de «revoir» ces dispositifs en se basant sur une vision «prospective» qui «prend en compte» les erreurs du passé et qui sera orientée «selon» les résultats ou la «rentabilité».
Pour sa part, la présidente de la maison de l’entreprenariat à l’université de Tipasa, Nawel Benlakhal, a mis l’accent sur la nécessité de revoir les politiques régissant ces dispositifs tout en privilégiant la formation et l’accompagnement effectifs. Elle a également souligné le rôle des maisons de l’entreprenariat dans la diffusion de la culture entrepreneuriale par la sensibilisation, la formation des étudiants à l’entrepreneuriat et le pré-accompagnement des porteurs de projets. Pour cette universitaire, le dispositif de l’ANSEJ demeure le mécanisme «idoine» à même d’assurer l’articulation entre le monde du savoir et de la connaissance et celui de l’économie et de la création de richesse.
    Salima Ettouahria

 

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