samedi 19 septembre 2020 21:44:15

Pétrole algérien:Perte de près de 7 dollars en 2019

Les cours du brut algérien, le Sahara Blend, ont perdu près de sept dollars en 2019, s'établissant à 64,49 dollars le baril, en raison du ralentissement de la demande sur les marchés internationaux sous l'effet notamment de la guerre commercial

PUBLIE LE : 17-01-2020 | 14:15
D.R

Selon le dernier rapport mensuel de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), la moyenne annuelle des prix du brut algérien est passée de 71,44 dollars/baril en 2018 à 64,49 dollars en 2019, soit une baisse de 6,95 dollars/baril (-9,72%). Le Sahara Blend a été le sixième brut le plus cher en 2019, après l'Angolais Girassol (66,11 dollars/baril), le Guinéen équatorial Zafiro (65,74 dollars/baril), le Nigerian Bonny light (65,63 dollars/baril), le Saoudien Arab light (64,96 dollars/baril), et l'Emirati Murban (64,72 dollars/baril). Le prix du brut algérien est établi en fonction des cours du Brent, brut de référence de la mer du Nord, côté sur le marché de Londres avec une prime additionnelle pour ses qualités physico-chimiques appréciées par les raffineurs. La baisse du Sahara Blend intervient dans un contexte de repli général des prix au marché pétrolier mondial en 2019. Le prix moyen du panier de l'Opep a baissé de 5,74 dollars (-8,2%) par rapport à 2018, pour s'établir à 64,04 dollars/baril. Il s'agit du niveau le plus bas en trois ans pour le panier de l'Opep, selon la même source. "Les prix du pétrole ont subi une pression sur l'année en raison du conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine, qui a contribué à affaiblir l'économie mondiale et à ralentir la croissance de la demande de pétrole en 2019", est-il noté dans le rapport de l'Opep. En outre, la croissance rapide de l'offre de pétrole hors Opep, en particulier de la production de schiste américain, qui a augmenté plus que la croissance de la demande mondiale de pétrole au cours de l'année, a également pesé sur les prix du pétrole, souligne l'organisation. Sur le mois de décembre seul, le prix du pétrole algérien a progressé toutefois de 4,24 dollars pour atteindre 68,10 dollars/baril contre 63,96 dollars en novembre. Cette hausse de 6,6% s'explique notamment l'optimisme affiché fin 2019 quant aux perspectives des fondamentaux du marché pétrolier, à la suite de l'apaisement des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine et de la poursuite des efforts de stabilisation du marché menés par l'Opep et ses alliés. Ces évolutions ont tiré le prix du panier de l'Opep à la hausse pour atteindre en décembre 66,48 dollars le baril, le prix le plus élevée depuis avril 2019. Le rapport de l'Opep indique, par ailleurs, que la production de l'Algérie en 2019 a atteint 1,023 million de barils par jour (Mbj), soit une légère baisse de 17.000 barils par rapport la production moyenne de 2018 (1,040 Mbj). Globalement, les pays de l'organisation ont produit 29,860 Mbj en 2019, contre 31,860 Mbj en 2018, selon des sources secondaires. Ainsi, l'Opep a retiré effectivement du marché 2,004 millions des marchés internationaux, en application de l'accord de baisse signé avec dix producteurs non-membres de l'Organisation, à leur tête la Russie. Sur le mois de décembre seul, l'Opep a produit 29,444 Mb, en baisse de 161.000 barils/jour comparativement à novembre. Concernant ses prévisions pour l'année 2020, l'Opep a révisé à la hausse la croissance de la demande de pétrole de 0,14 Mbj par rapport aux estimations du mois précédent. La croissance devrait s'établir à 1,22 Mbj, reflétant principalement une amélioration des perspectives économiques pour 2020. En conséquence, la demande mondiale totale de pétrole devrait passer de 99,77 Mbj en 2019 à 100,98 Mbj en 2020, selon le rapport mensuel de l'Opep.

Dopé par deux accords commerciaux : Les prix du pétrole progressent

Les prix du pétrole ont progressé jeudi, portés par la ratification aux Etats-Unis du nouvel accord de libre-échange nord-américain qui suit la signature, mercredi, d'un accord commercial préliminaire entre Washington et Pékin. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars a terminé à 64,62 dollars à Londres, en hausse de 1% ou 62 cents par rapport à la clôture de mercredi. A New York, le baril américain de WTI pour février a gagné 1,2% ou 71 cents à 58,52 dollars. La veille, le Brent et le WTI avaient cédé respectivement 0,8% et 0,7%, lésés par le bond des stocks de produits raffinés aux Etats-Unis et la hausse de la production d'or noir dans le pays à un record. Le Congrès américain a définitivement approuvé un accord liant Etats-Unis, Mexique et Canada (AEUMC) après un vote au Sénat jeudi. Ce vote a eu lieu moins de 24 heures après la signature d'un traité commercial "historique" avec la Chine qui a scellé une trêve dans la guerre commerciale entre les deux premières économies mondiales. "La hausse des prix du pétrole est due à l'optimisme sur le front économique avec l'accord commercial sino-américain de phase un et l'accord Etats-Unis, Mexique, Canada ratifié par le Congrès", indique Phil Flynn de Price Futures Group. "Les perspectives de demande sont désormais plus favorables", ajoute l'expert. Dans le texte signé avec la Chine, Pékin s'engage à acheter pour 200 milliards de dollars de produits américains supplémentaires au cours des deux prochaines années. Le quart de cette somme (un peu plus de 50 milliards de dollars) concerne des produits énergétiques qui incluent du gaz naturel liquéfié, du pétrole brut et raffiné ainsi que du charbon. "On ne connait pas les détails", avertit M. Flynn, qui estime toutefois que le montant total représente une nouvelle positive pour le secteur énergétique aux Etats-Unis. "Même si des tarifs douaniers restent en place pour le pétrole brut américain importé par la Chine, je pense qu'ils pourraient bientôt être levés", précise l'expert. Les acteurs du marché ont par ailleurs intégré les chiffres publiés mercredi par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) dans son rapport mensuel indiquant une "hausse de la demande pour 2020", selon Eugen Weinberg, analyste de Commerzbank. Enfin, l'Agence internationale de l'énergie a estimé jeudi dans son rapport mensuel sur le pétrole que les menaces sur l'offre de pétrole semblaient avoir reculé malgré les tensions géopolitiques, alors que la production de certains pays et les stocks garantissent l'approvisionnement du marché.

R E

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