vendredi 03 avril 2020 22:20:16

Produits nationaux ou importés mis sur le marché : L’autorisation des laboratoires de contrôle, obligatoire

«Aucun produit national ou d’importation ne sera mis sur le marché, sans une autorisation de l’un des 43 laboratoires de contrôle répartis à l’échelle nationale, dont 28 actuellement opérationnels et le reste en réalisation», a affirmé le ministre du Commerce, Kamel Rezig.

PUBLIE LE : 23-01-2020 | 0:00
Ph.: Wafa

«Aucun produit national ou d’importation ne sera mis sur le marché, sans une autorisation  de l’un des 43 laboratoires de contrôle répartis à l’échelle nationale, dont 28 actuellement opérationnels et le reste en réalisation», a affirmé le ministre du Commerce, Kamel Rezig.

Une mesure, tant attendue, qui mettra de l’ordre dans les importations et sera une solution salvatrice contre la contrefaçon qui fait des ravages. Les chiffres sont hallucinants. En 2018, les Douanes algériennes ont saisi 455.516 produits contrefaits. Pas moins de 71% des biens contrefaits et introduits frauduleusement sur le territoire national sont provenus de Chine. Le reste des produits contrefaits a été importé, essentiellement, du Bangladesh, de l'Inde, de la Malaisie et de la Turquie. S’exprimant à l’occasion de l’ouverture d’une journée d’étude sur la loi de finances 2020, organisée par la Chambre de commerce et d’industrie de Blida, M. Rezig explique que cette mesure annoncée s’inscrit dans les efforts consentis par l’Etat pour la protection du consommateur algérien. «La mesure est inscrite au titre de la moralisation de l’activité commerciale», précise-t-il, annonçant à ce titre le lancement de grandes surfaces commerciales, durant cette année 2020. Objectif : promouvoir le produit local et réguler ses prix. Dans son intervention, le ministre a précisé que «le succès de ce projet sera du ressort des entreprises privées, qui à leur tour seront accompagnées par l’Etat». Notons que l’accroissement des échanges commerciaux a permis le développement de la contrefaçon pour passer d’une contrefaçon artisanale à l’émergence de véritables industries de la contrefaçon n’épargnant aucun secteur de l’activité économique. Devant le laxisme de certains pays, à l’instar de la Chine dans la lutte contre la contrefaçon, l’Algérie ne peut être épargnée par le fléau, pour plusieurs raisons. Et l’importance du marché informel a rendu la lutte plus difficile contre ce fléau dans la mesure où aucune traçabilité des produits exposés en vente n’est possible. La santé du consommateur est menacée par toutes sortes de contrefaçons, de la qualité médiocre à la plus dangereuse. Par ailleurs le ministre du Commerce a rebondi sur la loi de finances 2020, affirmant qu’elle «porte en elle de nombreux points positifs. Elle pourrait apporter des résultats prodigieux, dans le cas de son application idoine». Dans ce registre, il a cité comme exemple la préservation du caractère social de l’Etat algérien, et l’annulation de la règle 51/49, exception faite à certains secteurs stratégiques. Sur la promotion des exportations hors hydrocarbures, le ministre s’est également engagé à «soutenir et à accompagner les exportateurs», à qui il a recommandé de «ne plus se justifier par des problèmes d'entraves et de contraintes qui font désormais partie du passé, dans la nouvelle Algérie», a-t-il estimé. M. Rezig a affirmé, en outre, que les portes de son département ministériel «sont ouvertes à tous, y compris aux citoyens et aux hommes d’affaires, en vue d’examiner toutes les doléances et d’œuvrer à trouver les solutions idoines».
Fouad Irnatene

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