vendredi 03 avril 2020 22:13:55

Centre arabo-africain d’investissement et de développement : 500 millions de dollars d’investissements en Algérie en 2020

Forum africain de l’investissement et du commerce à Alger, du 28 au 30 mars

PUBLIE LE : 19-01-2020 | 0:00
D.R

«Des opérateurs étrangers s’engagent, pour cette année 2020, à investir 500 millions de dollars en Algérie dans le Tourisme, la Santé et l’Agriculture», a annoncé, hier, M’Hamed Amine Boutalbi, Directeur général du Centre arabo-africain d’investissement et de développement, en marge d’une rencontre mensuelle, tenue à Alger, en présence d’experts, d’ambassadeurs et de personnalités issues en grande partie du monde économique.

À titre illustratif, il fait part de l’engagement de l’ambassadeur ukrainien de ramener plus de 30 investisseurs, ainsi que la Chambre de commerce et d’industrie jordanienne qui promet un investissement, à travers 20 opérateurs, dépassant les 10 millions de dollars. C’est de bon augure. Pour ce faire, le premier responsable du CAAID sollicite un meilleur accompagnement du gouvernement, avec, entre autres, des facilitations dans l’octroi des visas, lequel sera un gage de confiance et une accélération certaine du rythme des IDE. Cet accompagnement, enchaîne M. Boutalbi, passe également pas l’application «rapide» des dispositions portant surpression de la règle 51/49, ainsi que la définition des secteurs stratégiques. S’ajoute, selon M. Boutalbi, la pénétration commerciale au marché africain. Relevant l’importance de l’Agenda continental 2063, l’orateur estime qu’il est temps de clarifier la vision de notre pays. Avec l’existence de lobbies étrangers en Afrique qui essaient, en déployant leur diplomatie économique, d’attirer les investissements en leur faveur, M. Boutalbi estime que «l’Algérie a son mot à dire dans le continent». Notons  l’activation effective de la Zone de libre-échange en Afrique, à compter du 1er juillet prochain.

Forum africain de l’investissement  et du commerce à Alger, du 28 au 30 mars

À l’échelle méditerranéenne, le DG du CAAID appelle, et c’est une des attentes des débats tenus hier, de réfléchir aux meilleurs moyens pour passer à l’offensive quant aux investissements sud-sud et nord-sud. Enchaînant, il précise que le décollage économique de l’Algérie passera inévitablement par le développement de l’entreprise avec de nouveaux mécanismes.
«Le Président a ouvert de grands chantiers, notre rôle est d’aider le gouvernement avec des propositions pratiques et efficaces, chose pour laquelle notre Centre s’y attellera», affirme M. Boutalbi. Et annonce, dans la foulée, la tenue, du 28 au 30 mars prochain à Alger, du Forum africain de l’investissement et du commerce, avec la participation de 300 opérateurs économiques. De son côté, Abderrahmane Benkhalfa, analyste financier, précise que la LF-2020 est une loi de «sauvegarde et de transition». Se félicitant de «débuter l’année dans un climat institutionnel et politique extrêmement important», l’ex-ministre des Finances inscrit au chapitre des priorités, la libéralisation de l’investissement, la modification de la gouvernance, la transformation du mode de fonctionnement de l’économie en ce sens à la mieux internationaliser, auxquels s’ajoute celle de revoir le régime du change, ainsi que de rétablir la confiance et l’image du pays. Pour sa part, M. Benali, représentant du ministère des Finances, a égrené nombre de dispositions fiscales de la LF-2020. Il fait état, à titre d’exemple, de recettes prévisionnelles de l'ordre de 6.239,7 milliards de dinars, soit une baisse de 7,7% par rapport à 2019, en raison de la baisse de la fiscalité pétrolière, qui devrait s'élever à 2200,3 milliards de dinars contre 2.714,5 milliards de dinars en 2019.  Cependant, les recettes fiscales ordinaires devront connaître une hausse relative de 8,6%, pour atteindre quelque 4.039 milliards DA, en raison de la mise en œuvre des nouvelles mesures décidées par le gouvernement en matière de recouvrement de tous les droits et recettes de l'État, en impôts, taxes et baux. Quant à Abdelkrim Hadjou, Directeur général de Trust Assurance et Réassurance Algérie, il souligne l’importance des assurances à drainer de l’épargne, précisant que le secteur vit une «dynamique extraordinaire dans le domaine de la gouvernance», avec à la clé une «digitalisation phénoménale» à laquelle se sont inscrites toutes les compagnies.   
Fouad Irnatene
 

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