samedi 18 janvier 2020 14:31:59

Relance économique : l’Agriculture, un atout maître

Taux de sucre dans les yaourts : bientôt un décret exécutif

PUBLIE LE : 15-01-2020 | 0:00
Ph. : Billel

Une relance économique ? C’est un «impératif», estime Mustapha Zebdi, président de l'Organisation algérienne de protection et d'orientation du consommateur et son environnement. Mais afin d’éviter un scénario colosse aux pieds d’argile, un triptyque est nécessaire : «encouragement et promotion de la production nationale avec toutes ses filières, transparence des transactions commerciales et protection des petits industriels et agriculteurs». S’exprimant dans une conférence co-organisée, hier à Alger, avec l'Association des commerçants et artisans algériens, M. Zebdi souligne que le développement agricole constitue, pour l’immédiat, le fer de lance et la voie la plus rapide de cette relance. Et préconise le renforcement des démarches intersectorielles, sans lequel l’émergence d’une réelle production nationale équivaudra à une quadrature du cercle. S’ajoute, selon le premier responsable de l’APOCE, la nécessité d’accorder des avantages et des facilitations aux producteurs de petite taille au risque d’en faire des «laissés-pour-compte», relevant l’impossibilité de concurrencer avec les «Mastodontes» qui détiennent le monopole dans bien de domaines. A ce sujet, il appelle à revoir les mécanismes de fonctionnement du Conseil national de la concurrence lui permettant de s’autosaisir. Dans le cas contraire, il «demeurera un mécanisme inefficace». Dans la même optique, le conférencier a appelé à l’organisation de Salons de wilayas et des concours en faveur de cette catégorie, dont une partie était contrainte à mettre la clé sous le paillasson, appelant les médias publics à lui accorder des «publicités gratuites» pour la promotion de ses produits. Pour lui, la promotion de la production nationale passe également par la généralisation, au niveau des laboratoires, des analyses réduites de nos jours à celles qui sont obligatoires car constatables de visu.

Taux de sucre dans les yaourts :  bientôt un décret exécutif

«Dans ce domaine, nous sommes très en retard», commente M. Zebdi, expliquant que cette généralisation facilitera le contrôle et l’export. L’autre condition qui s’impose aux yeux du conférencier consiste à «ne pas se focaliser sur les industries lourdes», relevant les prouesses de la Malaisie, la Chine réussies grâce au développement des PME/PMI. Commentant la Loi de finances 2020, le président de l’APOCE reconnait une certaine précipitation dans l’élaboration des textes, sachant que nombre des dispositions dudit texte ne sont qu’un retour à l’ancien système. Sur sa lancée, il prévient contre des hausses des prix notamment des produits électroménagers dans les tous prochains mois. Dans un autre contexte, M Zebdi annonce que le ministère prépare un décret exécutif fixant le taux de sucre pour les producteurs de yaourt. «On espère que ce genre de règlement technique concerne tous les produits et leur application se fera rapidement pour mieux protéger le consommateur», explique M. Zebdi. Pour sa part, M. Tahar Boulenouar, président de l’ANCA a relevé une série de propositions adressées au ministre du Commerce. Il est question de revoir la répartition des zones industrielles en favorisant leur organisation par filières, ainsi que les lois régissant l’investissement, et la vente en soldes en favorisant des réductions pour les produits locaux, ainsi que d’encourager les industries de transformation et les exportateurs à se convertir à la production.
Fouad Irnatene
 

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