Nouvelles de Mascara, Saliha Ould Kablia : Un film en tournage sur l’héroïne

Surexploitation des puits : Menace sur la nappe phréatique
PUBLIE LE : 13-01-2020 | 23:00

Page animée par A. Ghomchi

 

Le premier tour de manivelle du film Saliha, réalisé par Mohalmed Sahraoui, a été donné il y a plusieurs mois à Mascara. Ce projet de film est un regard sur la réalité de la lutte héroïque du peuple algérien durant la Révolution contre l’occupant français et retrace le parcours d’une combattante : Saliha Ould Kablia, la martyre de Béni Chougrane, a indiqué la directrice de production que nous avons rencontrée sur les lieux du tournage à Tighennif et dans plusieurs localités rurales de la région comme Mnaouer, Zaaguine, Ferraguig El-Ghomri, et ce après un long repérage. 

Le long métrage met en exergue les valeurs essentielles du devoir de se sacrifier pour que vive l’Algérie. Le tournage du film devait se poursuivre à Mascara, et l’on ignore pour le moment quand il sera achevé pour sa projection. Des moyens techniques sont déployés par une équipe technique très motivée composé de 38 personnes et l’on a vu l’utilisation de drones pour filmer certaines scènes dans un décor de guérilla urbaine, où la fameuse traction Citroën noire est utilisée pour le besoins de ce film.
Saliha Ould Kablia était déterminée à poursuivre des études supérieures avant de s’imposer une ligne de conduite exigeante pour elle-même, d’abord, et pour les autres, ensuite.
Elle parvenait, sans difficulté, à émettre des jugements lucides et appropriés dans les moments critiques.
La Mascaréenne, issue du quartier populaire de Bab Ali, a un parcours aussi riche que bref, comme raconté par les témoins rendant hommage au combat d’une femme, et, à travers elle, au combat de toutes les femmes d’Algérie. Son rôle est campé par une comédienne en haïk et a’djar. Elle se dit honorée d’incarner le rôle de Saliha qui était étudiante à l’université d’Alger dans les années 1954-55. Elle milita au sein de l’Association des étudiants musulmans. Choisie pour ses capacités et sa détermination, elle participera à des réseaux clandestins de transport des bombes. À la suite de la grève des étudiants en 1956 à laquelle appela le FLN, elle décida de rentrer à Mascara pour regagner le maquis au début du mois de janvier 1957.  La fiche de renseignements établie par les services français de renseignements la présente comme suit : «Attitude politique : militante active du FLN. Fait l’objet d’une note de recherches du SRPG d’Alger» pour appartenance à un réseau de soutien au FLN. La fiche poursuit qu’elle appartient à une famille qui compte trois frères membres de l’ALN. «Observations : A rejoint les maquis de l’ALN dans la région de Mascara, vraisemblablement début janvier 1957. De plus, elle y mène une action politique dangereuse pour l’ordre public en raison de la forte influence qu’elle exerce sur une population qui lui est proche par les liens tribaux.» Sa personnalité, forgée dès son jeune âge par une éducation religieuse et morale rigoureuse, confortée par une ambition à poursuivre des études supérieures, la destinait à s’imposer, y compris dans ses rapports avec ses camarades.
Un mois avant sa mort, elle éprouva comme un sentiment prémonitoire, et déguisée en campagnarde en détresse, elle rendit une brève visite à sa famille. Sa mère lui dit : «On raconte que de nombreuses filles du maquis ont été conduites au Maroc pour être incorporées dans l’organisation politique du FLN.» Elle répondit : «Mère, je ne suis pas allée au maquis pour me rendre au Maroc.»
Quelque temps plus tard, le chef du secteur militaire de Mascara convoqua le père Ould Kablia pour lui dire : «Je suis au regret de vous annoncer la mort de votre fille Zoubida dite Saliha. Elle a été surprise avec son groupe, les armes à la main. Elle a refusé de se rendre et elle a tiré sur nos hommes. Ils l’ont abattue.» Sa fiche de suivi du SDRG de Mascara porte la mention suivante : «N. B/ Dossier à clore. L’intéressée abattue en uniforme et les armes à la main dans la nuit du 19 au 20 septembre 1958 à Mascara.»
La comédienne Souha nous dit qu’elle avait les larmes aux yeux en jouant la scène de la mort de cette martyre.

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Surexploitation des puits
Menace sur la nappe phréatique

Dès 2001, les experts alertaient sur le niveau critique de la nappe phréatique, un phénomène mondiale, suite au pompage des eaux à travers des sondes et l’utilisation de puissantes pompes en puisant l’eau dans les aquifères plus rapidement, alors qu’elle n’est pas remplacée par les pluies.  La wilaya a décidé de délivrer 625 arrêtés de curage de puits aux fellahs, dont 273 ont déjà été délivrés, le reste étant au stade d’étude. Le wali aspire à redynamiser l’agriculture, malgré l’état de la nappe phréatique.
Il n’y a pas si longtemps, la wilaya était le premier producteur de pomme de terre et d’oignon sur le territoire national. Les structures spécialisées doivent sensibiliser les fellahs pour éviter le gaspillage d’eau. Les fellahs doivent s’adapter aux nouvelles technologies, comme l’aspersion et le goutte-à-goutte, afin de remplacer les anciens procédés qui demandent une abondance des eaux. L’attribution de 203 arrêtés de curage aux fellahs, une opération qui a débuté au mois d’octobre 2019 pour 70 puits, a atteint, à ce jour, l’attribution de 273 arrêtés de curage, et devra atteindre 625. Dans ce contexte, le wali déclare que 92 autres arrêtés sont au stade de la signature et seront attribués prochainement. La nappe phréatique est à son bas niveau, surtout qu’il y a un manque de pluviosité. La daïra de Tighennif, qui vient de perdre deux puits important (asséchés), est alimentée un jour sur sept et continue d’alimenter les localités de Khalouia avec 1.300m3/jour et El-Bordj 4.000m3/jour. On apprend au niveau de l’ADE que deux nouveaux puits sont en cours de réalisation pour l’alimentation de la daïra et ses environs. Au problème de la pénurie, s’ajoute le gaspillage de l’eau potable. Le wali a ordonné au DRE de mobiliser l’entreprise chargée de réaliser le réseau devant alimenter la ville de Khalouia à partir du MAO.
Khalouia sera raccordée au réseau au cours de la semaine prochaine. Ce projet devait en principe alimenter les villes d’Aïn Farès, El-Bordj Khalouia et Tighennif. Aucun problème ne devrait se poser, puisqu’une conduite existe déjà.  El-Bordj et Khalouia étaient alimentées à partir de Tighennif.
La nappe, selon les hydrauliciens, est l’eau contenue dans les nappes aquifères là où le sol est saturé en eau qui trouve sa place dans les espaces entre les grains et dans les fissures. Les fellahs ne savent pas qu’est-ce qu’une nappe aquifère. C’est une couche de sous-sol capable de contenir de l’eau et surtout de la laisser circuler, contrairement a l’argile qui peut contenir peut-être de l’eau puisque mouillé et poreux, mais il ne la laisse pas circuler. La nappe phréatique est très proche de la surface de la terre. En dehors de la baisse générale du niveau piézométrique, disait Samir, un hydraulicien, les captages par forage et par drainage ont une influence sur la forme de la surface piézométrique. Le curage est une opération consistant à extraire et à exporter des sédiments qui sont accumulés par décantation sous l’eau, mais nécessite des précautions particulière.

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Lutte contre les stupéfiants
Bilan du mois de décembre 2019

La police de Mascara traite 14 affaires et arrête 19 individus. Dans le cadre de la lutte continue contre la consommation et le trafic des stupéfiants et des psychotropes, la brigade de lutte contre les stupéfiants relevant du service de la police judiciaire de la sûreté de wilaya de Mascara a réussi, durant le mois de décembre 2019, à mettre hors d’état de nuire, 19 individus.
Ces personnes sont impliquées dans 14 affaires relatives à la consommation et au trafic de drogues, et leur arrestation a permis la saisie de 1.052 comprimés psychotropes, ainsi qu’une quantité de 31 grammes de kif traité. Parmi les suspects, 15 ont été placés en détention, à l’issue de leur présentation devant la justice, alors que les autres ont bénéficié de libération. On constate ainsi une baisse de 19 cas dans le nombre d’affaires traitées, contre une baisse de 29 cas dans le nombre de personnes impliquées, comparé au mois de novembre, et une hausse dans la quantité de substances toxiques saisies. Pour ce qui est de l’âge des personnes impliquées, il va de 18 à 55 ans. En effet, le service a recensé 7 cas âgés entre 19 et 25 ans, et 9 autres cas entre 26 et 35 ans. On compte aussi 2 personnes impliquées âgée entre 36 et 45 ans et 1 cas de plus de 46 ans.

La sûreté de wilaya organise une journée d’étude régionale sur l’identification des conditions et des modalités de l’examen médical des personnes placées en garde à vue

Dans le cadre du programme de formation continue établi par la Direction générale de la Sûreté nationale au profit des forces de police visant à enrichir les connaissances professionnelles permettant d’élever le niveau du rendement professionnel et de garantir une protection des droits et des libertés, dans le cadre des lois de la République, les services de la sûreté de Mascara ont organisé, en milieu de semaine, une journée d’étude régionale, abritée par l’École de police, au profit des cadres des services de la sûreté de wilaya, ainsi que des cadres des sûretés de wilaya de la région Ouest, des cadres de l’Inspection régionale de la police de l’Ouest, et des représentants des partenaires sécuritaires. La journée d’étude s’est axée sur les conditions et modalités de l’examen médical des personnes placées en garde à vue.
La journée d’étude avait pour but d’expliquer l’instruction interministérielle n°05 du 28/10/2019, portant les conditions et modalités de l’examen médical des gardés à vue, à travers des interventions du procureur de la République près le tribunal de Mascara, un médecin spécialiste relevant de l’établissement hospitalier Meslem-Tayeb, ainsi que du chef de service de wilaya de la police judiciaire à la sûreté de wilaya.
 L’assistance a interagi avec les intervenants, en posant diverses questions pour lever la confusion et les obstacles afin de leur permettre d’accomplir leur devoir professionnel dans le cadre de la loi et la préservation des droits des suspects lorsqu’ils se trouvent aux services de sécurité.

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L’ADE innove
Factures par SMS

L’Algérienne des eaux a lancé l’opération d’envoi des notifications des factures d’eau par SMS. Grâce à ce service, le client reçoit un SMS lui indiquant le montant de sa facture. Pour en bénéficier, il suffit au client de se présenter au niveau des agences commerciales afin de fournir et d’enregistrer son numéro de mobile.
L’Algérienne des eaux invite ses clients à profiter de ce service gratuit qui les tiendra également informés des nouvelles de l’unité de Mascara. À travers ce nouveau service, l’Algérienne des eaux confirme son engagement à renforcer sa stratégie de proximité avec ses clients afin de répondre au mieux à leurs attentes.

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Evacuation des eaux pluviales
Fossés et cunettes ensevelis

Pour faciliter la mise en œuvre de pente pour dégager les eaux pluviales qui stagnent en bordure des RN et CW, ont été aménagés des fossés et des cunettes en béton. Ces ouvrages ont été réalisés autrefois par les maisons cantonnières avec le peu de moyen qu’il y avait à leur disposition, les fossés étaient nettoyés par une main-d’œuvre qui avait à sa disposition de simples pelles et pioches, et toutes les routes avaient des fossés bien nettoyés.
Quelque  temps après, il y a eu l’aménagement de cunettes en béton qui furent par la suite ensevelies par les terres emportées par les eaux pluviales, au point que ces cunettes ont complètement disparu de la vue. Aujourd’hui, aux premières gouttes de pluie, les routes sont envahies par les eaux pluviales qui ne trouvent pas d’issues pour circuler, alors de la DTP de nos jours dispose de tous les moyens, mais n’arrive pas à nettoyer des fossés, en particulier au niveau de certains endroits jugés des points noirs. Les fosses en milieu rural comme en milieu urbain à certains endroits ont en principe une fonction indispensable de conduire les eaux des endroits où elles sont indésirables, en particulier les fossés le long des routes nationales.
Cependant, des aménagements particuliers doivent avoir lieu pour limiter les inconvénients et les désagréments que peuvent causer ces eaux aux automobilistes.
 


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