samedi 18 janvier 2020 14:18:15

Conjoncture : Rétablir les équilibres

Baisse de 7% des recettes budgétaires et de 8,6% des dépenses, soit un déficit budgétaire équivalant à 7,2% du PIB et un déficit du Trésor à 11,4% du PIB, une coupe notable dans les dépenses d’équipements (-18, 7%) et, une légère baisse des dépenses de fonctionnement alors que, les transferts sociaux budgétisés ont été maintenus inchangés par rapport à l’exercice précédent, soit 1.798,4 milliards de DA, un montant représentant 8,4% du PIB.

PUBLIE LE : 15-01-2020 | 0:00
D.R

Baisse de 7% des recettes budgétaires et de 8,6% des dépenses, soit un déficit budgétaire équivalant à 7,2% du PIB et un déficit du Trésor à 11,4% du PIB, une coupe notable dans les dépenses d’équipements (-18, 7%) et, une légère baisse des dépenses de fonctionnement alors que, les transferts sociaux budgétisés ont été maintenus inchangés par rapport à l’exercice précédent, soit 1.798,4 milliards de DA, un montant représentant 8,4% du PIB. On déduit du cadrage budgétaire de la loi de finances de 2020 une poursuite des déficits du budget et du trésor pour cette année encore et même au-delà si les cours du pétrole persistaient à leurs niveaux actuels. Des indicateurs qui plaident pour une refonte de la politique budgétaire dans le cadre d’une réforme globale avec finalité d’assainir les finances publiques, asseoir les éléments d’une meilleure maîtrise des instruments budgétaires, et garantir les conditions de la régulation de la conjoncture, au plan financier, notamment, en définitive, les grands équilibres. L’Algérie qui traverse des difficultés économiques accentuées par une faiblesse des disponibilités en ressources, est appelée, dans ce contexte, à activer la relance de l'activité économique sur fonds de rigueur dans la gestion de ses ressources et leur répartition tant il s’agit de réduire les déficits, contenir l'inflation et maintenir les engagements sociaux. En fait, c’est la prépondérance du revenu des hydrocarbures dans la composition de la structure des recettes de l’Etat et dans le portefeuille destiné au financement des dépenses, économiques et sociales, qui guide la conduite de la politique budgétaire du pays qui s’avère difficile à mener et à contrôler. Aussi, la vulnérabilité de notre économie qui émane justement de cette dépendance chronique et quasi-totale de la manne pétrolière fragilise à son tour les équilibres financiers du pays d’où l’impératif besoin de consolider notre politique budgétaire par des mesures appropriées et, dans le cadre d’une vision globale censée guider cette trajectoire. Des experts évoquent, dans ce sens, la nécessité de réformes dans l’objectif de restaurer la viabilité des finances publiques. Des réformes qui doivent être opérées à tous les niveaux des secteurs avec objectifs d’optimisation du niveau des recettes fiscales ordinaires, l’option pour un usage prudent et transparent des ressources en matière de répartitions, et enfin, de rationalisation des dépenses. Une démarche qui doit également prévoir une adaptation de la monétaire du pays, une intégration du secteur informel dans la sphère économique réelle. En fait, pour rétablir les équilibres, le processus de consolidation budgétaire s’avère irréversible tout comme la relance de la croissance économique revêt le caractère de l’urgence.
    D. Akila
 

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