samedi 18 janvier 2020 14:24:12

Fouilleurs de poubelles dans la capitale : de la brocante au recyclage

Que cherchent en fait ces fouilleurs de poubelles ?

PUBLIE LE : 15-01-2020 | 0:00
D.R

Non, théoriquement, ce ne sont pas des maraudeurs, mais ne dit-on pas plutôt «fouilleurs de poubelles», locution qui semble plus appropriée ? Dans le centre de la capitale et même en banlieue, on en rencontre ou on en observe, malheureusement, de plus en plus, versés désormais dans une pratique devenue quasi quotidienne.

D’abord, en tant que riverains du même quartier, d’aucuns parmi nous -pas très nombreux bien évidemment- ont préféré s’en tenir à cette attitude «prudente» qui consiste à savoir exactement ce que signifie préalablement l’expression «fouilleur de poubelles». Après consultation de quelques dictionnaires dont le Larousse et le Robert, que lit-on ? : Fouilleur de poubelles : personne qui récupère sa nourriture dans les poubelles. A priori, cela correspond quelque peu à ce qu’on avait l’habitude de voir durant quelques bonnes années, chaque fois qu’on sortait de l’immeuble pour se rendre aux bacs à ordures afin d’y déposer les déchets ménagers. Durant quelques années, en effet, cela s’est généralement fait chaque jour sans encombre, et ce juste avant le passage du (des) camion(s) à bennes d’ordures de l’entreprise Netcom.  Juste avant le passage du (des) camion(s) à bennes d’ordures de l’entreprise Netcom, disions-nous. Désormais ce n’est plus le cas pour la simple raison que, quelque soit l’heure de la journée, ils sont là plus que jamais présents, matin, midi et soir, en dépit de tous les aléas climatiques.

Que cherchent en fait ces fouilleurs de poubelles ?

Question à brûle-pourpoint : que cherchent en fait ces fouilleurs de poubelles qui, sans façon, passent indifféremment d’un bac à un autre pour tenter de récupérer tout ce qui peut paraitre utile à leur entendement ?
 Eh bien, figurez-vous qu’il n’y a pas que des restes d’alimentation jetés par les riverains, soient-ils simples habitants ou, dans certains quartiers, épiciers, marchands de légumes et de fruits, etc. Nos fouilleurs de poubelles ont plutôt tendance, aujourd’hui, à privilégier toutes sortes d’objets -articles électroménagers et informatiques entre autres- que nous autres riverains considérons, dans la plupart des cas, comme inutilisables ou que l’on considère comme tels, alors qu’il nous arrive, quelquefois, de les retrouver quelques jours après exposés à terre pour être revendus, notamment aux alentours des principaux marchés de la capitale.
Eh oui, il arrive quelquefois, aux fouilleurs de poubelle, de faire une bonne récolte : des pièces électroniques servant pour ordinateur, des transistors, des CD Rom et des cassettes, etc. Ils peuvent en effet y ramasser des outils électroménagers encore fonctionnels, jetés sûrement -ou par mégarde- par quelques consommateurs férus de tout ce qui est nouveau. Il en est même qui semblent s’être spécialisés dans les objets en plastique : bouteilles, emballages de produits détergents, etc. Et d’autres, dans tout ce qui est métallique : canettes entre autres. Destination finale : les usines de recyclage…
En fait, c’est nous autres citoyens -comme aurait dit l’auteur du roman «Un certain Monsieur Blot», à savoir Pierre Daninos- c’est donc nous autres citoyens de la moyenne statistique -qui sommes les gaspilleurs. Quand aux fouilleurs de poubelles, que nous regardons souvent avec condescendance, quelquefois avec compassion, laissez-nous dire qu’ils sont, en revanche, bien plus écolos qu’on ne l’imagine. Et qu’à ce titre, ils nous rendent plutôt service et, à travers le microcosme sociétal que nous sommes, se rendent utiles à la société de façon générale et ce, de la façon la plus écologique qui soit.
Kamel Bouslama


 

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