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Conjoncture : Pilier de la sécurité alimentaire

Le rôle de la pomme de terre, dans l'agriculture, l'économie et la sécurité alimentaire mondiale est souligné par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

PUBLIE LE : 21-01-2020 | 23:00
D.R

Le rôle de la pomme de terre, dans l'agriculture, l'économie et la sécurité alimentaire mondiale est souligné par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Aliment à forte consommation par les manages algériens, ce produit bénéficie d’une attention particulière de la part des pouvoirs publics dans le but de consolider cette filière et, en définitive, pour stabiliser les prix de ce féculent à un seuil qui préserve le pouvoir d’achat du consommateur algérien et, les intérêts des agriculteurs. En fait, la filière de la pomme de terre occupe une place prépondérante dans la politique du développement agricole de par sa contribution, en tant que pilier, dans la réalisation de la sécurité alimentaire du pays. Toutefois, bien que cette filière stratégique continue d’enregistrer des performances encourageantes à la faveur des différentes mesures d’accompagnement et de soutien, des contraintes persistent encore de l’aveu des agriculteurs notamment en ce qui concerne le stockage du surplus de la production, le système de régulation des produits agricoles de large consommation (SYRPALAC) mis en place en 2008, en aval de la production, censé constituer un instrument supplémentaire pour la sécurisation et la protection des producteurs n’ayant pas produit les effets attendus. En effet, le dispositif — qui a été soutenu par la création d’entreprises privées avec cet objectif de réguler et absorber les surplus de production, stabiliser les prix, notamment de la pomme de terre, et pour éviter la spéculation — devait concourir à la régulation des prix de ce produit sur le marché, ce qui n’a pas été le cas. Toute une démarche qui n’a pu opérer une maîtrise sur les prix et ses fluctuations imprévisibles au détriment du consommateur. Par conséquent, soulignent les spécialistes du domaine, la régulation des prix commence par la synchronisation entre un ensemble de paramètres, entre, la production, le transport, le stockage, et la commercialisation pour une efficacité optimale en matière d’approvisionnement du marché, de satisfaction de la demande et de la stabilisation des prix. Dans cette optique, la décision du département de l’agriculture de mettre gratuitement à la disposition des agriculteurs des chambres froides pour leur permettre de stocker leurs récoltes de pomme de terre constitue un signal positif et une étape devant ouvrir la voie à une concertation élargie pour cerner les contraintes que rencontre la filière. Des contraintes liées en particulier à l’absence d’un marché national suffisamment organisé et contrôlé, à la faiblesse des réseaux et circuits de distribution et la prédominance de pratiques spéculatives dans la formation des prix, au lieu de la logique de l’offre et de la demande. Il s’agit de s’orienter vers la grande distribution qui elle impose les règles de transparence, de traçabilité et de régulation dans le commerce des produits agricoles, dont la pomme de terre. L’autre défi réside dans l’exportation de ce produit, un segment qui exige la mise en place de moyens logistiques adéquats en matière de conditionnement, de transport et de maîtrise de la chaîne de froid. L’État en tant que régulateur est interpellé, par conséquent, pour mettre de l’ordre dans une filière aussi stratégique.
D. Akila

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